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Premier bilan d'un combat au service de tout le mouvement antifasciste

RésistanceS : David contre Goliath

box.jpg (14379 bytes)Pour qu’une organisation militante puisse développer son action et toucher un large public, il est impératif qu’elle se dote d’une publication, comme l’enseignait Lenine dans son manuel de la révolution « Que faire ? ».

Cette publication doit donner le tempo du combat, l’information nécessaire pour le mener et servir de bulletin de liaison en direction de ses membres. C’est pourquoi, en mai 1997, une équipe de jeunes militants fondait la revue antifasciste « RésistanceS ».

Sans être toutefois la publication d’une organisation en particulier, elle est au service du mouvement antifasciste dans son ensemble. Un outil d’information destiné tant aux antifascistes qu’aux opposants à la pensée unique et au principe de « démocratie musclée ».

Nouvelle stratégie - Nouvelle culture antifasciste
Les récentes campagnes menées contre le Vlaams Blok se sont centrées sur la dénonciation de son programme antisocial. En ce sens, elles l’ont blessé au bon endroit, puisque le Blok dans ses derniers tracts devait sans cesse se justifier sur ce sujet-là. Le premier numéro de RésistanceS (mai 1997) consacrait un dossier à l’extrême droite antisociale; à cette époque les antifascistes quant à eux dénonçaient quasi-exclusivement le racisme des partis d’Ordre nouveau.

Avec d’autres dossiers (comme celui consacré aux stratégies antifascistes) ou articles (sur l’extrême droite hors-la-loi, les médiamensonges des fascistes), RésistanceS a certainement permis l’adoption d’une nouvelle culture antifasciste. A Bruxelles et en Wallonie, cette nouvelle culture vient de montrer son efficacité lors des dernières élections.

Référence pour les médias
De plus, RésistanceS est devenu la référence en matière d’information antifasciste pour la presse. Se sont déjà adressés à nous : le quotidien flamand De Morgen (pour une série d’articles sur Demol), le magazine de rock Mofo (pour une enquête sur la musique fasciste, satanique et païenne),le quotidien progressiste le Matin (pour la réalisation d’un supplément contre l’extrême droite), le Soir (pour dénoncer le versant antisocial des partis fascistes), le journal la Dernière Heure (pour une enquête sur l’attentat anti-Blok du 29 juin), le magazine féminin Flair (pour un papier sur les positions sexistes de l’extrême droite), l’hebdomadaire TéléMoustique (pour un article sur les nationalistes racistes américains), la radio privée Bel-RTL (pour un reportage sur les rues au nom d’anciens collabos),…Il faut également savoir que depuis l’apparition de RésistanceS, des « vents favorables » lui sont régulièrement envoyés. Vents sur les petits secrets du mouvement nationaliste tant flamand que francophone. 

David secoue le Blok-Goliath
En juin 1998, le compte rendu complet d’une réunion du bureau politique (la plus haute et confidentielle instance) du Vlaams Blok parvenait au journal. Qui y fit directement écho… Ce qui produira une panique complète dans les rangs de la direction de ce parti. Celle-ci tenta vaille que vaille de retrouver le traître. Son Juda. Sans succès.

Moralité : à l’heure actuelle, les tensions au sein du bureau politique perdurent toujours. Et la purge post-électorale qui vient de frapper de plein fouet l’équipe qui dirigeait sa section bruxelloise est la conséquence, en partie, des révélations publiées dans RésistanceS. Donc, les crises internes secouant le Blok sont entre autres alimentées par l’action d’un petit journal antifasciste. En quelque sorte, de David contre Goliath !

L'équipe de RésistanceS

Source : "RésistanceS", n° 7, été 1999, p. 46

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