RésistanceS.be 27-12-2010

Entretien de Manuel Abramowicz (RésistanceS.be) avec Jean Faniel (Crisp)


Où en est l'extrême droite francophone ?


Devenue extra-parlementaire en juin 2010, l'extrême droite francophone est-elle aujourd'hui «fantomatique» ou a t-elle encore un avenir en Belgique ? A qui appartient le «label» FN, au «canal historique» ou au clan des «réunifiés» ? Les futurs succès prévisibles de Marine Le Pen, la dirigeante charismatique du Front national français, permettront-ils au(x) FN belge(s) de retrouver de bons scores électoraux, comme cela fut jadis le cas ? La droite extrême populiste commence-t-elle réellement à être dépassée par la gauche radicale populaire ? Pour répondre à ces questions, nous nous sommes entretenus avec Jean Faniel, chercheur au Centre de recherche et d'information socio-politiques (Crisp).

 

Affiche du Front national en 2000

Affiches du Front national, alors «unifié», pour les élections communales de 2000 © Photo Manuel Abramowicz


Manuel Abramowicz : Lors des dernières élections législatives, au mois de juin 2010, le Front national a perdu toute représentation parlementaire, avec la non réélection de son député fédéral et son incapacité à déposer une liste au Sénat (où il disposait d'un élu). Présent au Parlement national de 1991 à 2010, et dans les parlements régionaux et de la Communauté française jusqu'en 2009, l'extrême droite francophone est aujourd'hui laminée et ne représente plus qu'un électorat réduit. Elle est parfois même dépassée en voix par la gauche radicale, qui semble être de plus en plus capable de percer dans l'électorat populaire et protestataire, comme le montre la progression aux élections du Parti du Travail de Belgique (PTB), par exemple (voir notre tableau ci-dessous). Comment expliquez-vous l'actuelle faillite du frontisme en Belgique ?

Jean Faniel : Plusieurs éléments expliquent la réussite d'un parti d'extrême droite. Plusieurs éléments doivent donc être mis en avant pour expliquer sa défaite. L'échec électoral de l'extrême droite belge francophone tient avant tout à ses tensions internes. Elle est incapable de se présenter aux électeurs de manière unie, des guerres intestines donnant périodiquement naissance à des scissions et à des dissidences. La gestion de la dotation publique allouée par le Parlement fédéral au FN s'est avérée calamiteuse, voire franchement frauduleuse, ce qui non seulement a donné une mauvaise image de ce parti dans la presse, mais l'a en outre privé de moyens financiers pourtant substantiels, quasiment vitaux pour un aussi petit parti.

Plus récemment, l'apparition du Parti populaire, et son discours parfois très dur à l'égard des immigrés ou sur la question de l'insécurité, ont sans doute contribué à priver l'extrême droite d'un réservoir de voix, ces électeurs jugeant peut-être le PP plus crédible, au moins en juin dernier, avant les dissensions internes que celui-ci a connues récemment. Le succès retrouvé du PS en 2010, d'Ecolo en 2009, et de la gauche radicale lors de ces deux scrutins, sont peut-être aussi à interpréter comme le signal que certains électeurs cherchent plutôt à gauche une alternative que des électeurs, les mêmes ou d'autres, ont par le passé cru pouvoir trouver à l'extrême droite.

Enfin, je pense qu'il faut rappeler qu'un travail de fond a été mené par le monde syndical et associatif depuis plusieurs années pour mettre les citoyens en garde contre les idées et les partis d'extrême droite. De son côté, la presse francophone, écrite et audiovisuelle, a refusé de donner la parole au FN et à ses dissidences. Cette attitude de la société civile et des médias consistant à maintenir un cordon sanitaire très solide et strict contre l'extrême droite a probablement joué un rôle aussi dans l'échec des partis l'incarnant, y compris en attisant les tensions internes. Songeons par exemple au tollé qu'a suscité la diffusion au JT d'une vidéo montrant Michel Delacroix, alors président et sénateur du FN «rénové», entonner un chant sur les camps d'extermination ; il a été forcé de céder la main à la tête du parti.


Manuel Abramowicz: Du côté francophone, on voit que les électeurs sont peu attirés par des partis nationalistes ou régionalistes, à la différence de ce qu'on a pu voir en Flandre depuis longtemps, et tout particulièrement cette année avec la victoire éclatante de la N-VA de Bart De Wever. Plus largement, il n'existe pas vraiment une identité nationale belge francophone, ni même wallonne, ayant la même force que l'identité flamande. Est-ce que cela peut expliquer la réussite plus limitée de l'extrême droite francophone par rapport au Vlaams Belang ?

