RésistanceS 20-06-2008

Dernière nouvelle : meeting à Bruxelles du MDI annulé ! (22/06/08)

Radicalisation raciste
chez certains immigrés de Belgique ?

Création d'un mouvement politico-ethno-identitaire panafricain à Bruxelles


Une organisation radicale panafricaine pro-apartheid va s'implanter dans quelques jours à Bruxelles. Issu d'un courant raciste identitaire d'enfants d'immigrés, le MDI préconise la création d'un large front contre tous «les impérialismes». L'antenne belge sera inaugurée le samedi 28 juin prochain, au centre de Bruxelles, par Kémi Séba en personne. En France, le leader du MDI est accusé de racisme. Des liens existent aussi entre sa mouvance politique et des néonazis. Eclaircissements sur ces nouveaux mouvements «politico-ethno-identitaires» issus de l'immigration...


Depuis plusieurs années, au sein de la jeunesse issue de l’immigration, une radicalisation s’est observée avec l’apparition de mouvements comme les Indigènes de la République, ici lors de l’un de leurs meetings, à Paris, à l’occasion de la campagne pour l’élection présidentielle de 2007. Aujourd’hui, une frange encore plus radicale, proche de l’extrême droite, se structure sous la forme de mouvements « politico-ethno-identitaires » © Photo : Manuel Abramowicz.


Récemment, RésistanceSa été informé de la programmation à Bruxelles, pour le samedi 28 juin prochain, d'un meeting du Mouvement des damnés de l'impérialisme (MDI). Ce rassemblement aura lieu à l'occasion du lancement officiel de l'antenne belge de ce MDI. Caractérisé par son style subversif, ce mouvement radical donne rendez-vous à ses supporters bruxellois sur les marches de la Bourse, à 14 h 30 précises. Des activistes du MDI conduiront ensuite leurs sympathisants et invités présents à la salle du meeting, dont le nom et l’adresse ne sont pour l'instant pas encore diffusés. Une mesure visant à éviter les pressions qui pourraient être faites – en vue d'annuler ce meeting - sur le propriétaire de la salle louée pour l'occasion. Méthode également utilisée par le Front national et les néonazis de Blood and Honour.

L'invitation pour assister au meeting de création du MDI-Belgique a été lancée à «toutes les personnes qui s’opposent au Nouvel Ordre Mondial, et qui sont en lutte contre l’impérialisme», selon un des messages diffusés par ce mouvement.

Nationalistes blancs et noirs : même combat !
Apparu récemment – en mars dernier – à Paris, autour de 200 supporters, le Mouvement des damnés de l'impérialisme affirme regrouper des «militants panafricains, traditionalistes paneuropéistes, panarabes, mais aussi asiatiques». Son objectif est «de mettre un terme à l'hégémonie des impérialistes (axe américano-sioniste, illuminatis et autres groupes occultes impérialistes)». Tout un programme !

Le président (et fondateur) du MDI est Kémi Séba. Né en 1981 à Strasbourg, il est issu de la communauté béninoise exilée en France. Il débute sa militance dans les rangs de la branche française de la Nation of Islam, le mouvement radical afro-américain musulman connu pour les prêches antisémites et racistes anti-blancs de son dirigeant, Louis Farrakhan. Kémi Séba devient ensuite un adepte du kémitisme panafricain, une doctrine qui affirme la suprématie des Africains sur les autres peuples, ainsi que l'origine noire de la civilisation égyptienne. De son vrai nom Stellio Gilles Robert Capochichi, Kémi Séba (qui signifierait en égyptien ancien «l'étoile noire» ou «l'enseignant noir») va finalement fonder sa propre organisation, la Tribu ka, en 2004. Après la polémique qu'elle suscite suite à ses propos et actions antisémites, cette «tribu» change de nom en novembre 2006 pour devenir la Génération Kémi Séba (GKS). Caricaturalement imbu de sa personne, grâce à des adeptes scotchés à ses paroles considérées comme «divines», Kémi Séba vient de transformer, une fois de plus, la structuration de sa mouvance - que nous qualifions de « politico-ethno-identitaire » - en fondant, en mars dernier, le Mouvement des damnés de l'impérialisme. Mais contrairement à la Tribu ka ou à la GKS, qui rassemblaient exclusivement des militants noirs, le MDI souhaite désormais élargir son assise. C'est pour cela que des «indo-européens» (des blancs européens, dans le jargon identitaire de l’extrême droite racialiste) feraient aujourd'hui également partie de ce mouvement.

