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Réaction à un article
Droit de réponse
de Roland Pirard
Nous avons reçu un droit de réponse
de Roland Pirard, mandataire du Vlaams Blok/Belang, suite à
la publication d’un article à propos de son élection
au CPAS de la commune bruxelloise de Berchem-Saint-Agathe. Nous publions
ci-dessous ce droit de réponse, à l’exception
des annotions ne pouvant être prises en compte par la loi sur
le droit de réponse.
« Je veux rectifier quelques
mensonges parmi d'autres concernant ma personne, étalés
dans l'article « Roland Pirard, un pur et dur au service du
Vlaams Blok/Belang ».
Je n'ai jamais été « cadre du PFN néonazi
». J'ai donné quelques conférences au local
de ce parti en 1988 (soit il y a plus de 18 ans...) ! Les thèmes
de ces conférences ne concernaient pas la « guerre
raciale ») mais étaient culturels ou géopolitiques
(guerre Iran/Irak...).
Je ne me suis jamais considéré comme un « dirigeant
de l'extrême droite pure et dure issue de la mouvance néonazie
». J'ai toujours rejeté cette classification absurde
entre « droite » et « gauche » et je ne
me suis jamais revendiqué du national-socialisme allemand.
Le Cercle Copernic n'était pas « nostalgique de l'Europe
nazie » mais était un cercle identitaire, opposé
à la destruction des cultures européennes par l'américanisation
culturelle.
La revue Volonté européenne, à laquelle j'ai
participé et qui n'existe plus depuis près de 20 ans
(!), ne servait pas de lien entre divers groupes néonazis
continentaux et elle n'a jamais présenté une vision
idyllique de IIIème Reich.
Je n'ai jamais non plus voulu prendre la direction du FN belge.
Quant à la revue « Vérités bruxelloises
», je ne collabore en rien à sa publication.
La conférence de Lebbeke, où ma participation s'est
limitée à un résumé de l'histoire de
la Russie, n'était pas un « congrès néonazi
» mais un congrès sur le rapprochement, nécessaire,
entre l'Europe et la Russie face à l'impérialisme
américain. Ce thème correspond à ma vision
gaulliste d'une grande Europe.
Je n'ai pas seulement eu des contacts avec l'« extrême
droite ». J'ai aussi fréquenté des politiciens
qui sont « politiquement corrects ». J'ai même
été membre de plusieurs partis « politiquement
corrects »...
Les accusations de « néonazisme » et d'adepte
d'« idéologies nauséabondes et révolues
» que vous portez contre ma personne sont très graves,
elles constituent un véritable appel à la haine et
elles portent atteinte à mon honneur et à ma respectabilité.
Mon engagement politique concerne les problèmes qui se posent
aujourd'hui. Je ne regarde pas constamment dans mon rétroviseur
vers une seule époque ! L'Histoire ne se limite pas à
la période 1933-1945.
Enfin, en tant qu'esprit voltairien et libre, je refuse le «
prêt à penser », les tabous et les dogmes des
églises de Gauche qui veulent imposer leurs fantasmes idéologiques
criminels à toute la population. C'est la raison de mon engagement
politique.
Roland PIRARD
Notre réaction au droit de réponse de R. Pirard
(VB)

Manifestation « identitaire » à Anvers, en janvier
2004. Les « identitaires » rassemblent les plus extrémistes
de l'extrême droite européenne qui ont déjà
apporté leur soutien militant à la plupart des partis
et organisations nationalistes de « Droite » (Front national
belge et français, Vlaams Blok/Belang, Voorpost, Front nouveau
de Belgique...). Roland Pirard, conseiller bruxellois CPAS du Vlaams
Blok/Belang, est désormais proche de ceux-ci. Ces derniers
ont cependant un véritable problème d’identité
: sans Histoire qui les honore, pour exister et militer, ils récupèrent
tout simplement les slogans de la gauche radicale (par exemple celui
de la Ligue communiste révolutionnaire) et les drapeaux (voir
sur cette photo) du mouvement libertaire et anarcho-syndicaliste.