Jean Faniel : Effectivement, l'existence d'une identité flamande forte, et de réseaux structurés capables de la porter sur le plan politique est souvent mise en avant pour expliquer l'essor du Vlaams Belang qui est à la fois un parti d'extrême droite et un parti flamingant. Le succès de la N-VA en 2010 est sans doute aussi un élément - certainement pas le seul - qui a contribué au recul du VB, ou qui l'a accentué.

Du côté francophone, le FN a toujours été un peu démuni face à l'absence d'identité nationale francophone forte. Il a plutôt joué la carte de l'attachement à la Belgique unitaire, proposant même que les provinces aient un rôle plus important, ce qui paraît plutôt à contre-courant de l'évolution institutionnelle récente en Belgique. Pour un parti d'extrême droite, ne pas pouvoir s'appuyer sur un nationalisme fort est évidemment un peu handicapant.

Cependant, différentes formations d'extrême droite francophones ont joué la carte nationaliste sur un autre mode, régionaliste. Le « front wallon » Agir (nom formé des initiales de l'Avant-garde d'initiative régionaliste), actif de 1989 à 1996, a eu des élus sur le plan local et a réalisé quelques percées électorales. Il y a dix ans, lors des élections communales de 2000, le Bloc wallon, constitué par des anciens dirigeants d'Agir passés entre-temps au Front national et au Front nouveau de Belgique, a fait long feu. En revanche, « Wallonie d'abord », qui se présentait pour la première fois en 2009 et est clairement issu de Force nationale, parti qui est lui-même une dissidence du FN, a atténué en 2010 son discours d'extrême droite pour mettre surtout en avant une dimension wallingante. A la Chambre, cette formation a remporté entre 1,3 % et 1,9 % selon les circonscriptions, ce qui n'est pas complètement négligeable. Mais deux grandes questions se posent par rapport à ce parti. Les électeurs qui l'ont choisi connaissent-ils sa filiation avec l'extrême droite ? Ce parti est-il encore d'extrême droite en masquant ses positions ou a-t-il vraiment la volonté de prendre ses distances avec ce courant politique ?

 

L'extrême droite n'est pas (encore) «fantomatique»

Malgré les affirmations propagandistes de Père Ubu-Pan, un journal d'ultra droite surfant sur les thèmes de l'extrême droite, le Front national n'est pas devenu «fantomatique» (sic). Certes, sérieusement en diminution par rapport à ses succès de 1995 et de 2003, le FN garde un (petit) potentiel, de manière macro, dans les provinces du Hainaut et de Namur (comme le montre notre tableau ci-dessous). De façon plus locale, c'est dans la région caroloringienne que l'extrême droite se maintient. Dans le canton de Charleroi, aux élections législatives de 2007 (représentée par quatre listes différentes : celles du Front national, de Force nationale, du Front nouveau de Belgique et du parti Unie), elle était arrivée à près de 14 % (13,7 %).

Malgré un reflux généralisé et son échec cuisant des régionales de 2009, aux législatives anticipées de 2010, avec trois listes concurrentielles (celles du FN «canal historique», du FN «réunifié» et de Wallonie d'abord), l'extrême droite va diminuer également dans le canton de Charleroi, sans pour autant devenir «fantomatique». Le total de ses voix se situant à 9 %. La droite radicale, populiste, islamophobe et antidémocratique reste donc toujours un danger. Contrairement aux tentatives de diversion orchestrée par Père Ubu-Pan. Un journal fortement apprécié, comme par hasard, par l'extrême droite..

M.AZ

Résultats des listes d'extrême droite francophones aux élections législatives de 2010

Circonscriptions électorales / Listes FN (réunifié) FN (canal historique) Wallonie d'abord ! Total
Brabant wallon

 

 

1,32%

1,32%

Hainaut

2,79%

1,60%

1,91%

6,30%

Liège

 

 

1,51%

1,51%

Namur

2,77%

 

1,60%

4,37%

Luxembourg

 

 

1,82%

1,82%

Bruxelles - H - V

0,66%

 

0,37%

 


 

= pas de liste déposée



Manuel Abramowicz : Avec les actuels ennuis du Parti populaire de Mischaël Modrikamen – qui comme en France avec Sarkozy, «chasse sur les mêmes terres électorales» que l'extrême droite – et la montée en puissance de Marine Le Pen qui devrait théoriquement devenir en janvier la présidente du Front national français et cartonner à l'élection présidentielle de 2012, l'extrême droite francophone de Belgique pourrait-elle espérer pouvoir récupérer ses milliers d'électeurs perdus d'élection en élection ? Si oui, à quelles conditions ?

