RésistanceS.be 12-02-2011

Banalisation de l'extrême droite en Flandre


Marie-Rose Morel (VB) nouvelle icône du populisme flamand ?


La disparition de Marie-Rose Morel (38 ans) a été l'occasion de la banalisation en Flandre du Vlaams Belang, le parti antidémocratique qu'elle avait rejoint en 2004, après un passage éphémère à la N-VA de Bart De Wever, un ancien ami d'université. Fidèle en amitié, le patron des nationalistes flamands a lu un éloge funèbre lors de l'enterrement de l'ex-parlementaire d'extrême droite.

 

Le Soir sur Morel

Extrait de la page du quotidien Le Soir, de ces 12 et 13 février 2011, consacrée à la disparition de la dirigeante du Vlaams Belang © Le Soir.

 


Ancienne de la N-VA (le premier parti en Belgique, depuis les dernières élections législatives de juin 2010), passée en 2004 au Vlaams Belang (VB), parti d'extrême droite nationaliste flamand, Marie-Rose Morel est décédée le 8 février dernier d'un cancer. Elle était âgée de seulement 38 ans.

Opposante interne
Mariée tout récemment à Frank Vanhecke, député européen et ancien président du VB, Marie-Rose Morel fut la meneuse, avec celui-ci, des «réformistes» de cette formation d'ultradroite, issue en 1978 de la branche néonazie du mouvement nationaliste radical flamand. Morel, Vanhecke et une poignée d'autres «VBistes» pragmatiques avaient comme objectif de faire sortir leur formation de son isolement politique, causé par le cordon sanitaire. Ils s'étaient alors violemment heurtés au clan des radicaux du Vlaams Belang, conduit par Filip Dewinter, l'officiel «numéro deux» du parti mais en réalité son véritable chef.

Atteinte d'un cancer, elle avait décidé de médiatiser son calvaire, notamment dans la presse populaire. Ainsi, elle animait une chronique régulière dans Het Laatste Nieuws, le grand quotidien populaire et libéral lu par plus d'un million de lecteurs.

 

Morel. Elections Vlaams Belang

Marie-Rose Morel (au centre de la photo) entourée de la direction historique du Vlaams Belang : Filip Dewinter (à sa droite), Gerolf Annemans et Franck Vanhecke. Photo extraite d'un tract du parti d'extrême droite – Archives RésistanceS.be

 

Bart De Wever présent
Son enterrement s'est déroulé ce samedi 12 février, à Anvers, dans une cathédrale remplie de monde. Selon la volonté de Marie-Rose Morel, Bart De Wever, le président-fondateur de la N-VA, y pris la parole pour honorer leur ancienne amitié, datant de leurs années d'études universitaires.

Le quotidien Le Soir, daté des samedi 12 et dimanche 13 février 2011, a consacré une page à cet événement surmédiatisé et à la banalisation dans le paysage médiatique du Nord du pays du Vlaams Belang, pourtant toujours considéré comme un parti antidémocratique.

A ce propos, Manuel Abramowicz, coordinateur en chef de la rédaction de RésistanceS.be, a été interviewé par Le Soir, avec le consultant Frank Thevissen, ex-professeur de communication politique à l'Université libre flamande de Bruxelles (VUB).




Interview de Manuel Abramowicz (RésistanceS.be) dans le quotidien Le Soir des 12 et 13 février 2011 © Le Soir. POUR LA LIRE

 

 

 


Note de la rédaction
Nous acceptons volontiers que nos informations soient reproduites. Nous souhaitons cependant que vous en citiez la source, en indiquant clairement qu'elles proviennent de ResistanceS.be, l'Observatoire belge de l'extrême droite.

 

 

© RésistanceS.be – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be– info@resistances.be – Article mis en ligne le 12 février 2010.



Venant de la N-VA de Bart De Wever, en 2004, Marie-Rose Morel avait rejoint le Vlaams Belang, incarnation moderne de l'extrême droite nationaliste flamande des années 1930.



Sur le Vlaams Belang, lire notamment sur RésistanceS.be

C’est la guerre totale au Vlaams Belang

Frank Vanhecke, ancien président du Vlaams Belang, en correctionnel

L'idéologue historique du Vlaams Belang condamné pour négationnisme

Qui est réellement Philip Dewinter ?

Le Vlaams Belang cultive ses racines nazies ?

VB-NSV, des liens pour un Ordre nouveau

Les candidats du VB : vieux et cumulards ! 

Etc. Etc.
Note de la rédaction
Nous acceptons volontiers que nos informations soient reproduites. Nous souhaitons cependant que vous en citiez la source, en indiquant clairement qu'elles proviennent de ResistanceS.be, l'Observatoire belge de l'extrême droite. Pour la reprise de nos informations sur des sites Internet, veuillez faire un hyperlien vers notre site : www.resistances.be


Campagne « Extrême droite : ils se trompent de colère ! »

Depuis le mois d'août 2008, RésistanceS.be, le web-journal de l'Observatoire de l'extrême droite, anime une campagne d'information pédagogique en direction des électeurs et des militants d'extrême droite !

Pour plus d'information et la soutenir CLIQUEZ ICI


Comité de soutien de l'asbl RésistanceS



Pour bénéficier de nos services :
que faire ?

Soutenez vous aussi RésistanceS.be !
Média gratuit proposé par l'Observatoire belge de l'extrême droite, RésistanceS se réalise uniquement grâce à l'apport financier de son équipe et de certains lecteurs qui lui font des dons.
Vous lisez gratuitement les articles de RésistanceS.be !
Soutenez financièrement ce service exceptionnel en versant un don sur son compte bancaire :

n° 310-1618732-82
IBAN : BE25 3101 6187 3282

Avec en communication : « Don 2011 »

... et abonnez-vous gratuitement à sa Newsletter !
Vous souhaitez recevoir des informations sur l'Observatoire de l'extrême droite, le journal RésistanceS.be et les réactualisations de son site Internet :
=> Abonnez-vous (c'est en plus gratui mais cela n'empêche pas de faire un don : revoir ci-dessus) à sa Newsletter : CLIQUEZ ICI




Affiche de la campagne d'information 2009 de RésistanceS.be, le web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite © asbl RésistanceS.be 2011