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Importante crise au Vlaams Blok de Bruxelles
Des mandataires du Blok claquent la porte, indignés

Bruxelles : le double discours du Vlaams Blok

Dans la commune bruxelloise d’Evere, les élus du Vlaams Blok menés par Paul Arku siègeront désormais comme indépendants. Ils viennent en effet de découvrir que « leur » parti n’avait pas précisément pour vocation de défendre les francophones de Bruxelles…

Déjà, Johan Demol , l’ex-chef de la police de Schaerbeek et actuel « patron » de la section bruxelloise du Vlaams Blok avait créé la surprise en déclarant il y a peu dans « Feiten/Réalités », le toutes-boîtes bilingue du Blok, que les francophones de Bruxelles ne devaient pas se faire de souci, le Vlaams Blok n’ayant aucune intention de modifier le statut de Bruxelles. C’était en effet quelque peu contradictoire avec les propos de Filip Dewinter, le chef charismatique du parti néofasciste, dans un journal flamand, mais aussi avec ceux de Demol himself dans « Secessie », une publication prônant la fin de l’Etat belge émanant d’une de ses consoeurs parlementaire blokker. Dans ce canard, Demol exaltait un projet tout différent de sécession de la Flandre, et de constitution, avec les Pays-Bas, d’une grande fédération néerlandaise… Le haut état-major du Blok, bien entendu, lorsqu’il s’adresse aux Bruxellois francophones pour les inciter à voter pour ses listes aux élections met un bémol à ses revendications contre la Belgique.Quelques « harkis » francophones du VB semblent donc ne prendre qu’aujourd’hui conscience de ce que leur parti d’adoption est un parti dangereux également pour les francophones.

Le Blok a un double langage
Mais la colère de Paul Arku, conseiller communal francophone Vlaams Blok à Evere, vient d’ailleurs. Le bonhomme ne comprend pas pourquoi ses actions et prises de position en faveur du bilinguisme à Bruxelles sont fraîchement accueillies par ses coreligionnaires néerlandophones. Et surtout, il déplore que la liste pour les prochaines élections régionales ait vu le parachutage de personnages choisis parmi les plus flamingants du Blok.

Paul Arku, conseiller communal à Evere.
Hier au Vlaams Blok, demain au Front National?

Bref, Paul Arku siègera dorénavant comme indépendant (*), ainsi que sa collègue Christiane Pynket, néerlandophone quant à elle. Accusant le Vlaam Blok de double langage, lui reprochant d’utiliser les francophones comme de vulgaires attrape-voix, il mènera prochainement campagne… contre le Vlaams Blok. On pourrait donc bientôt voir Paul Arku, exconseiller communal Vlaams Blok, sillonner les marchés d’Evere et faire du porte à porte pour expliquer à ses concitoyens pourquoi ils ne doivent pas accorder leur confiance au Blok.
Car pour Paul Arku, l’intolérance du Vlaams Blok, c’était une excellente chose lorsqu’il s’agissait des populations étrangères de Belgique, mais ce l’est nettement moins lorsque tout à coup, ceux qui se croyaient « chez eux » se découvrent rien moins que les futurs étrangers des Etats néerlandais unis…

Nadia Geerts

© Résistances – Belgique – 30 mars 2004

Sources: Brussel Deze Week (24/3/2004) & De Standaard (25/3/2004)

(*) Aux dernières nouvelles et malgré ses dénégations, Arku s'apprêterait d'ailleurs à passer au Front National de Daniel Féret, dont il pourrait devenir attaché parlementaire après les élections du 13 juin 2004.

 

Analyse des résultats du scrutin du 13 juin 2004 NOUVEAU

L’extrême droite : stop ou encore ? (15 juin 2004)

Le « vote protestataire » d’extrême gauche également en hausse (15 juin 2004)

Voir aussi: J'aimerais qu'on m'explique, la nouvelle chronique de Nadia Geerts

Sommaire du dossier Elections 2004

Introduction de ce dossier

Les précédents résultats (1999)

Qui sera présent le 13 juin ?

Les absents du 13 juin

Un néonazi du FN désigné député?

Républicain, le Vlaams Blok?

Bruxelles : le double discours du Vlaams Blok

Elections : rendez-vous pour les règlements de compte
(Bloc National – Front national)

La liste bruxelloise FIRE est un sous-marin du Vlaams Blok

Vlaams Blok = Blocage (06/06/04)

Forum. Démocratie en danger : quelle réponse des partis « traditionnels » ?

Bruits de campagne - 24/05/04

Une nouvelle campagne contre l'extrême droite

Ce dossier a été coordonné par
Manuel ABRAMOWICZ

Mis en ligne le 1 juin 2004.


Quartier général du Front national, à Molenbeek en 1988 © Photo Manuel Abramowicz.


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