| RésistanceS 03-10-2006 |
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Du FN au VB Les harkis francophones du bloc flamand
Harkis ? C'est le nom donné aux Algériens colonisés qui durant la guerre d'Algérie (1960) s'étaient opposés à l'indépendance de leur territoire national. Les harkis combattirent avec la France contre les indépendantistes algériens. Après la fin de l'''Algérie française'', des milliers d'entre-eux s'exileront en France afin d'éviter la répression. Le terme ''harki'' est, depuis lors aussi utilisé dans les milieux de l'extrême droite belge pour désigner les militants de langue française du Vlaams Blok / Belang (VB). Déçus de l'extrême droite francophone pour ses conflits internes légendaires et ses incompétences multiples, plusieurs nationalistes francophones sont passés dans les rangs du VB. Cet exil en terre ''flamande'' a débuté par une première vague d'''immigration'' observée dès le milieu des années 80. Ces transfuges proviennent alors d'une myriade d'organisations marginales : Association politique pour un Orde nouveau (Apon), Front nationaliste populaire (FNP), Europese partij-Parti européen (Epe), Zwarte orde-ordre noir (Zoon), équipe de rédaction de la publication ''Volonté européenne''... Des identitaires lézardés
Les preuves des liens historiques du Vlaams Blok / Belang avec des néonazis francophones : extrait d'un courrier de Filip Dewinter, le big-boss du VB, adressé au Parti des forces nouvelles, republié dans le mensuel de ce dernier, en été 1989 (Document : RésistanceS). Le BIS recevait à l'époque le soutien ''sécuritaire'' du groupe néonazi l'Assaut d'Hervé Van Laethem, lui aussi partisan de longue date de la cause national-flamande. Effectivement, l'Assaut était directement issu du VMO-Bruxelles, la section francophone du Vlaamse militanten orde (VMO). Le VMO ? L'Ordre militant flamand, une organisation flamingante aux accents néonazis, qui a reçu au milieu des années 80 l'apport de jeunes activistes provenant de groupuscules francophones, souvent confidentiels. Ces ''franco-fachos'' seront encadrés par le VMO-Bruxelles, dont le leader était déjà le même Hervé Van Laethem. Autre pilier du VMO bruxellois : Emile
Robe. Chef autoproclamé du parti Rex National, groupuscule
fidèle à l'ex-général SS wallon Léon
Degrelle, Emile Robe fut aussi durant cette période l'éditeur
responsable de ''Volonté européenne'', une publication
francophone néonazie, tendance ''radicale'' et pro-islamique
(lire au sujet de l'extrême droite pro-intégrisme musulman,
l'article de RésistanceS.be : L'extrême droite pro-intégriste
islamique existe.
Après les élections législatives de 2003, plusieurs de ces harkis, dont Patrick Sessler (le bras-droit du président du VB bruxellois, Johan Demol) et Paul Arku (député régional bruxellois du VB) quittent leur formation d'accueil pour rejoindre... le Front national. Depuis lors, plusieurs anciens du FN qui étaient passés au VB il y a plusieurs années sont de retour dans les rangs du FN ! Quant à Hervé Van Laethem, après l'auto-dissolution du groupe l'Assaut en 1993, il poursuivra sa route dans la mouvance ''franco-fachos'' pro-VB, mais rejoindra, en 1995, le Front nouveau de Belgique, une formation nationaliste belge anti-séparatiste, donc hostile au VB. Quatre années plus tard, l'ex-leader des nationalistes francophones, roulant pour le compte des radicaux nationaux-flamands, co-fondera le Mouvement pour la Nation, d'obédience nationaliste bruxello-wallonne. Même une chatte n'y retrouverait plus ses jeunes... Alexandre VICK
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Sur RésistanceS.be Pour comprendre ce sujet, lire aussi sur notre site : La facho-zizanie continue ! (29/08/2006) Une alliance francophone au service du Vlaams Blok / Belang (15/02/2006) Bruxelles : le double discours du Vlaams Blok (30/03/2004) Les collaborateurs francophones du Vlaams Blok (10/09/2000) |