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Attentats aux Etats-Unis

Des amis
du Vlaams Blok
crient victoire

Attentats.USA.WTC.1.jpg (9441 bytes)Représentant du melting-pot «racial» mondial, l’un des vainqueurs de la Deuxième guerre mondiale contre les nazis, sanctuaire du « capitalisme cosmopolite», les Etats-Unis sont aussi détestés par les nationalistes européens d’extrême droite. C’est pour cette raison, que certains groupuscules néofascistes viennent de saluer les actions commises contre l’Amérique. Parmi eux : des proches du Vlaams Blok.

L’extrême droite n’est pas restée longtemps silencieuse face aux terribles attentats qui ont secoué ce mardi 11 septembre les Etats-Unis. A l’instar de quelques manifestants palestiniens, le dictateur irakien, des intégristes conservateurs islamistes de la pire espèce, plusieurs groupuscules néofascistes viennent de saluer à leur façon ces actions terroristes extraordinaires.

Ce 12 septembre, dans la journée, à la rédaction du site Internet RésistanceS, nous avons reçu et capté plusieurs communiqués d’organisations d'extrême droite belges et françaises saluant les vagues d’attentats anti-américains. Parmi eux, citons celui d’Unité Radicale (UR). Ce groupuscule rassemble les purs et durs de l’extrême droite française. UR vient de négocier des accords préélectoraux avec le parti de Bruno Mégret, le Mouvement national républicain (MNR). En Belgique, ces nostalgiques du nazisme sont en contact étroit avec le mouvement Nation (dissidence du Front Nouveau de Belgique) et divers petits groupes proches ou liés au Vlaams Blok, comme les Vlaamse Jongeren Mechelen (VJM) et le comité Nationalistes contre la Globalisation. Le porte-parole de ce dernier est, par exemple, le président de la section brugeoise des Vlaams Blok Jongeren (VBJ).

Pour sa part, le Parti communautaire national-européen (PCN) a également tenu à «saluer le courage indomptable des héros et des martyrs de la Résistance palestinienne qui viennent de frapper au cœur l'impérialiste américano-sioniste : Wall-Street symbole du capitalisme oppresseur, le Pentagone centre de l'agression militariste yankee et le State Department, cerveau de la pieuvre impérialiste ».

Dirigé par un ancien leader néonazi belge, le PCN rappel que «depuis des décennies, les USA agressent le monde. Aujourd'hui l'arrogante Amérique sait que l'on peut frapper au cœur même de ses métropoles». Pour cette minuscule formation pan-européenne basée à Bruxelles, «Les morts de Dresde et de Hambourg, de Hiroshima et de Nagasaki, de Bagdad et de Belgrade, sont enfin vengés».

Le PCN affirme par ailleurs, sans le prouver, que comme «dans la Nation arabe, à Tripoli et à Bagdad, à Belgrade, à Pale et à Skopje», des manifestations saluant l’action terroriste auraient été organisées «dans les quartiers populaires de Bruxelles».

Avec un corpus idéologique étonnant (mélange de concepts fascistes et staliniens, défendant une alliance rouge-brune – entre les communistes orthodoxes et les nationalistes européens – et bénéficiant de liens en Libye et auprès des partisans de l’ancien dictateur serbe Milosevic), le PCN plaide qu’il n’est pas d’extrême droite. Malgré la présence dans ses rangs de transfuges de groupes néofascistes. En octobre 2000, animé d’une haine tenace contre l’Etat belge, le PCN appelait à voter aux élections communales belges pour le Rassemblement Wallonie-France (RWF, mouvement pluraliste démocratique revendiquant le rattachement de la Wallonie à la France) et pour le Vlaams Blok (VB).

Il faut savoir que Luc Michel, le fondateur-président du PCN, compte de nombreux «camarades politiques» de longue date au sein du VB, y compris dans la direction de ce parti nationaliste anti-belge.

Dépêche RésistanceS – 12/09/01.