Rien d'étonnant à cela : les liens du MDI avec l'extrême droite européenne sont nombreux. Comme la Nouvelle droite, le courant idéologique nationaliste européen apparu en France en 1969, le MDI se revendique à la fois comme «antiraciste et ethno-différencialiste». Dans la réalité, le racisme est la colonne vertébrale de la doctrine politique, tant de la Nouvelle droite que du MDI. Pour eux, chaque peuple doit se développer séparément dans le but de garder sa propre identité (nationale, culturelle et en fin de compte... raciale !). Chacun d'eux évoque le respect des cultures différentes pour mieux préconiser la «séparation des races». Les vieux slogans racistes des années 1930, instrumentalisés par le théoricien nationaliste Charles Maurras, «La France aux Français» est désormais complété de « ...et L'Afrique aux Africains». Le MDI de Kémi Séba préconise des zones autonomes pour les populations immigrées implantées au cœur de la société française. Avant un retour dans les pays d'origine de leur parents ou grands-parents ?


Les « nouveaux mouvements politico-ethno-identitaires » : encore plus radicaux que les Black panthers américaines. Ces dernières étaient eux marxistes et antiracistes !

Définition


Ethnodifférencialisme : l'apartheid planétaire

Dans sa propagande, le Mouvement des damnés de l'impérialisme (MDI) se revendique comme ethnodifférentialiste.


L’«ethnodifférentialisme» est un «nouveau vocable (apparu dans les années 1980) utilisé par l’ensemble de l'extrême droite européenne, pour soi-disant revendiquer le respect des identités ethniques. En réalité, derrière celui-ci se cache une idéologie ouvertement raciste et adaptée au cadre juridique et médiatique actuel».

Définition du MRAX, Alexandre Vick, MRAX-Information, n°59, juin 1990, p.12

«L'extrême droite ne défend plus (toujours) un racisme de type ''biologique'', mais un ''racisme ethnodifférentialiste''. Ainsi, pour rapatrier les immigrés (la base de son programme électoral) dans leur pays d'origine, il faut les encourager à préserver leur identité et leurs traditions nationales. Il n'est plus question ici d'une structure hiérarchisée des ''races'' (avec des ''races supérieures'' et des ''races inférieures'') mais d'une prétendue défense de l'identité. Le danger pour l'Europe, selon le «néo-racisme», n'est pas représenté par les Arabes, par exemple, mais par la culture traditionnelle arabo-musulmane. Les affiches du Front national belge ont pour slogan : ''Gardez vos foulards et mettez les voiles !''. C'est la théorie du chacun chez soi. (...). Dans cette même logique, les euronationalistes rejettent les Etats-Unis, une ''sous-culture cosmopolite''. Objectif : la création d'un apartheid planétaire...»

Manuel Abramowicz, in Extrême droite et antisémitisme en Belgique – De 1945 à nos jours, livre publié aux éditions EVO, Bruxelles, 1993, p. 53.


Nouveaux mouvements politico-ethno-identitaires
Le MDI - et avant lui Tribu ka et la GKS – incarne, pour l'instant de manière limitée, une radicalisation d'une frange de la jeunesse issue de l'immigration (de la troisième et parfois même de la quatrième génération) et d'une poignée de primo arrivants. La haine de la société française, du matérialisme, du consumérisme, des «impérialismes français, américain et sioniste»... est à l'ordre du jour, au travers une doctrine mélangeant la dénonciation d'un «colonialisme intérieur» des populations étrangères vivant dans l'Hexagone et la défense d'un nationalisme qui devrait être propre à celles-ci. D'autres mouvements revendicatifs du même type que le MDI se développent aujourd'hui encore dans les quartiers populaires, comme la Banlieue anti-système (BAS). La BAS est animée par deux jeunes filles aux propos sérieusement bien huilés, sous la forme d'un discours révolutionnaire, pour engendrer la haine chez leurs adeptes. Ce collectif de banlieue affirme par exemple : «le but ultime de BAS sera de rendre la souveraineté à chaque individu se sentant concerné par le présent et l’avenir de sa civilisation !» (extrait de sa présentation officielle sur son blog).

Ces nouveaux mouvements politico-ethno-identitaires se profilent aussi par une critique sévère et un rejet catégorique des mouvements «traditionnels» d'opposition au racisme et représentatifs des «peuples opprimés». Le Mrap ou SOS Racisme, en France, sont dès lors considérés comme des vendus à l'Etat français «esclavagiste» resté colonialiste. Les Indigènes de la République, mouvement à la passe de ce courant identitaire critique, sont aujourd'hui eux même dépassés sur leur droite...

