RésistanceS 30-07-2008

Nouvelle enquête de RésistanceS.be


L'antiterrorisme, version extrême droite


De nos jours, le terrorisme est un excellent produit de marketing politique. Rien d'étonnant de voir alors l'extrême droite s'investir dans le domaine. Mais les interventions de nostalgiques de l'Ordre nouveau relèvent toujours de la propagande, de la contre information et de l'amateurisme. Enquête sur une galaxie antiterroriste borgne, qui n'observe qu'un seul terrorisme, en oubliant celui d'extrême droite. Rien d’étonnant à cela, voici pourquoi.



Après l'arrestation, le 5 juin dernier, des deux anciens membres les plus connus des Cellules communistes combattantes (aujourd'hui libérés), l'extrême droite s'est lancée dans une croisade contre le terrorisme communiste. En oubliant que la droite nationaliste et identitaire produit elle aussi du terrorisme... Document : JDM.


L'extrême droite a toujours été la première « victime » du virus de la «peur du rouge». Cette maladie politique est née dans l'entre-deux-guerres au sein de la droite conservatrice, mais a aussi atteint les partis sociaux-démocrates (1). Elle a favorisé le passage de milliers de militants de la droite traditionnelle dans les rangs de la collaboration durant l'occupation nazie de l'Europe. Après la guerre, beaucoup de ces combattants de l'Occident chrétien contre le Bolchévisme (ainsi que la «haute-finance internationale», le «pouvoir judéo-maçonnique», l'«Internationale juive»,...) seront réhabilités pour combattre à nouveau, durant la Guerre froide (1945-1989). Depuis plusieurs années, l'anti-communisme, associé à l'anti-islamisme, est à nouveau à l'ordre du jour des partis, organisations et groupuscules de la droite nationaliste, modérée ou radicale.

Sur Internet se trouvent divers sites étrangers s'intéressant aux activités de l'extrême gauche, mais également à celles des antifascistes. Dans une même logique primitive basée sur les amalgames et autres informations erronées servant à la propagande des nostalgiques de l'Ordre nouveau, ces sites mettent dans le même sac leurs multiples adversaires, sans distinction. Pour certains activistes d'extrême droite, Louis Michel, l'ex-président du parti libéral belge francophone, est aussi gauchiste que le Parti du Travail de Belgique, la formation incarnant le mieux la gauche anticapitaliste dans notre pays ! A l'extrême droite, les raccourcis ont toujours été très courts.


Plagiat et «copier/coller»
Dans l'objectif d'informer quant aux dangers du terrorisme d'extrême gauche et islamiste, un blog d'origine belge est apparu à la fin du mois de juin dernier, sur Internet. Il est réalisé par un dénommé «Observatoire Européen des Terrorismes et des Subversions» (ci-après aussi OETS), totalement inconnu jusqu'alors. Ce blog se propose d'analyser et d'informer ses visiteurs «sur les mouvements terroristes et les organisations subversives». Depuis, diverses notices ont été éditées sur des groupes et organisations belges (CCC et Front révolutionnaire d'action prolétarienne) et étrangers (la RAF allemande, l'organisation française Action directe, le PCPM italien, le DHKP-C turc, l'OMPI iranienne...) appartenant à l'extrême gauche terroriste ou au courant communiste combattant, mais également à des mouvements légaux (le Secours rouge, le Bloc marxiste-léniniste...). Les données de ce blog proviennent en partie des notices publiées sur les mêmes organisations par l'encyclopédie en ligne Wikipedia. Non seulement l'amateurisme de l'OETS est évident, mais en plus il utilise la technique simpliste du «copier/coller», une technique qui s’apparente à du plagiat..