Jean Faniel : Le contexte extérieur joue assurément un rôle dans le succès des partis d'extrême droite, en Belgique francophone comme ailleurs. Le déclin du PP (à supposer qu'il se confirme, or il reste quatre ans avant les prochaines élections législatives, ce qui est une éternité en politique) et le succès éventuel du FN français à l'élection présidentielle de 2012 (lui aussi à vérifier le moment venu) pourraient constituer des éléments favorables pour l'extrême droite belge francophone. De même, la diminution de la protection sociale dans notre pays, l'augmentation de la précarité de l'emploi et plus largement la dégradation de la situation socio-économique vécue par la population pourraient aussi être des facteurs favorables à un regain de l'extrême droite, même s'il ne faut pas établir un lien direct et mécanique entre précarité et vote d'extrême droite, loin de là. Cependant, l'extrême droite ne pourra récolter les fruits d'un pareil contexte… que si elle est en mesure de le faire. Cela peut sembler une évidence, mais cela souligne surtout que jusqu'à présent, la principale faiblesse de l'extrême droite a été l'extrême droite elle-même. Comme je l'ai indiqué au début de cette interview, son incapacité à présenter un visage respectable, uni et crédible a considérablement freiné son essor électoral.

Cela étant, une question revient sans cesse quand on évoque les succès et les échecs de l'extrême droite, en Belgique ou ailleurs. A quoi doit-on jauger cette réussite ? Uniquement aux performances électorales ? Ou bien faut-il examiner le degré de percée des idées d'extrême droite dans la société et la manière dont elles s'incarnent dans les politiques mises en avant par d'autres partis, considérés comme ne relevant pas de l'extrême droite, et de certains gouvernements ? La politique menée par le gouvernement français cet été vis-à-vis des Roms a relancé ce type de questionnement et de polémique.


Manuel Abramowicz: Le Front national belge, à l'instar désormais du Vlaams Belang en Flandre et du FN français, est connu depuis toujours pour ses guerres de clans, ses tensions intestines, ses tentatives putschistes pour y prendre le pouvoir et ses dizaines de dissidences. Aujourd'hui, le «label» FN est disputé par deux fractions frontistes différentes : celle conduite par le conseiller communal et président de l'asbl fondatrice du parti (dite « FN canal historique »), Salvatore Nicotra, et celle de l'ex-député fédéral Patrick Cocriamont, composée par les anciens parlementaires régionaux Charles Pire et Charles Petitjean, ainsi que par le mouvement néofasciste Nation (dit le « FN réunifié »). Récemment, une décision judiciaire en première instance a donné raison au second FN. Mais, le Front de Nicotra a interjeté appel et a également déposé plainte contre ses concurrents frontistes. Selon vous, à qui appartient réellement le Front national ?

Jean Faniel : Il s'agit là d'une question très complexe, qui a déjà été évoquée en justice et qui, je pense, ne pourra être réellement tranchée que par un tribunal. A moins, bien sûr, que ces différentes personnes et fractions ne se rabibochent et aplanissent leurs querelles, au moins pour un temps, ce qui ne serait pas complètement neuf dans ce milieu politique habitué aux disputes fratricides suivies de retrouvailles apparemment invraisemblables.

Plusieurs dimensions sont en jeu. Certains peuvent soutenir être les représentants légaux de l'asbl « historique », fondée en 1985. Cela leur donnerait donc une légitimité morale et historique à représenter le FN. D'autres ont été parlementaires du FN, au niveau fédéral ou à celui des entités fédérées, et pourraient de ce fait se targuer d'avoir déjà représenté légalement la « marque » FN. D'autres encore pourraient précisément mettre en avant qu'ils ont déposé le sigle FN comme marque sur laquelle ils ont la propriété intellectuelle.

Si un juge est appelé à trancher pareil conflit, il faudra voir quelle légitimité il privilégiera. La protection d'une marque dans une optique commerciale ? Après tout, avec un peu de cynisme, on pourrait considérer que les candidats frontistes feront une bonne affaire s'ils sont élus : ils percevront une indemnité parlementaire, auront droit à des collaborateurs rémunérés par l'assemblée dont ils seront membres, leur formation percevra une dotation publique et, s'ils sont suffisamment nombreux, ils pourront former un groupe qui bénéficiera lui aussi de moyens de fonctionnement. Bref, il pourrait être sensé d'appliquer une logique économique et commerciale en raisonnant ainsi. Mais les autres logiques pourraient paraître tout aussi fondées.

Le plus probable est que ce problème se pose au moment du dépôt des listes électorales. C'est alors au magistrat chargé de vérifier la validité des dépôts de candidature qu'il appartiendrait, dans une certaine urgence, de trancher ce litige. Sans nécessairement que cette décision ait un caractère définitif. Bref, en la matière, beaucoup de choses sont sans doute possibles.

