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Nouvelle enquête
de RésistanceS.be
L'antiterrorisme, version extrême droite
De nos jours, le terrorisme est un excellent produit de marketing
politique. Rien d'étonnant de voir alors l'extrême droite
s'investir dans le domaine. Mais les interventions de nostalgiques
de l'Ordre nouveau relèvent toujours de la propagande, de la
contre information et de l'amateurisme. Enquête sur une galaxie
antiterroriste borgne, qui n'observe qu'un seul terrorisme, en oubliant
celui d'extrême droite. Rien d’étonnant à
cela, voici pourquoi.

Après l'arrestation, le 5 juin dernier,
des deux anciens membres les plus connus des Cellules communistes
combattantes (aujourd'hui libérés), l'extrême
droite s'est lancée dans une croisade contre le terrorisme
communiste. En oubliant que la droite nationaliste et identitaire
produit elle aussi du terrorisme... Document : JDM.
L'extrême droite a toujours été la première
« victime » du virus de la «peur du rouge».
Cette maladie politique est née dans l'entre-deux-guerres au
sein de la droite conservatrice, mais a aussi atteint les partis sociaux-démocrates
(1). Elle a favorisé le passage de milliers de militants de
la droite traditionnelle dans les rangs de la collaboration durant
l'occupation nazie de l'Europe. Après la guerre, beaucoup de
ces combattants de l'Occident chrétien contre le Bolchévisme
(ainsi que la «haute-finance internationale»,
le «pouvoir judéo-maçonnique»,
l'«Internationale juive»,...) seront réhabilités
pour combattre à nouveau, durant la Guerre froide (1945-1989).
Depuis plusieurs années, l'anti-communisme, associé
à l'anti-islamisme, est à nouveau à l'ordre du
jour des partis, organisations et groupuscules de la droite nationaliste,
modérée ou radicale.
Sur Internet se trouvent divers sites
étrangers s'intéressant aux activités de l'extrême
gauche, mais également à celles des antifascistes. Dans
une même logique primitive basée sur les amalgames et
autres informations erronées servant à la propagande
des nostalgiques de l'Ordre nouveau, ces sites mettent dans le même
sac leurs multiples adversaires, sans distinction. Pour certains activistes
d'extrême droite, Louis Michel, l'ex-président du parti
libéral belge francophone, est aussi gauchiste que le Parti
du Travail de Belgique, la formation incarnant le mieux la gauche
anticapitaliste dans notre pays ! A l'extrême droite, les raccourcis
ont toujours été très courts.
Plagiat et «copier/coller»
Dans l'objectif d'informer quant aux dangers du terrorisme d'extrême
gauche et islamiste, un blog d'origine belge est apparu à la
fin du mois de juin dernier, sur Internet. Il est réalisé
par un dénommé «Observatoire Européen des
Terrorismes et des Subversions» (ci-après aussi OETS),
totalement inconnu jusqu'alors. Ce blog se propose d'analyser et d'informer
ses visiteurs «sur les mouvements terroristes et les organisations
subversives». Depuis, diverses notices ont été
éditées sur des groupes et organisations belges (CCC
et Front révolutionnaire d'action prolétarienne) et
étrangers (la RAF allemande, l'organisation française
Action directe, le PCPM italien, le DHKP-C turc, l'OMPI iranienne...)
appartenant à l'extrême gauche terroriste ou au courant
communiste combattant, mais également à des mouvements
légaux (le Secours rouge, le Bloc marxiste-léniniste...).
Les données de ce blog proviennent en partie des notices publiées
sur les mêmes organisations par l'encyclopédie en ligne
Wikipedia. Non seulement l'amateurisme de l'OETS est évident,
mais en plus il utilise la technique simpliste du «copier/coller»,
une technique qui s’apparente à du plagiat..