La création de cet «observatoire» et de son blog survient après l'arrestation surmédiatisée, le 5 juin dernier, de Pierre Carette, de Bertrand Sassoye, les deux ex-membres des Cellules communistes combattantes (CCC) les plus connus, et de quatre autres militants du Secours rouges, une organisation d'extrême gauche de «défense des prisonniers politiques». Ils ont été depuis lors tous libéréspar la justice. Leur arrestation permettra néanmoins à deux groupuscules d'extrême droite, le mouvement Nation et l'association Belgique & Chrétienté, de se lancer dans une campagne (exclusivement sur Internet) contre le «terrorisme communiste». Notamment en récupérant, sans l'autorisation de leur famille, la mort des deux pompiers belges tués en 1985 dans un attentat commis par les CCC.

Etonnamment, pour ces deux groupuscules néofascistes et l'OETS, qui annonce pourtant vouloir s'attaquer à l'ensemble du phénomène terroriste, il n'existerait que deux formes de terrorisme : celui d'extrême gauche et celui des islamistes. Les organisations d'extrême droite, nationalistes et néonazies passées à la lutte armée - notamment en posant des bombes - ne les préoccupent aucunement. Un choix qui semble être délibéré. Il faut savoir que plusieurs dirigeants de l'extrême droite belge proviennent de mouvements nationalistes qui entretenaient jadis des liens avec des groupes étrangers responsables d'attentats, comme par exemple l'OAS française ou le réseau international skin-nazi Blood and Honour... Au niveau de la violence, l'extrême droite n'a pas de leçon à donner.

Les «Années de plomb» en Italie :
l'extrême droite terroriste

Selon le ministère de l’Intérieur italien, la responsabilité des actions terroristes perpétrées entre 1969 et 1980, le furent par :
• l’extrême droite dans 67,55 % des cas
• l’extrême gauche dans 26,5 % des cas
• par d’autres tendances (ou pour d'autres motifs que politiques) dans 5,95 % des cas.

Source : «Le Monde diplomatique», août 1998.




Home page du blog d'une nouvelle structure de l'extrême droite belge profitant d'un sujet à la mode : le terrorisme.


Amataurisme et illégalité
La réalisation du blog de l'Observatoire européen des terrorismes et des subversions relève de l'amateurisme le plus complet, tel le blog d'un jeune lycéen réalisé à partir de sa chambre. Aucune référence légale ne figure sur ses pages en ligne : ni adresse postale, ni e-mail de contact et encore moins le nom d'un responsable ou d'un membre de cet observatoire. Sans aucun lien hypertexte vers d'autres organismes de référence, l'OETS ne peut en rien faire concurrence aux instituts spécialisés sur le même sujet, comme par exemple l'European Strategic Intelligence & Security Center (Esisc, Centre européen de recherche, d’analyse et de conseils en matière stratégique), du Belge Claude Moniquet (2). Le blog de cet «Observatoire européen» est abrité par «Hautetfort» un service de blogging hébergé par la société Blogspirit, dont le siège social est à Malakoff (dans la région parisienne).

Le responsable de l'Observatoire européen des terrorismes et des subversions et de son blog semble être un dénommé Alain Escada. Bien connu des lecteurs du site RésistanceS, il est le président de l'asbl Belgique & Chrétienté, une association d'extrême droite intégriste. Le 29 juin dernier, sur le site de l'agence d'information d'extrême droite Novopress, un communiqué signé par Alain Escada était diffusé au nom de l'observatoire en question. Annonçant son intérêt pour le terrorisme d'extrême gauche et islamiste, il y affirmait :

«nous sollicitons ces jours-ci la participation de différentes personnalités issues du monde académique, diplomatique et militaire au conseil scientifique de ce nouvel Observatoire Européen des Terrorismes et des Subversions et espérons qu’ils accepteront de contribuer à ses travaux. Les travaux de cet Observatoire Européen des Terrorismes et des Subversions seront régulièrement communiqués à différents parlementaires européens soucieux de cette problématique, ainsi qu’à des organisations politiques des différents pays membres de l’Union Européenne et aux rédactions des média européens».

