RésistanceS 22-06-2008

Suite à l'enquête de RésistanceS

Le Mouvement des damnés de l'impérialisme annule son meeting à Bruxelles


Ce 20 juin, le web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite (Obed), RésistanceS, vous informait du lancement en Belgique du Mouvement des damnés de l'impérialiste (MDI) . Apparu en France en mars de cette année, le MDI est caractérisé par son radicalisme ethnique (défense du principe des «races différentes») et par son soutien à un système d'apartheid planétaire. Il devait tenir un meeting le samedi 28 juin prochain au centre-ville à Bruxelles.

Suite à l'information diffusée par RésistanceS, l'agence Belga a contacté le MDI. Selon Belga son meeting bruxellois est désormais annulé. La raison officielle ? Le propriétaire de la salle, un membre du Parti du travail de Belgique (PTB, formation populiste d'orientation communiste), où devaient se réunir les fondateurs du MDI-Belgique, a annulé le contrat de location. Sans plus de détails.

L'annulation de ce meeting ne signifie aucunement que l'ambition de ce mouvement racialiste de vouloir s'installer en Belgique n'existe plus. La date de son lancement dans notre pays a juste été remise à plus tard. Le souhait de création d'un MDI chez nous est donc bien réel, même si ses partisans belges ne restent qu'une poignée de militants.

L'Observatoire belge de l'extrême droite et sa publication RésistanceS resteront donc vigilant au sujet du développement possible d'un tel mouvement «politico-ethno-identitaire» . Pour rappel, l'objectif du MDI est l'«alliance de tous les ennemis anti-système», y compris avec ceux de l'extrême droite néonazie identitaire. En effet, des liens existent déjà entre le MDI et divers petits groupes «nationalistes blancs», ainsi que qu'avec des intégristes musulmans anti-occidentaux. Via un antisionisme radical, un antisémitisme de la pire espèce est par ailleurs fortement présent dans le corpus doctrinal du MDI et de ses partisans «blancs» d'extrême droite.

Dépêche de l'agence de presse Belga


Un meeting du Mouvement des damnés de l'Impérialisme annulé


Le Mouvement des damnés de l'Impérialisme (MDI), un groupement extrémiste apparu en France en mars dernier, avait annoncé sur internet la tenue d'un meeting le samedi 28 juin prochain à Bruxelles à l'occasion du lancement de son antenne belge. Son organisateur, contacté par l'agence BELGA, a indiqué que la réunion avait été annulée mercredi, à la suite du refus de location du propriétaire de la salle.

Via internet, les sympathisants étaient invités à rejoindre les marches de la Bourse à 14h30, d'où ils seraient ensuite guidés vers la salle, dont le nom et l'adresse avaient été tenus secrets afin d'éviter justement une annulation de la part du propriétaire.
Selon l'organisateur belge, le responsable de la salle qui avait donné son accord a refusé de la louer une semaine et demie avant l'événement. Il s'agirait, toujours selon la même source, d'un membre du PTB.

Le président-fondateur du MDI, Kemi Seba, était attendu au meeting, qui devait se dérouler de 15h00 à 17h30. « Toutes les personnes qui s'opposent au Nouvel Ordre Mondial, tous ceux qui luttent contre l'impérialisme, sont les bienvenues! », précisait l'invitation.


Kemi Seba n'est pas un inconnu de la justice française. Il a été condamné le 1er avril dernier à 6 mois de prison, dont quatre avec sursis, pour avoir reconstitué un groupuscule noir radical et antisémite, Tribu Ka, qu'il avait fondé mais qui avait été dissous en 2006. Le tribunal correctionnel de Paris avait assorti cette condamnation d'une privation pour un an des droits civiques, civils et familiaux.


Kemi Seba, de son vrai nom Stellio Capochichi, a déjà été condamné en novembre 2007 à un mois de prison ferme et deux ans d'inéligibilité pour avoir diffusé en août 2006 sur son site internet des propos antisémites.


Sur ce site, Kemi Seba estimait que les institutions internationales comme la Banque Mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) ou l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) étaient «tenus par les sionistes qui imposent à l'Afrique et à sa diaspora des conditions de vie tellement excrémentielles que le camp de concentration d'Auschwitz peut paraître comme un paradis sur terre ».