La création de cet «observatoire»
et de son blog survient après l'arrestation surmédiatisée,
le 5 juin dernier, de Pierre Carette, de Bertrand Sassoye, les deux
ex-membres des Cellules communistes combattantes (CCC) les plus connus,
et de quatre autres militants du Secours rouges, une organisation
d'extrême gauche de «défense des prisonniers
politiques». Ils ont été depuis lors tous
libéréspar la justice. Leur arrestation permettra néanmoins
à deux groupuscules d'extrême droite, le mouvement Nation
et l'association Belgique & Chrétienté, de se lancer
dans une campagne (exclusivement sur Internet) contre le «terrorisme
communiste». Notamment en récupérant, sans l'autorisation
de leur famille, la mort des deux pompiers belges tués en 1985
dans un attentat commis par les CCC.
Etonnamment, pour ces deux groupuscules
néofascistes et l'OETS, qui annonce pourtant vouloir s'attaquer
à l'ensemble du phénomène terroriste, il n'existerait
que deux formes de terrorisme : celui d'extrême gauche et celui
des islamistes. Les organisations d'extrême droite, nationalistes
et néonazies passées à la lutte armée
- notamment en posant des bombes - ne les préoccupent aucunement.
Un choix qui semble être délibéré. Il faut
savoir que plusieurs dirigeants de l'extrême droite belge proviennent
de mouvements nationalistes qui entretenaient jadis des liens avec
des groupes étrangers responsables d'attentats, comme par exemple
l'OAS française ou le réseau international skin-nazi
Blood and Honour... Au niveau de la violence, l'extrême droite
n'a pas de leçon à donner.
Les
«Années de plomb» en Italie :
l'extrême droite terroriste
Selon le ministère
de l’Intérieur italien, la responsabilité
des actions terroristes perpétrées entre 1969
et 1980, le furent par :
• l’extrême droite dans 67,55 % des cas
• l’extrême gauche dans 26,5 % des cas
• par d’autres tendances (ou pour d'autres motifs
que politiques) dans 5,95 % des cas.
Source : «Le Monde diplomatique»,
août 1998. |

Home page du blog d'une nouvelle structure
de l'extrême droite belge profitant d'un sujet à la mode
: le terrorisme.
Amataurisme et illégalité
La réalisation du blog de l'Observatoire européen des
terrorismes et des subversions relève de l'amateurisme le plus
complet, tel le blog d'un jeune lycéen réalisé
à partir de sa chambre. Aucune référence légale
ne figure sur ses pages en ligne : ni adresse postale, ni e-mail de
contact et encore moins le nom d'un responsable ou d'un membre de
cet observatoire. Sans aucun lien hypertexte vers d'autres organismes
de référence, l'OETS ne peut en rien faire concurrence
aux instituts spécialisés sur le même sujet, comme
par exemple l'European Strategic Intelligence & Security Center
(Esisc, Centre européen de recherche, d’analyse et de
conseils en matière stratégique), du Belge Claude Moniquet
(2). Le blog de cet «Observatoire européen» est
abrité par «Hautetfort» un service de blogging
hébergé par la société Blogspirit, dont
le siège social est à Malakoff (dans la région
parisienne).
Le responsable de l'Observatoire européen
des terrorismes et des subversions et de son blog semble être
un dénommé Alain Escada. Bien connu des lecteurs du
site RésistanceS, il est le président de l'asbl
Belgique & Chrétienté, une association d'extrême
droite intégriste. Le 29 juin dernier, sur le site de l'agence
d'information d'extrême droite Novopress, un communiqué
signé par Alain Escada était diffusé au nom de
l'observatoire en question. Annonçant son intérêt
pour le terrorisme d'extrême gauche et islamiste, il y affirmait
:
«nous sollicitons ces jours-ci
la participation de différentes personnalités issues
du monde académique, diplomatique et militaire au conseil
scientifique de ce nouvel Observatoire Européen des Terrorismes
et des Subversions et espérons qu’ils accepteront de
contribuer à ses travaux. Les travaux de cet Observatoire
Européen des Terrorismes et des Subversions seront régulièrement
communiqués à différents parlementaires européens
soucieux de cette problématique, ainsi qu’à
des organisations politiques des différents pays membres
de l’Union Européenne et aux rédactions des
média européens».