Ce n'est pas pour rien que ces nouveaux mouvements, menés par de jeunes français d'origine étrangère, fiers de leurs origines ethnique et culturelle, bénéficient d'une bonne presse dans les publications et sites Internet de l'une des franges les plus radicales de la droite nationaliste néofasciste française. Le site Vox-nr, lié à l'organisation les Nôtres (issu d'un groupuscule se revendiquant comme «nationaliste-révolutionnaire» !) apporte ainsi son soutien officiel au MDI de Kémi Séba. Ce dernier avait déjà été interviewé dans le numéro de septembre-octobre 2007 du journal papier de cette mouvance néofasciste folklorique. Un autre «indo-européen» sympathisant du MDI est un certain Boris Le Lay. Se définissant comme un «militant nationaliste breton, paneuropéiste», pour Le Lay «la création de ce mouvement fédéral anti-impérialiste entre nationaux blancs, noirs, arabes, indiens et asiatiques est une opportunité unique pour contre attaquer et briser l’ennemi». Pour ce jeune nationaliste blanc, née en 1981, «le seul combat authentiquement national est la croisade contre le Judaisme Politique et ses dérivés», selon un de ses articles publiés sur le site Internet du MDI.

Le collectif Egalité & Réconciliation (E&R) de l'écrivain Alain Soral (qui est passé du Parti communiste à la direction du Front national de Jean-Marie Le Pen) voit également d'un bon œil l'émergence de ces mouvements ethno-identitaires. C'est pour cette raison qu'E&R marqua de sa présence la réunion de lancement officiel du MDI, le 28 mars dernier. Comme le groupe «Droite socialiste».


Le président-fondateur du MDI Kémi Séba et « Tömas W. », le leader de la Droite socialiste, mouvement néonazi, lors d’une manifestation commune organisée à Paris en mai dernier.


Front antisystème avec les néonazis !
Récemment, le Mouvement des damnés de l'impérialisme s'est officiellement allié avec ce groupuscule. La Droite socialiste (DS) devrait en réalité se nommer, vu son orientation idéologique nazie, «Droite national-socialiste». De création récente, la DS rassemble une dizaine de très jeunes activistes (d'une moyenne d'âge de vingt ans), pour la majorité adoptant le style skin-nazi, lors de défilés para-militaires. Au mois de mai de cette année, à Paris, la DS et le MDI organisaient une manifestation commune dans le cœur historique de Paris pour «le retrait des troupes d'occupation françaises à l’étranger». Leur rendez-vous ne rassembla qu'une vingtaine de militants. Quant aux discours tenus par les leaders respectifs de ces deux groupuscules ethnodifférentialistes panafricain et français, la radicalité des propos fut comme à l'accoutumée au programme. Mais la violence ne serait pas que verbale...

Des responsables de la DS ont en effet été interpellés, au début du mois de juin, suite à une fusillade commise dans le département de l'Essonne. Un stock d'armes de guerre et de la «littérature nazie» furent saisis lors des perquisitions effectuées chez ces terroristes amateurs. Ceux-ci agissaient également au sein d'une autre structure politique, aux allures skinheads, Nomad 88 (encore actif sous le nom de Nomad sécurité). Des liens existeraient entre ce groupe néonazi français et une «bande de crânes rasés» similaire active en Belgique, Konflikto 28. Minuscule groupe de nazis-skins préconisant le «White only» et ne regroupant sans doute que cinq ou six activistes, Konflikto 28 est actif dans la région bruxelloise et en Wallonie. Cette bande de nazis-skins se revendique de Blood and Honour, une organisation internationale néonazie responsable d'actes terroristes (en Grande-Bretagne et en Suède, notamment). Sur son site, ce groupe nazi-skin belge francophone affirme être proche du mouvement Nation (1). Une chose est sûre, depuis le départ de la plupart de ses dirigeants «historiques», ce mouvement d'extrême droite ne regroupe aujourd'hui quasi plus que des skinheads nationalistes, à l'exception des deux transfuges de l'UMP sarkozyste belge ! Le mouvement Nation est par ailleurs lié à la mouvance française de Vox-nr et du cercle les Nôtres, les principaux alliés en France du MDI du raciste panafricain Kémi Séba. Que le monde est petit dans cette mouvance rétrograde…

Lors du rassemblement du samedi 28 juin prochain à Bruxelles, y aura-t-il également, outre de jeunes congolais de la capitale qui se mobilisent déjà pour y aller, des «nationalistes blancs» dans la salle du meeting de lancement du MDI-Belgique ? Sans doute. Ces nationalistes, alliés des racistes panafricains du MDI and Co, seront alors identifiés. Et force sera certainement de constater que la structuration possible en Belgique d'un mouvement politico-ethno-identitaire reste aujourd'hui de l'ordre de la marginalité et du folklore. Mais jusqu'à quand ?