Vous avez dit « identité » ? © photo Blokbuster.
Corrections, rappels historiques et vérités
Le 3 octobre 2006, RésistanceS.be
publiait un article sur les pro-islamistes d'extrême droite
( ).
Il concernait essentiellement les agissements passés du Cercle
Copernic, groupe confidentiel de réflexion idéologique
alors proche du Parti des forces nouvelles (PFN). L'un des «
piliers » de ce cercle, le dénommé Roland Pirard,
est depuis plusieurs années militant du Vlaams Blok/Belang
(VB).
Le 22 décembre dernier, RésistanceS.be
publiait un article suite à son élection au CPAS de
la commune bruxelloise de Berchem-Saint-Agathe ( ).
C'est suite à ce deuxième article que Roland Pirard
nous a communiqué son droit de réponse. Dès lors
qu’il n’a réagi en aucune manière au premier
article, nous pouvons considérer qu'il n'a rien à redire
à son contenu.
Le rappel du passé militant de
Roland Pirard et de ses activités politiques actuelles lui
pose problème. Ce qui est normal lorsqu’on travaille
désormais pour un parti d'extrême droite « politiquement
correct ». Il est vrai qu'au sein du Vlaams Blok/Belang, la
tendance est plutôt au profil « soft », même
si ce parti a été fondé par des revanchards de
la défaite nazie de 1945 et est toujours constitué aujourd'hui
de purs et durs du nationalisme basé sur un système
d'apartheid.
Des articles sur les liens de tel mandataire
ou de tel cadre du VB avec des organisations radicales provoquent
toujours en interne des tensions entre les divers courants formant
ce parti nationaliste flamand séparatiste. Nous prenons donc
bonne note du droit de réponse de Roland Pirard, conseiller
au CPAS de Berchem-Saint-Agathe du Vlaams Blok/Belang. Nous prenons
bonne note, mais...
Cadre ou collaborateur du PFN
?
Que Roland Pirard n'ait pas été un « cadre »
du Parti des forces nouvelles (PFN), nous en convenons. Il en a cependant
été un sympathisant et participa à la fin des
années 1980 à la vie politique de ce groupuscule néonazi
qui considérait les SS comme des modèles pour les combats
d'aujourd'hui. Plusieurs liens formels existaient entre ce PFN et
les anciens SS wallons de Léon Degrelle, alors regroupés
dans l'amicale les Bourguignons.
Le Cercle Copernic de Roland Pirard donnait
des conférences au PFN, pas à notre connaissance à
Amnesty international ou dans les locaux anderlechtois du Musée
de la Résistance ou de ceux du Musée de la Déportation
à Malines, ni pour le public du WWV. Le choix du PFN était
idéologique. Pirard ne pouvait ignorer le corpus doctrinal
du PFN où alors, il faut le considérer comme un naïf.
Puisqu’il n’émet aucune critique par rapport au
programme et aux orientations politiques des « Forces Nouvelles
», nous pouvons supposer que ceux-ci n’étaient
pas, pour le Cercle Copernic, des obstacles à la collaboration.
Thèmes culturels, géopolitiques
et historiques
La consultation du programme des conférences du Cercle Copernic
confirme l'argumentaire de Roland Pirard exprimé dans son droit
de réponse. En effet, les thématiques de son cercle
de réflexion idéologique ne se rapportaient pas à
la « guerre raciale » (thème de prédilection
du PFN), mais étaient culturels ou géopolitiques. Cependant,
Pirard oublie de préciser qu'ils étaient également
de nature historique, mais replacés dans une perspective contemporaine.