En juillet 2006, le gouvernement français avait dissous Tribu Ka à la suite d'incidents à caractère antisémite qui avaient éclaté deux mois plus tôt à Paris lors d'une manifestation du groupuscule au coeur du quartier juif, rue des Rosiers, dans le centre de la capitale française.


Le web-journal RésistanceS, organe de l'Observatoire belge de l'extrême droite (Obed), a annoncé la publication vendredi soir, sur son site internet (www.resistances.be), d'une enquête sur le MDI, «un courant extrémiste issu de l'immigration». Apparu en France en mars dernier, le MDI est caractérisé par son radicalisme ethnique et par son soutien à un système d'apartheid planétaire, selon la rédaction de RésistanceS.

[Dépêche de l'agence de presse Belga – vendredi 20 juin 2008]


Pour lire l'enquête de RésistanceS sur le MDI, mouvement «politico-ethno-identitaire» racialiste


© RésistanceS – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le dimanche 22 juin 2008.


 


Incarnée dans les années 1960 par les Black panthers, la cause des Noirs est aujourd'hui aussi détournée par des organisations racialistes proches de l'extrême droite !


Discours politico-ethno-identitaires
Le Mouvement des damnés de l'impérialisme (MDI), fondé en mars 2008 en France par Kémi Séba, incarne désormais le mieux les «nouveaux mouvements politico-ethno-identitaire» présents au sein de populations issues de l'immigration. Fort proche de l'idéologie de l'extrême droite identitaire européenne, des thèses complotistes antisémites et des prêches intégristes religieux, pour mieux comprendre le corpus doctrinal du MDI et du courant politico-sociale auquel il appartient, voici une sélection d'extraits provenant directement de sa propagande et de celle de ses partisans :

«La seule posture moralement acceptable, au sein du MDI, est et reste la culture du respect mutuel, des égards (en latin respectus) envers les peuples damnés par l’impérialisme atlanto-sioniste». Extrait de la charte de fondation du MDI (mars 2008)

«Le MDI est ouvert à toutes les personnes désireuses de mettre un terme à l'hégémonie des impérialistes (axe americano-sioniste, illuminatis et autres groupes occultes impérialistes)».
Extrait de la présentation officielle du MDI.

«Le rouleau compresseur du MDI est en marche, il broie tout sur son passage. Il n’appartient qu’aux Justes de l’Île de France de nous rejoindre afin de définitivement écraser les velléités de la Matrice».
Fari Taharka, coordinateur du MDI Île de France, 6 juin 2008.

«Blancs, musulmans, Noirs, tous unis contre le refus de voir la fierté raciale, ethnique et religieuse rayée d’un trait de plume par la mafia cosmopolite aujourd’hui en guerre contre les peuples libres».

«Oui nous pouvons et nous devons être fiers d’être Noir, Blanc, Arabe, Asiatique. Contrairement aux bobards de la mafia sioniste, le melting pot Talmudico-US n’est pas la seule option sur la table».

«L’union des nationalistes blancs, des panafricains, des musulmans dignes est fondamentale si nous voulons avoir une chance de survivre au plan atlanto-sioniste de domination globale, plan qui suppose la destruction des identités, des terroirs, la marchandisation du vivant, le matérialisme délirant, la destruction du fait religieux et de la morale».

«La stratégie sioniste de domination: diviser les peuples pour imposer son règne sans partage qui induirait la fin de l’humanité libre. Et en effet plus que jamais l’empire détruit nos peuples avec l’arme de l’immigration, de la multiculturalité, de la marchandisation des cultures, force les nations à s’entretuer économiquement, encourage la destruction des traditions sous couvert de nivellement démocratique».

«L’objectif avoué du MDI est bien la destruction du sionisme en France. Une destruction préalable à la libération blanche, kémite et musulmane. Une destruction annoncant un retour des kémites sur leur Terre Mère afin de la relever, à l’instar des indo-européens libérés et des résistants musulmans en terre d’islam». Boris Le Lay, partisan «blanc» du MDI qui se définit comme un «militant nationaliste breton, paneuropéiste», in «La Sainte Alliance des Peuples Libres», article posté le 5 mai 2008 sur le site du MDI.



Comité de soutien de RésistanceS



Notre dernier article :

• Actions devant les tribunaux contre l'extrême droite