Propos recueillis par Manuel Abramowicz

Quand l'extrême droite régresse, la gauche radicale progresse



Salvatore Nicotra, président de l'asbl fondatrice du parti, lors d'un meeting, à l'époque où le Front national était en bonne santé - Photo : DR

Les années nonante furent favorables sur le plan électoral au Vlaams Belang et au Front national. Les années 2010 seront-elles bénéfiques pour les partis de la gauche radicale, contestataire et populaire ?

La progression électorale du Parti du Travail de Belgique (PTB) pourrait le laisser supposer (voir les deux tableaux ci-dessous). Le même phénomène est également observé dans d'autres pays européens : en Grèce, au Portugal, en Irlande, en Allemagne...

(M.AZ).


Comparaison de l'évolution électorale entre l'extrême droite et la gauche radicale aux élections communales de 1994, 2000 et 2006 dans deux communes wallonne

 

Résultats aux élections communales à La Louvière (Hainaut)

Elections Extrême droite Gauche radicale
1994 14,1%
(FN)

1,2%
(0,9% PTB; 0,3% GU)
2000 3,7%
(3,1% FN; 0,6% BW)
4,2%
(3,1% PC; 1,1% PTB)
2006 8,6%
(FN)
10%
(5,8% UDSC; 4,2% PTB)

 

Résultats aux élections communales à Herstal (Prov. de Liège)

Elections Extrême droite Gauche radicale
1994 10,5%
(6,5% Agir; 3,5% FN; 0,5% Unie)
4%
(2,4% PTB; 1,6% PC)
2000 3% 8,7%
(7,2% PTB; 1,5% PC)
2006 incapable de déposer une liste 9,4%
(PTB)

 

Initiales utilisées dans les tableaux ci-dessus :

Agir : Avant-garde d'initiative régionaliste. «Front wallon» d'extrême droite fondé, en 1989, par des dissidents du Parti des forces nouvelles. Au milieu des années nonante, après l'implosion d'Agir, ses principaux dirigeants rejoignent le FN de Daniel Féret. Sa tendance minoritaire met sur pied un mouvement néorexiste, le mouvement Ref. En 2000, ils se retrouveront pour créer le Bloc wallon.

BW : Bloc wallon. Parti d'extrême droite formé, en 2000, par des dissidents du FN, les ex-dirigeants d'Agir et le mouvement Ref. Il disparaitra après les élections communales de 2000.

FN : Front national. La plus importante formation d'extrême droite francophone en Belgique, le FN est créé en 1985 à Bruxelles autour de Daniel Féret, avec l'appui de plusieurs groupuscules nationalistes, racistes, néonazis et néorexistes : Union pour une nouvelle démocratie (UND), groupe Delta, Mouvement social nationaliste (MSN), Europèse partij-Parti européen (Epe)...

GU : Gauches unies. Mouvement politique fondé en 1994 par le Parti ouvrier socialiste (POS, aujourd'hui Ligue communiste révolutionnaire), le Parti communiste, des militants d'autres formations anticapitalistes, des responsables syndicaux de la FGTB, de la CSC et du Mouvement ouvrier chrétien.

PC : Parti communiste. Il s 'agit de l'historique parti marxiste de Belgique, issu en 1920 d'une scission du Parti ouvrier belge (l'ancêtre de l'actuel Parti socialiste). Jusqu'en 1985, le PC était encore représenté au Parlement fédéral.

PTB : Parti du Travail de Belgique. Le PTB est apparu en 1970, en Flandre d'abord, sous le nom de Tout le pouvoir aux ouvriers (Amada). Parti marxiste-léniniste maoïste et staliniste, depuis 2008, il a adopté un tournant réformiste, tout en restant ouvertement marxiste.

UDSC : Union démocratique socialiste du Centre. Cartel électoral, existant uniquement à la Louvière, formé par des dissidents du PS avec des syndicalistes de la FGTB et des transfuges du PC.

Unie : liste de l'ultra droite belgicaine, soutenue par le rédacteur en chef de l'époque de Père Ubu, plusieurs de ses membres rejoindront ensuite le Front national ou le Front nouveau de Belgique.


 


Note de la rédaction
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© RésistanceS.be – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le lundi 27 décembre 2010.

 

 

 

Le Front national a une santé fragile

Après plusieurs belles années pour lui, aujourd'hui le Front national a une santé très fragile – Photo : DR.

 


Jean Faniel

Jean Faniel
Après des études de sciences politiques à l'Université libre de Bruxelles (ULB), Jean Faniel entame un doctorat et est membre du Cevipol de l'ULB. Depuis, il est l'un des chercheurs de l'équipe du Centre de recherche et d'information socio-politiques (Crisp).

 


 

Le FN dans les magouilles?

Le FN dans les magouilles ?

 


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