Une galaxie bien particulière
Depuis la publication de ce communiqué sur Novopress, également
connue pour la diffusion de communiqués favorables au négationnisme
(3), l'Observatoire d'Alain Escada semble faire du sur-place. Sans
aucune trace, entre autres, d'un début de création d'un
dit «conseil scientifique» composé notamment
de militaires. L'apparition de cet organisme est donc essentiellement
de l'ordre de la gesticulation groupusculaire, dans le but de faire
croire à ses quelques sympathisants à l'émergence
d'une véritable structuration de l'extrême droite francophone
autour du même Escada. En avril dernier, ce dernier avait déjà
annoncé la création d'un «Mouvement de Jeunesse
de Belgique et Chrétienté» qui devait s'adresser
«aux jeunes filles et garçons de 16 à 29 ans
désireux de développer leur idéal catholique
et identitaire dans une ambiance de saine camaraderie»
(4). Dans les années 1990, Alain Escada, fort proche des nationalistes,
de préférence jeunes, avait déjà fondé
les Groupes de jeunes polémistes nationalistes (GJPN). Ces
GJPN promettaient de déstabiliser le monde politique traditionnel,
rien de moins ! En 2005, ce leader sans réelles troupes avait
alors proposé la création d'une Alliance pour la souveraineté
nationale (ASN). Les GJPN et l'ASN sont restés à leur
état végétal. Comme le furent beaucoup d'autres
initiatives folkloriques d'Alain Escada et comme le sera aussi son
observatoire antiterroriste...
La vraie raison de sa mise en place réside
sans doute dans l'objectif d’entretenir les contacts d'Alain
Escada au sein du Parlement européen. Son association, Belgique
& Chrétienté, se présente en effet comme
un «lobby accrédité» de l'assemblée
politique européenne, sans pour autant qu'aucune trace formelle
de ce statut privilégié ait été pour l'instant
été trouvée auprès des autorités
compétentes dans ce domaine. Le contact d'Escada au sein du
Parlement européen est un député italien, membre
de la Ligue du Nord, le parti d'extrême droite xénophobe
indépendantiste lombard (région du nord de l'Italie).
Pour l'heure, les seuls à s'être
référés à l'observatoire conduit par Escada
sont le site Novopress (déjà cité) et celui du
mouvement Nation d'Hervé Van Laethem. Rien d'étonnant
à cela : sur le marché des sites d'extrême droite
du même style, il y a le site «antifaahahah», agissant
dans la mouvance «anti-antifa», connue pour ses «listes
noires», le fichage des antifascistes et parfois même
des actions violentes contre eux (au sujet de «anti-antifa»
: voir plus bas notre encadré). Ouvert en juin 2007, l'adresse
«.be» de cet espace virtuel belge «anti-antifa»
a été ouverte par Hervé Van Laethem en personne,
et l'adresse e-mail de contact est celle d'une des dirigeantes-fondatrices
de Nation (5). Le propriétaire de l'adresse «antifaahahah»
est, comme par hasard, un des principaux «compagnons de route»
d'Alain Escada. Comme pour le blog de ce dernier, aucun site d'extrême
droite belge ne fait référence au site «antifaahahah»,
à l'exception de ceux du mouvement Nation et de Patrick Cocriamont,
le député fédéral et président
ff du Front national de Daniel Féret.

Seuls les sites du mouvement Nation et de l'agence
pro-négationniste Novopress font la promotion du blog de l'Observatoire
des terrorismes et des subversions du Belge Alain Escada, comme le
montre notre document reprenant une page de Novopress, ci-dessus.
Il prouve également les liens de cet observatoire avec le groupe
identitaire intégriste Belgique & Chrétienté,
présidé par le même Escada.
Contre-information et violences
La démarche du site sous la responsabilité de Van Laethem
et du blog de l'observatoire d'Escada sont les équivalents
de ce que faisait, il y a quelques années encore, l'organisation
Kosmos, véritable service de renseignements et d'espionnage
du Vlaams Blok/Belang. Kosmos dut fermer ses portes afin d'éviter
d'être poursuivi par la justice (6).
