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Dans les coulisses du Vlaams Blok/Belang

Pour couper les ailes à quelques canards

Duvel, sponsor du Vlaams Belang ?

Régulièrement, la rédaction de RésistanceS est consultée au sujet des liens supposés entre les brasseries Moortgat et le Vlaams Blok, aujourd’hui Vlaams Belang. Récemment encore, un message circulait sur le web, rappelant que la brasserie en question était la seule à avoir, durant la Seconde guerre mondiale, accepté d’abreuver les soldats allemands, et qu’elle reversait aujourd’hui encore un certain pourcentage de ses bénéfices au parti politique d’extrême droite flamand.

Soyons clairs : rien ne permet d’accorder un début de crédit à cette théorie, qui constitue une rumeur certes persistante, mais néanmoins infondée. A l’origine, si l’on en croit Michel Moortgat, administrateur délégué des brasseries du même nom, elle proviendrait d’un amalgame. Comme il l’expliquait dans le quotidien Le Soir des 15 et 16 janvier 2005 : « Nous sommes situés à Breendonck [où se trouve un ancien camp de concentration. NDLR]. Mon grand-oncle a été bourgmestre de cette ville pendant la seconde guerre mondiale et a forcément dû fréquenter l'occupant nazi. Il était aussi flamingant. C'est sans doute le fondement de cette rumeur. Elle me choque d'autant plus qu'un de mes grands-pères était un juif allemand et qu'il a dû fuir le pays avant que la guerre n'éclate. S'il y a bien un parti pour lequel je ne voterais jamais, c'est bien celui-là. »

D’autres sources nous apprennent que, devant la persistance de ces rumeurs, les brasseries Moortgat, qui ont signé en 2000 la charte « entrepreneurs contre le racisme », envisagent une action en justice pour diffamation. On ne peut que regretter, en revanche, qu’un démenti officiel ne soit pas encore venu clore définitivement le bec aux colporteurs de ce méchant « hoax » –autrement dit canular électronique.

Nadia GEERTS
© RésistanceS – Bruxelles – Belgique – 18 janvier 2005