Manuel Abramowicz

(1) Depuis plusieurs mois, l’Observatoire belge de l’extrême droite (qui édite le web-journal RésistanceS) avait été informé par un ancien militant du mouvement Nation de la création récente de ce groupe de skins néonazis, actif à Bruxelles et en Wallonie. Les quelques activistes de Konflikto 28 militent ou participent aux activités politiques du mouvement Nation, proche des intégristes nationaux-chrétiens de Belgique & Chrétienté. Dans l’un de ses rapports internes sur ses activités, Konflikto 28 mentionnait récemment : «Nous avons eux (sic) le grand plaisir de retapisser la capitale pour le plaisir des yeux, par des autocollants du mouvement NATION (mouvement politique légal & démocratique) que nous supportons pour de nombreuses actions». Quant à la profession de foi de ce groupe nostalgique du régime hitlérien, elle mentionne : «Nous sommes à l'image des organisations tel (sic) que Blood and Honour ainsi que comme nos frère (sic) de chez Hammerskins France nous luttons pour notre identité, pour notre sol et notre sang !!! Nous sommes la seule réel (sic) opposition face à l'envahisseur. Déterminé (sic) par les valeurs de l'Europe Blanche (paienne, chrétienne). Nos valeurs National-Socialiste concernant les Loi de la Nature, nous guide dans le combat et nous fait (sic) rappeler que si nous ne luttons pas, nous ne sauront (sic) alors pas préserver la beauté de notre race». Konflikto 28 affirme par ailleurs être en contact avec ses «frères d’armes de Nomad 88», organisation française néonazie dont des membres sont impliqués dans une fusillade.


Les néonazis belges francophones de Konflikto 28, lié au mouvement Nation, sont également très actifs sur le net – Document : RésistanceS – Obed.

Dernière nouvelle : meeting à Bruxelles du MDI annulé ! (22/06/08)

© RésistanceS – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 20 juin 2008.


 


Incarnée dans les années 1960 par les Black panthers, la cause des Noirs est aujourd'hui aussi détournée par des organisations racialistes proches de l'extrême droite !


Discours politico-ethno-identitaires
Le Mouvement des damnés de l'impérialisme (MDI), fondé en mars 2008 en France par Kémi Séba, incarne désormais le mieux les «nouveaux mouvements politico-ethno-identitaire» présents au sein de populations issues de l'immigration. Fort proche de l'idéologie de l'extrême droite identitaire européenne, des thèses complotistes antisémites et des prêches intégristes religieux, pour mieux comprendre le corpus doctrinal du MDI et du courant politico-sociale auquel il appartient, voici une sélection d'extraits provenant directement de sa propagande et de celle de ses partisans :

«La seule posture moralement acceptable, au sein du MDI, est et reste la culture du respect mutuel, des égards (en latin respectus) envers les peuples damnés par l’impérialisme atlanto-sioniste». Extrait de la charte de fondation du MDI (mars 2008)

«Le MDI est ouvert à toutes les personnes désireuses de mettre un terme à l'hégémonie des impérialistes (axe americano-sioniste, illuminatis et autres groupes occultes impérialistes)».
Extrait de la présentation officielle du MDI.

«Le rouleau compresseur du MDI est en marche, il broie tout sur son passage. Il n’appartient qu’aux Justes de l’Île de France de nous rejoindre afin de définitivement écraser les velléités de la Matrice».
Fari Taharka, coordinateur du MDI Île de France, 6 juin 2008.

«Blancs, musulmans, Noirs, tous unis contre le refus de voir la fierté raciale, ethnique et religieuse rayée d’un trait de plume par la mafia cosmopolite aujourd’hui en guerre contre les peuples libres».

«Oui nous pouvons et nous devons être fiers d’être Noir, Blanc, Arabe, Asiatique. Contrairement aux bobards de la mafia sioniste, le melting pot Talmudico-US n’est pas la seule option sur la table».

«L’union des nationalistes blancs, des panafricains, des musulmans dignes est fondamentale si nous voulons avoir une chance de survivre au plan atlanto-sioniste de domination globale, plan qui suppose la destruction des identités, des terroirs, la marchandisation du vivant, le matérialisme délirant, la destruction du fait religieux et de la morale».

«La stratégie sioniste de domination: diviser les peuples pour imposer son règne sans partage qui induirait la fin de l’humanité libre. Et en effet plus que jamais l’empire détruit nos peuples avec l’arme de l’immigration, de la multiculturalité, de la marchandisation des cultures, force les nations à s’entretuer économiquement, encourage la destruction des traditions sous couvert de nivellement démocratique».

«L’objectif avoué du MDI est bien la destruction du sionisme en France. Une destruction préalable à la libération blanche, kémite et musulmane. Une destruction annoncant un retour des kémites sur leur Terre Mère afin de la relever, à l’instar des indo-européens libérés et des résistants musulmans en terre d’islam». Boris Le Lay, partisan «blanc» du MDI qui se définit comme un «militant nationaliste breton, paneuropéiste», in «La Sainte Alliance des Peuples Libres», article posté le 5 mai 2008 sur le site du MDI.



Comité de soutien de RésistanceS



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