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Introduction à notre dossier Elections 2004

 

Des élections décisives

 

Elections régionales bruxelloises de 1989 : affiches électorales du Vlaams Blok et du Parti des forces nouvelles (PFN). Aujourd’hui plusieurs anciens dirigeants du PFN, un groupuscule néonazi soutenu à l’époque par le Vlaams Blok, figurent sur les listes électorales du FN et du VB © Photo Manuel Abramowicz.

 

La donne est simple : il y aura un avant 13 juin 2004 et un après 13 juin 2004. Les élections européennes mais surtout le scrutin régional seront décisifs pour l’avenir immédiat de notre pays.

Au plan régional, en Flandre, si le camp des formations politiques d’opposition, dont le Vlaams Blok fait entièrement partie, augmente de façon vertigineuse en voix, il est évident que l’équilibre du gouvernement fédéral conduit par le parti libéral flamand VLD (annoncé comme le grand perdant du 13 juin prochain) sera fragilisé. Verhofstadt II devra-t-il démissionner ? Certainement, prédisent beaucoup d’observateurs du monde politique. Les chrétiens populistes (de plus en plus flamingants) du CD&V et leurs alliés nationalistes anti-Belges du NVA seront alors les bénéficiaires de ce naufrage gouvernemental. Ils ne seront pas les seuls. Le parti séparatiste néofasciste de Frank Van Hecke et de Filip Dewinter fêtera avec optimisme – pour leur plan de carrière - la chute de Verhofstadt II. Tel un vautour, le Vlaams Blok attend patiemment son tour pour piquer sur sa proie et la dévorer.

A Bruxelles, ce même parti pourrait aussi être plus que nuisible pour le système. Si le 13 juin, il devient le premier parti flamand de la capitale, il gagnera le gros lot : la possibilité de bloquer démocratiquement les rouages institutionnels de la Région bilingue de Bruxelles-capitale. Le scénario annoncera alors carrément la fin de la Belgique à court terme.

Les francophones d’extrême droite, pour leur part, continuent à représenter un « danger divisé ». En effet, les pales copies belges francophones du « lepénisme » attaquent toujours le système en ordre dispersé. Le jour où le Front national réussira, comme de 1991 à 1995, à phagocyter l’ensemble des petits groupuscules sous son label, les mondes politiques wallon et bruxellois francophones pourront vraiment trembler, comme le font leurs homologues dans le Nord du pays, depuis plus d’une décennie.

Comme vous l’aurez compris, les enjeux des élections du 13 juin sont manifestes. C’est pour cette raison que la rédaction de RésistanceS vous propose un dossier entièrement consacré à celles-ci.

Manuel ABRAMOWICZ
Coordinateur de la rédaction de RésistanceS

© RésistanceS – www.resistances.be - Bruxelles - Belgium – 15 mai 2004

 

Analyse des résultats du scrutin du 13 juin 2004 NOUVEAU

L’extrême droite : stop ou encore ? (15 juin 2004)

Le « vote protestataire » d’extrême gauche également en hausse (15 juin 2004)

Voir aussi: J'aimerais qu'on m'explique, la nouvelle chronique de Nadia Geerts

Sommaire du dossier Elections 2004

Introduction de ce dossier

Les précédents résultats (1999)

Qui sera présent le 13 juin ?

Les absents du 13 juin

Un néonazi du FN désigné député?

Républicain, le Vlaams Blok?

Bruxelles : le double discours du Vlaams Blok

Elections : rendez-vous pour les règlements de compte
(Bloc National – Front national)

La liste bruxelloise FIRE est un sous-marin du Vlaams Blok

Vlaams Blok = Blocage (06/06/04)

Forum. Démocratie en danger : quelle réponse des partis « traditionnels » ?

Bruits de campagne - 24/05/04

Une nouvelle campagne contre l'extrême droite

Ce dossier a été coordonné par
Manuel ABRAMOWICZ

Mis en ligne le 1 juin 2004.


Quartier général du Front national, à Molenbeek en 1988 © Photo Manuel Abramowicz.


© RésistanceS – www.resistances.be - Bruxelles