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Dans les coulisses du Vlaams Blok...

BLOK, LA ZIZANIE CONTINUE

Malgré qu’ils font partie du même parti, rien ne va plus entre la députée fédérale Alexandra Colen et le député régional Philip Dewinter. La première représente le courant national-catholique du Vlaams Blok (VB), le second la jeune génération militante qui fut séduite, dans les années 80, par l’"effet Le Pen". Le modèle d'organisation de Dewinter sera très vite le Front national français. Mais depuis son arrivée, en 1983, au VB, le clan Dewinter est peu apprécié par l’aile historique du parti, connue pour son "nationalisme flamand de papa" et sa haine du nationalisme jacobin, que représente aujourd'hui Jean-Marie Le Pen.

En mai 1998, Alexandra Colen, pour la première fois, exprima son point de vue sur le clan Dewinter. Elle profita de la défaite électorale de l'extrême droite hollandaise pour s’attaquer en personne à Philip Dewinter. Dans le journal flamand "De Standaard" du 11 mai, elle apporta ouvertement son soutien au VVD (le parti libéral de droite au Pays-Bas) et désavoua les alliés locaux historiques du Vlaams Blok.

Neuf jours plus tard, elle poursuivra sa croisade dans l'hebdomadaire "Humo". Ses principales cibles : l’ensemble des références européennes de Philip Dewinter (la section des Pays-Bas du groupe de choc Voorpost, la Nouvelle Droite française...).

L’objet principal du litige (entre autres) : l’orientation socio-économique du parti nationaliste flamand. Colen voudrait que le VB se transforme en parti de droite ultra-libéral. Elle préconise la création, comme certains milieux patronaux, d’une "Forza Flandria" sur le modèle du mouvement politique de Berlusconi en Italie. Pour sa part, Dewinter reste un farouche partisan d'une idéologie d'extrême droite pure et dure.

Wim HAELSTERMAN
correspondant flamand de RésistanceS

Source : "RésistanceS", n° 4, automne 1998, p. 6.

 

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