A l'étranger, des sites «anti-antifa»
(dont l'objectif est l'établissement de listes noires de militants
et de journalistes antifascistes), de la même veine que celui
ouvert par Hervé Van Laethem existent (voir ci-dessous notre
encadré). Certains sont directement liés à des
organisations néonazies, comme Blood and Honour, responsables
d'actions violentes, voire terroristes, contre des militants antifascistes
et des publications d'information sur l'extrême droite... L'antiterrorisme
d'extrême droite doit donc être considéré
comme un leurre.
Simon HARYS
Notes :
(1) Lire à ce sujet le livre «La peur du rouge»,
coordonné par les professeurs Pascal Delwit (sciences politiques)
et José Gotovitch (histoire) et publié en 1996 aux éditions
de l'Université de Bruxelles-Institut de Sociologie (ULB),
Bruxelles, 230 p.
(2) Dans une de ses fiches d'information («L'APAPC, ancêtre
du Secours Rouge», diffusée le 27 juin 2008), le
dénommé Observatoire européen des terrorismes
et des subversions s'attaque à Claude Moniquet, l'un des meilleurs
spécialistes internationaux du terrorisme et directeur de l'Esisc.
Il y est notamment dénoncé pour avoir publié
en septembre 1998, dans l'hebdomadaire «Télémoustique»,
«un article de quatre pages permettant à l'APAPC
de plaider pour la libération des détenus des CCC».
L'APAPC sont les initiales de l'Association des parents et amis des
prisonniers politiques, fondée pour soutenir les membres des
Cellules communistes combattantes arrêtés en décembre
1985. Provenant de l'extrême gauche révolutionnaire des
années 1970, Claude Moniquet semble être un éternel
suspect pour les officines de propagande de l'extrême droite,
même si cette personnalité a viré sa cuti, il
y a bien longtemps d'ailleurs. En effet, depuis le début des
années 1980, Claude Moniquet a rompu totalement avec la gauche
radicale. Il codirige aujourd'hui, en plus de ses activités
à l'Esisc, l'Institut Atlantis, dont l'orientation politique
est clairement marquée à droite.
(3) Négationnisme : théorie idéologique quasi
religieuse visant à la négation du génocide des
Juifs européens et des autres crimes commis par les nazis durant
la Seconde Guerre mondiale.
(4) «Rejoins-nous : Belgique et Chrétienté
lance son mouvement de jeunesse !», annonce publiée
sur le blog de Belgique et Chrétienté le 22 avril 2008.
(5) Source : site DNS consulté le 22 juillet 2008 
(6) Sur Kosmos, il faut lire le dossier de RésistanceS
(papier) «Les agents Kosmos(polites)», n°
3, avril-mai 1998, de la page 14 à la page 20.
| Fichage
et théories du complot

Home page du site «anti-antifa»
belge, captée le 22 juillet dernier. Lié au mouvement
Nation, celui-ci se charge de cibler les opposants à
l'extrême droite les plus performants.
Pourquoi avoir
mis sur pied un tel observatoire sur le terrorisme et la subversion
? Officiellement, pour réaliser un travail d'information
sur ces phénomènes sociétaux. Un but moins
avoué est de faire de la contre-information à
l'égard de la gauche radicale dans son ensemble. Force
est de constater que les mouvements de cette gauche anticapitaliste
sont les adversaires les plus redoutables de la droite nationaliste.
Par le biais d’un amalgame grossier, l'ensemble des forces
progressistes est ciblé par une telle démarche.
Il faut aussi savoir que la gauche rebelle représente
un pôle de radicalité concurrent pour la droite
dite radicale. Effectivement, de plus en plus de jeunes sont
attirés par les discours radicaux. L'extrême gauche
jouit aujourd'hui d'un certain succès auprès d'une
jeunesse pour qui la société de consommation n'est
pas nécessairement un modèle à suivre.
