RésistanceS.be 14-11-2010

Pays-Bas, extrême droite et violence


La coalition gouvernementale batave très mal soutenue par l'ultra droite ?


Le PVV, le parti d'extrême droite populiste et libéral de Geert Wilders, serait-il un rassemblement d'éléments délinquants, comme la plupart des partis d'extrême droite européens ? Plusieurs faits divers impliquant des élus d'extrême droite pourraient mettre à mal la coalition libéral-chrétienne au pouvoir au Pays-Bas. Coalition soutenue par le PVV...

 


L'un des élus de la droite populiste et islamophobe par qui le scandale est arrivé... figure toujours sur le site officiel du Partij voor Vrijheid de Geert Wilders. Quelques jours après le scandale, il fut réhabilité par Wilders.


Le Partij voor vrijheid (PVV, en français : Parti pour la liberté), depuis le mois passé, soutient à partir du parlement la coalition formée par le parti libéral (VVD) et le parti chrétien-démocrate (CDA) bataves. Cette coalition se repose sur une courte majorité de 76 sièges et a mis un certain temps avant de pouvoir se mettre en place. Pour y arriver, ses concepteurs ont été obligés de s'allier politiquement avec la formation xénophobe, islamophobe et ultra-libérale du tonitruant Geert Wilders. C'est en 2006 que celui-ci fit dissidence du Volkspartij voor vrijheid en democratie (VVD, parti populaire pour la liberté et la démocratie, d'obédience libérale) et mis sur pied une nouvelle formation politique, le PVV.

Le gouvernement hollandais, mené par le libéral Mark Rutten (VVD), est des plus fragiles. Pourtant les partisans de celui-ci affirment qu'il pourra agir aisément pour proposer aux Hollandais un pouvoir stable.

Violence, sexe et drogue
Malgré l'assurance avancée déjà les premiers fractures qui risquent de menacer ce gouvernement, soutenu par le PVV, apparaissent, un mois à peine après sa naissance chaotique.

Ce sont des révélations sur les agissements violents et hors-la-loi de plusieurs élus du parti de Wilders qui pourraient constituer les premières embuches à la majorité parlementaire, pilier de l'actuel gouvernement de La Haye. Ces révélations concernent notamment Eric Lucassen. Cet ex-militaire aujourd'hui élu du PVV (revoir notre illustration ci-dessus) a été précédemment condamné, selon une télévision hollandaise, en première instance et en appel pour avoir forcé deux collaboratrices d'avoir avec lui des rapports sexuels. Il a, en plus, intimidé violemment et à plusieurs reprises ses voisins. Ceux-ci ont porté plainte contre ce «digne» représentant du Partij voor vrijheid. Il serait également un client régulier d'un coffee shop dans sa commune, où il est loisir de consommer sur place de la drogue et de s'en procurer...


Coup de tête
Mais ce Eric Lucassen n'est pas l'unique cas, au PVV, à défrayer la chronique judiciaire. D'autres élus du parti ont également été cités dans divers faits de violence. C'est le cas d'Hero Brinkman : celui-ci s'est violemment attaqué à un barman qui avait refusé de le servir. Le même Brinkman est encore connu pour un conflit violent avec un entrepreneur. Quant à Marcial Hernandez, cet autre élu du Parti de la liberté, il a été carrément incarcéré, certes uniquement durant une seule nuit, pour avoir donné un coup de tête, dans un café, à un autre client. Autre exemple de cette brochettes d'élus d'extrême droite violents : le député Dion Graus. Il est accusé d’avoir molesté sa femme, enceinte de surcroît !

En vue d'éviter l'infiltration de néonazis, d'individus violents et pouvant donc participer à la diabolisation de son parti, Geert Wilders, le leader flamboyant du PVV, a toujours affirmé avoir fait un screening minutieux des candidats avant la confection des listes électorales. Une tentative sans beaucoup de succès apparemment vu le pedigree des élus PVV qui se retrouvent désormais au cœur de l'actualité judiciaire.

L'extrême droite a toujours été un réceptacle accueillant (aussi) des personnes frustrées qui pour s'exprimer de façon plus directe utilisent facilement la violence. Il n'en est pas autrement aux Pays-Bas.

Johan Gulbenkian

 


Note de la rédaction
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© RésistanceS.be – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 14 novembre 2010.

 


Geerts Wilders (à l'extrême droite sur cette illustration et sur la scène politique batave) à la Une d'un des grands quotidiens hollandais annonçant la formation du gouvernement libéral-chrétien soutenu par son PVV d'ultradroite populiste, xénophobe, islamophobe et regroupant également de violents élus ?


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• etc. etc.


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