Une galaxie bien particulière
Depuis la publication de ce communiqué sur Novopress, également connue pour la diffusion de communiqués favorables au négationnisme (3), l'Observatoire d'Alain Escada semble faire du sur-place. Sans aucune trace, entre autres, d'un début de création d'un dit «conseil scientifique» composé notamment de militaires. L'apparition de cet organisme est donc essentiellement de l'ordre de la gesticulation groupusculaire, dans le but de faire croire à ses quelques sympathisants à l'émergence d'une véritable structuration de l'extrême droite francophone autour du même Escada. En avril dernier, ce dernier avait déjà annoncé la création d'un «Mouvement de Jeunesse de Belgique et Chrétienté» qui devait s'adresser «aux jeunes filles et garçons de 16 à 29 ans désireux de développer leur idéal catholique et identitaire dans une ambiance de saine camaraderie» (4). Dans les années 1990, Alain Escada, fort proche des nationalistes, de préférence jeunes, avait déjà fondé les Groupes de jeunes polémistes nationalistes (GJPN). Ces GJPN promettaient de déstabiliser le monde politique traditionnel, rien de moins ! En 2005, ce leader sans réelles troupes avait alors proposé la création d'une Alliance pour la souveraineté nationale (ASN). Les GJPN et l'ASN sont restés à leur état végétal. Comme le furent beaucoup d'autres initiatives folkloriques d'Alain Escada et comme le sera aussi son observatoire antiterroriste...

La vraie raison de sa mise en place réside sans doute dans l'objectif d’entretenir les contacts d'Alain Escada au sein du Parlement européen. Son association, Belgique & Chrétienté, se présente en effet comme un «lobby accrédité» de l'assemblée politique européenne, sans pour autant qu'aucune trace formelle de ce statut privilégié ait été pour l'instant été trouvée auprès des autorités compétentes dans ce domaine. Le contact d'Escada au sein du Parlement européen est un député italien, membre de la Ligue du Nord, le parti d'extrême droite xénophobe indépendantiste lombard (région du nord de l'Italie).

Pour l'heure, les seuls à s'être référés à l'observatoire conduit par Escada sont le site Novopress (déjà cité) et celui du mouvement Nation d'Hervé Van Laethem. Rien d'étonnant à cela : sur le marché des sites d'extrême droite du même style, il y a le site «antifaahahah», agissant dans la mouvance «anti-antifa», connue pour ses «listes noires», le fichage des antifascistes et parfois même des actions violentes contre eux (au sujet de «anti-antifa» : voir plus bas notre encadré). Ouvert en juin 2007, l'adresse «.be» de cet espace virtuel belge «anti-antifa» a été ouverte par Hervé Van Laethem en personne, et l'adresse e-mail de contact est celle d'une des dirigeantes-fondatrices de Nation (5). Le propriétaire de l'adresse «antifaahahah» est, comme par hasard, un des principaux «compagnons de route» d'Alain Escada. Comme pour le blog de ce dernier, aucun site d'extrême droite belge ne fait référence au site «antifaahahah», à l'exception de ceux du mouvement Nation et de Patrick Cocriamont, le député fédéral et président ff du Front national de Daniel Féret.

 


Seuls les sites du mouvement Nation et de l'agence pro-négationniste Novopress font la promotion du blog de l'Observatoire des terrorismes et des subversions du Belge Alain Escada, comme le montre notre document reprenant une page de Novopress, ci-dessus. Il prouve également les liens de cet observatoire avec le groupe identitaire intégriste Belgique & Chrétienté, présidé par le même Escada.


Contre-information et violences
La démarche du site sous la responsabilité de Van Laethem et du blog de l'observatoire d'Escada sont les équivalents de ce que faisait, il y a quelques années encore, l'organisation Kosmos, véritable service de renseignements et d'espionnage du Vlaams Blok/Belang. Kosmos dut fermer ses portes afin d'éviter d'être poursuivi par la justice (6).