La droite nationaliste s'inquiète donc de plus en plus
de cette love story entre la jeunesse en révolte
et la gauche révolutionnaire. C'est pour cette raison
qu'elle développe une énergie folle pour contrer
ce flux positif dont bénéficient ses adversaires
directs.
Dès lors,
il est permis de penser que le but d'un tel observatoire sur
les terrorismes est le fichage, par le biais d'un sujet à
la mode dans notre société, des opposants les
plus efficaces contre les partis et mouvements d'extrême
droite. Le recours au fichage des «ennemis de la Nation»
est une vieille habitude dans les rangs des nervis de l'Ordre
nouveau. En 1996, RésistanceS, dans son édition
magazine papier, consacrait un dossier complet à ce sujet
(*). Il démontrait l'existence, au sein du Vlaams Blok/Belang,
de Kosmos. Ce «Cercle pour la recherche sur la subversion
socialiste et multiculturelle de notre société»
(son nom en français) se structurait sous la forme d'un
véritable service de renseignements. Au Front national
de Daniel Féret, le Groupe-Discipline-Sécurité
(GDS) s'occupait à la même époque de cette
basse besogne. Un «Service de documentation» (sic)
faisait de même pour le compte du Front nouveau de Belgique
(FNB). Il récoltait, selon sa terminologie, des informations
« concernant les groupes d'extrême gauche ou
gauchisants, marxistes ou anarchistes, prétendus antifascistes,
syndicalistes, etc. ». Cette mission particulière
du FNB était assurée par d'anciens activistes
de l'Assaut, un groupe néonazi francophone lié
à Kosmos et dont le dirigeant cofondera en 1999 le mouvement
Nation. Des conférences furent organisées, une
brochure éditée et des articles publiés
par ce Service de documentation du FNB dans «Polémique-info»,
une feuille de chou d'extrême droite fondée par
Alain Escada, l'actuel chargé de mission de l'Observatoire
des terrorismes et des subversions. Le monde (nationaliste)
est petit !
L'existence de
ce nouvel observatoire confirme également que la mouvance
des extrémistes identitaires est peuplée de fantasmes
protéiformes, alimentés par la lecture d'ouvrages
ayant pour thème récurrent le complot contre l'«Europe
blanche». Ces «théories conspirationnistes»
étaient l’une des spécialités du
propagandiste antisémite Henry Coston, l'une des références
politiques de «Polémique-info» et
du mouvement Nation. Comme par hasard.
S.H
(*) Sur Kosmos,
il faut lire le dossier de RésistanceS (papier)
«Les agents Kosmos(polites)», n° 3,
avril-mai 1998, de la page 14 à la page 20.

Ci-dessus, plusieurs extraits de sites «anti-antifa».
Alain Escada, le chargé de mission de l'Observatoire
des terrorismes et des subversions, est lié à
Hervé Van Laethem, le président de l'asbl mouvement
Nation. Ce
dernier est le propriétaire du site «anti-antifa»
belge francophone (sur notre document, en haut à droite
sur fond noir). La mouvance «anti-antifa» est née
à l'étranger au sein d'organisations néonazies.
Le concept «anti-antifa» est simple : ficher, terroriser,
intimider et mettre hors d'état de nuire les opposants
à l'extrême droite les plus radicaux. En Serbie,
c'est l'organisation néonazie Blood & Honour qui
se charge de l'«anti-antifa». Ailleurs en Europe,
des antifascistes, des syndicalistes et des militants de gauche
ont été assassinés par des terroristes
néonazis. Stieg Larsson, l'auteur suédois du best-seller
international «Millenium», se trouvait
sur la liste noire de terroristes néonazis de son pays.
Son crime ? Stieg Larsson était le responsable de la
revue antifasciste suédoise Expo... Il
est dès lors fort inquiétant que le principe «anti-antifa»
soit également représenté en Belgique.
Le nom et le logo identiques entre le site «anti-antifa»
belge et ceux de ses homologues étrangers ne seraient-ils
que leur seul point commun ?