A l'étranger, des sites «anti-antifa» (dont l'objectif est l'établissement de listes noires de militants et de journalistes antifascistes), de la même veine que celui ouvert par Hervé Van Laethem existent (voir ci-dessous notre encadré). Certains sont directement liés à des organisations néonazies, comme Blood and Honour, responsables d'actions violentes, voire terroristes, contre des militants antifascistes et des publications d'information sur l'extrême droite... L'antiterrorisme d'extrême droite doit donc être considéré comme un leurre.

Simon HARYS

 

Notes :
(1) Lire à ce sujet le livre «La peur du rouge», coordonné par les professeurs Pascal Delwit (sciences politiques) et José Gotovitch (histoire) et publié en 1996 aux éditions de l'Université de Bruxelles-Institut de Sociologie (ULB), Bruxelles, 230 p.
(2) Dans une de ses fiches d'information («L'APAPC, ancêtre du Secours Rouge», diffusée le 27 juin 2008), le dénommé Observatoire européen des terrorismes et des subversions s'attaque à Claude Moniquet, l'un des meilleurs spécialistes internationaux du terrorisme et directeur de l'Esisc. Il y est notamment dénoncé pour avoir publié en septembre 1998, dans l'hebdomadaire «Télémoustique», «un article de quatre pages permettant à l'APAPC de plaider pour la libération des détenus des CCC». L'APAPC sont les initiales de l'Association des parents et amis des prisonniers politiques, fondée pour soutenir les membres des Cellules communistes combattantes arrêtés en décembre 1985. Provenant de l'extrême gauche révolutionnaire des années 1970, Claude Moniquet semble être un éternel suspect pour les officines de propagande de l'extrême droite, même si cette personnalité a viré sa cuti, il y a bien longtemps d'ailleurs. En effet, depuis le début des années 1980, Claude Moniquet a rompu totalement avec la gauche radicale. Il codirige aujourd'hui, en plus de ses activités à l'Esisc, l'Institut Atlantis, dont l'orientation politique est clairement marquée à droite.
(3) Négationnisme : théorie idéologique quasi religieuse visant à la négation du génocide des Juifs européens et des autres crimes commis par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale.
(4) «Rejoins-nous : Belgique et Chrétienté lance son mouvement de jeunesse !», annonce publiée sur le blog de Belgique et Chrétienté le 22 avril 2008.
(5) Source : site DNS consulté le 22 juillet 2008

(6) Sur Kosmos, il faut lire le dossier de RésistanceS (papier) «Les agents Kosmos(polites)», n° 3, avril-mai 1998, de la page 14 à la page 20.


Fichage et théories du complot


Home page du site «anti-antifa» belge, captée le 22 juillet dernier. Lié au mouvement Nation, celui-ci se charge de cibler les opposants à l'extrême droite les plus performants.

Pourquoi avoir mis sur pied un tel observatoire sur le terrorisme et la subversion ? Officiellement, pour réaliser un travail d'information sur ces phénomènes sociétaux. Un but moins avoué est de faire de la contre-information à l'égard de la gauche radicale dans son ensemble. Force est de constater que les mouvements de cette gauche anticapitaliste sont les adversaires les plus redoutables de la droite nationaliste. Par le biais d’un amalgame grossier, l'ensemble des forces progressistes est ciblé par une telle démarche. Il faut aussi savoir que la gauche rebelle représente un pôle de radicalité concurrent pour la droite dite radicale. Effectivement, de plus en plus de jeunes sont attirés par les discours radicaux. L'extrême gauche jouit aujourd'hui d'un certain succès auprès d'une jeunesse pour qui la société de consommation n'est pas nécessairement un modèle à suivre. La droite nationaliste s'inquiète donc de plus en plus de cette love story entre la jeunesse en révolte et la gauche révolutionnaire. C'est pour cette raison qu'elle développe une énergie folle pour contrer ce flux positif dont bénéficient ses adversaires directs.