Document : RésistanceS
/ Obed 2008. |
© RésistanceS –
web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite –
www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis
en ligne le 30 juillet 2008.
|

Etrange observatoire belge sur les terrorismes : ses notices ne concernent
que l'extrême gauche terroriste... Aucune trace du terrorisme
d'extrême droite, qui existe pourtant bel et bien !
Lire aussi
NOUVEAU
«Terrorisme
identitaire» : toujours à l'ordre du jour (06/10/2008)
Terrorisme ? Plus d'informations
Malgré son nom, l'Observatoire européen
des terrorismes et des subversions n'est pas un organisme sérieux.
Il est politiquement orienté (à l'extrême droite)
et ne possède aucune qualité professionnelle et scientifique
pour pouvoir remplir ses missions de recherche. Son objet est purement
idéologique.
Par contre, il existe des organismes qui par leur
sérieux et la présence dans leur équipe de collaborateurs
compétents peuvent apporter des réponses objectives
et des analyses dignes de ce nom sur le phénomène du
terrorisme.
Quelques exemples :
• Département
de recherche sur les menaces criminelles contemporaines, animé
depuis 1997 par l'universitaire Xavier Rauffer. Même si ce dernier
provient lui aussi de l'extrême droite, les travaux de ce «département»
proposent des analyses très utiles
• Action
de l'ONU contre le terrorisme
• European
Strategic Intelligence & Security Center (Esisc). Ce centre
européen de recherche, d’analyse et de conseils en matière
stratégique est notamment dirigé par le Belge Claude
Moniquet
• A lire aussi, l'Atlas
du terrorisme
hors-série du Courrier international
L'antiterrorisme
contre la démocratie ?
Avec l'arrestation surmédiatisée
de Bertrand Sassoye (ex-CCC) et de plusieurs de ses «camarades
politiques» (depuis lors tous libérés), le 5 juin
dernier, le danger terroriste était une énième
fois brandi en Belgique. Pour des prunes ? A la lecture du dossier
judiciaire : oui. L'antiterrorisme serait-il donc plus dangereux que
le terrorisme lui-même ? Plusieurs voix s'élèvent
contre la loi antiterroriste considérée comme liberticide
par de plus en plus de démocrates.
Le jeudi 5 juin dernier, le terrorisme d'extrême
gauche refit surface en Belgique de manière spectaculaire.
Après le spectre des attentats aveugles – mais jamais
commis - des islamistes adeptes de Ben Laden, revoilà un autre
spectre : celui de la menace communiste.
Désormais au cœur de la polémique
suscitée par l'affaire dite des «néo-CCC»
: la loi antiterroriste imposée par les autorités européennes
et votée sous l'égide de l'ancienne ministre de la Justice
Laurette Onkelinx (PS). L'effet escompté par les adeptes de
l'Etat fort semble maintenant se retourner contre eux. Tel un boomerang
qui leur reviendrait en pleine figure.
Pour mieux comprendre
les dessous de cette affaire et l'obsession sécuritaire de
certains, Le Journal du Mardi (un hebdomadaire progressiste
indépendant) du mois de juillet répond aux questions
clés de ce dossier :
• L'opération antiterroriste était-elle
justifiée ?
• Le terrorisme d'extrême gauche existe-t-il ?
• L'extrême gauche en prison, l'extrême droite tolérée
?
• Les vraies cibles du 5 juin ?
• Tentative de manipulation de l'opinion publique ?
• Des médias aux ordres ?
• Le parquet fédéral : un Etat dans l'Etat ?
• Nos libertés menacées : que faire ?
• Le Journal du Mardi : un repaire terroriste ?
Un dossier exceptionnel réalisé
par Manuel Abramowicz.
Vous pourrez vous procurer ce numéro pour
seulement 2 euros, jusqu'au lundi 4 août prochain, dans les
meilleures librairies du pays.

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d'extrême droite flamandes, consultez alors nos articles en
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de notre rédaction en Région flamande, Wim Haelsterman.

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