Dès lors, il est permis de penser que le but d'un tel observatoire sur les terrorismes est le fichage, par le biais d'un sujet à la mode dans notre société, des opposants les plus efficaces contre les partis et mouvements d'extrême droite. Le recours au fichage des «ennemis de la Nation» est une vieille habitude dans les rangs des nervis de l'Ordre nouveau. En 1996, RésistanceS, dans son édition magazine papier, consacrait un dossier complet à ce sujet (*). Il démontrait l'existence, au sein du Vlaams Blok/Belang, de Kosmos. Ce «Cercle pour la recherche sur la subversion socialiste et multiculturelle de notre société» (son nom en français) se structurait sous la forme d'un véritable service de renseignements. Au Front national de Daniel Féret, le Groupe-Discipline-Sécurité (GDS) s'occupait à la même époque de cette basse besogne. Un «Service de documentation» (sic) faisait de même pour le compte du Front nouveau de Belgique (FNB). Il récoltait, selon sa terminologie, des informations « concernant les groupes d'extrême gauche ou gauchisants, marxistes ou anarchistes, prétendus antifascistes, syndicalistes, etc. ». Cette mission particulière du FNB était assurée par d'anciens activistes de l'Assaut, un groupe néonazi francophone lié à Kosmos et dont le dirigeant cofondera en 1999 le mouvement Nation. Des conférences furent organisées, une brochure éditée et des articles publiés par ce Service de documentation du FNB dans «Polémique-info», une feuille de chou d'extrême droite fondée par Alain Escada, l'actuel chargé de mission de l'Observatoire des terrorismes et des subversions. Le monde (nationaliste) est petit !

L'existence de ce nouvel observatoire confirme également que la mouvance des extrémistes identitaires est peuplée de fantasmes protéiformes, alimentés par la lecture d'ouvrages ayant pour thème récurrent le complot contre l'«Europe blanche». Ces «théories conspirationnistes» étaient l’une des spécialités du propagandiste antisémite Henry Coston, l'une des références politiques de «Polémique-info» et du mouvement Nation. Comme par hasard.

S.H

(*) Sur Kosmos, il faut lire le dossier de RésistanceS (papier) «Les agents Kosmos(polites)», n° 3, avril-mai 1998, de la page 14 à la page 20.



Ci-dessus, plusieurs extraits de sites «anti-antifa». Alain Escada, le chargé de mission de l'Observatoire des terrorismes et des subversions, est lié à Hervé Van Laethem, le président de l'asbl mouvement Nation.
Ce dernier est le propriétaire du site «anti-antifa» belge francophone (sur notre document, en haut à droite sur fond noir). La mouvance «anti-antifa» est née à l'étranger au sein d'organisations néonazies. Le concept «anti-antifa» est simple : ficher, terroriser, intimider et mettre hors d'état de nuire les opposants à l'extrême droite les plus radicaux. En Serbie, c'est l'organisation néonazie Blood & Honour qui se charge de l'«anti-antifa». Ailleurs en Europe, des antifascistes, des syndicalistes et des militants de gauche ont été assassinés par des terroristes néonazis. Stieg Larsson, l'auteur suédois du best-seller international «Millenium», se trouvait sur la liste noire de terroristes néonazis de son pays. Son crime ? Stieg Larsson était le responsable de la revue antifasciste suédoise Expo... Il est dès lors fort inquiétant que le principe «anti-antifa» soit également représenté en Belgique. Le nom et le logo identiques entre le site «anti-antifa» belge et ceux de ses homologues étrangers ne seraient-ils que leur seul point commun ?

Document : RésistanceS / Obed 2008.

© RésistanceS – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 30 juillet 2008.


 


Etrange observatoire belge sur les terrorismes : ses notices ne concernent que l'extrême gauche terroriste... Aucune trace du terrorisme d'extrême droite, qui existe pourtant bel et bien !

Lire aussi

NOUVEAU «Terrorisme identitaire» : toujours à l'ordre du jour (06/10/2008)


Terrorisme ? Plus d'informations
Malgré son nom, l'Observatoire européen des terrorismes et des subversions n'est pas un organisme sérieux. Il est politiquement orienté (à l'extrême droite) et ne possède aucune qualité professionnelle et scientifique pour pouvoir remplir ses missions de recherche. Son objet est purement idéologique.

Par contre, il existe des organismes qui par leur sérieux et la présence dans leur équipe de collaborateurs compétents peuvent apporter des réponses objectives et des analyses dignes de ce nom sur le phénomène du terrorisme.

Quelques exemples :

Département de recherche sur les menaces criminelles contemporaines, animé depuis 1997 par l'universitaire Xavier Rauffer. Même si ce dernier provient lui aussi de l'extrême droite, les travaux de ce «département» proposent des analyses très utiles

Action de l'ONU contre le terrorisme

European Strategic Intelligence & Security Center (Esisc). Ce centre européen de recherche, d’analyse et de conseils en matière stratégique est notamment dirigé par le Belge Claude Moniquet

• A lire aussi, l'Atlas du terrorisme
hors-série du Courrier international


L'antiterrorisme contre la démocratie ?

Avec l'arrestation surmédiatisée de Bertrand Sassoye (ex-CCC) et de plusieurs de ses «camarades politiques» (depuis lors tous libérés), le 5 juin dernier, le danger terroriste était une énième fois brandi en Belgique. Pour des prunes ? A la lecture du dossier judiciaire : oui. L'antiterrorisme serait-il donc plus dangereux que le terrorisme lui-même ? Plusieurs voix s'élèvent contre la loi antiterroriste considérée comme liberticide par de plus en plus de démocrates.

Le jeudi 5 juin dernier, le terrorisme d'extrême gauche refit surface en Belgique de manière spectaculaire. Après le spectre des attentats aveugles – mais jamais commis - des islamistes adeptes de Ben Laden, revoilà un autre spectre : celui de la menace communiste.

Désormais au cœur de la polémique suscitée par l'affaire dite des «néo-CCC» : la loi antiterroriste imposée par les autorités européennes et votée sous l'égide de l'ancienne ministre de la Justice Laurette Onkelinx (PS). L'effet escompté par les adeptes de l'Etat fort semble maintenant se retourner contre eux. Tel un boomerang qui leur reviendrait en pleine figure.

Pour mieux comprendre les dessous de cette affaire et l'obsession sécuritaire de certains, Le Journal du Mardi (un hebdomadaire progressiste indépendant) du mois de juillet répond aux questions clés de ce dossier :

• L'opération antiterroriste était-elle justifiée ?
• Le terrorisme d'extrême gauche existe-t-il ?
• L'extrême gauche en prison, l'extrême droite tolérée ?
• Les vraies cibles du 5 juin ?
• Tentative de manipulation de l'opinion publique ?
• Des médias aux ordres ?
• Le parquet fédéral : un Etat dans l'Etat ?
• Nos libertés menacées : que faire ?
• Le Journal du Mardi : un repaire terroriste ?

Un dossier exceptionnel réalisé par Manuel Abramowicz.

Vous pourrez vous procurer ce numéro pour seulement 2 euros, jusqu'au lundi 4 août prochain, dans les meilleures librairies du pays.



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L'extrême droite en Flandre ?

Vous souhaitez plus d'informations sur le Vlaams Belang et les organisations d'extrême droite flamandes, consultez alors nos articles en français sur notre site, mais également le blog de l'Antifascistische front (AFF), notre partenaire flamand et animé par le responsable de notre rédaction en Région flamande, Wim Haelsterman.



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Avec en communication : « 30-07-2008 »

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