Un exemple parmi d'autres: le 8 octobre
1987, un des « cadres » du Cercle Copernic donna une conférence
au PFN intitulée : « José Antonio et la Phalange,
son héritage actuel ». José Antonio fut l'un des
principaux chefs et idéologues du fascisme espagnol à
l'époque de la Guerre civile, la Phalange était son
organisation politico-militaire. Chaque année, le 20 novembre,
aujourd'hui encore, des fascistes et néofascistes – dont
plusieurs belges, proches de Roland Pirard, comme par hasard - honorent
en Espagne le souvenir de José Antonio. Quant aux articles
de « Volonté européenne », la revue officielle
du Cercle Copernic, des sujets culturels ou géopolitiques figuraient
dans ses sommaires, ainsi que des articles historiques.
Quelques titres d'articles pour s'en
convaincre : « Inédits politiques d'Abel Bonnard »
(article consacré à l'édition de textes de cet
ancien ministre vichyste publiés par Avalon, une maison d'éditions
néonazie, antisémite et négationniste française,
in « Volonté européenne », n°19, été
1987, pp. 9 à 11), « Le dernier Aigle a rejoint ses dieux
» (au sujet de la mort de Rudolf Hess, un des principaux dirigeants
du IIIe Reich nazi et dauphin d'Adolf Hitler, n°19, été
1987, pp. 13 et 14), « Le strasserisme » (le courant «
révolutionnaire » du parti nazi d'Adolf Hitler, in n°22,
printemps 1988, pp. 9 à 14), « Il y a 50 ans : l'Anschluss
» (même numéro, pp. 15 à 18), « Schlageter
» (article sur Albert Léo Schlageter, dirigeant nationaliste
allemand qui participa à l'écrasement d'une rébellion
communiste en Allemagne en 1919, in n°23, été 1988,
pp. 18-19), « Henri Ier le fondateur du premier Reich populiste
allemand » (in n°24, automne 1988, pp. 17 à 19),
« Le Tenno a rejoint ses ancêtres » (article d'hommage
à Hiro Hito, l'empereur du Japon, in n°25, hiver 1989,
pp. 7 à 10), « Histoire de l'Etat français (1940-1945)
» (même numéro, pp. 12 à 18)...
L’Histoire pour guider
l’avenir
Tous les articles « historiques » - nombreux par rapport
aux articles « culturels » ou « géopolitiques
» - de « Volonté européenne » se rapportent
quasi exclusivement à une seule période de l'Histoire
du XXe siècle (de 1918 à 1945) et aux mêmes idéologies
(le nazisme, le fascisme et leurs « sous-produits », par
exemple, le « strasserisme » ou le « solidarisme
»). Ces articles sont écrits sur un mode iconographique,
sans aucune critique négative. Le mode de désignation
des personnages historiques évoqués (le dictateur Adolf
Hitler, son bras droit Rudolf Hess, le collaborateur pronazi français
Abel Bonnard, le maréchal-dictateur Philippe Pétain,
l'empereur japonais Hiro Hito...) sont respectueuses. Le vocabulaire
usité permet de blanchir la nature profondément criminogène
du nazisme par exemple ou du régime de Vichy... Ils sont effectivement
écrits uniquement à décharge et pas à
charge : aucune référence n’est faite à
leurs responsabilités criminogènes.
De plus, le rappel de l'Histoire a clairement
pour objectif d'armer idéologiquement les combattants européens
d'aujourd'hui. Dans l'article de « Volonté européenne
» consacré au « strasserisme » et à
son idéologue-dirigeant, Otto Strasser, l'auteur termine celui-ci
par ces mots : « Otto Strasser fait partie de l'héritage
politique européen et certains aspects de son programme peuvent
incontestablement nous guider dans l'avenir » (in n°22,
printemps 1988, p. 14). L'une des « thèses » du
« strasserisme » était - comme le rappelait elle-même
« Volonté européenne » - de « combattre
la juiverie, la franc-maçonnerie et le catholicisme ultramontain,
c'est-à-dire- trop inféodé au Vatican »...
Effectivement, comme il le précise dans son droit de réponse,
Roland Pirard « ne regarde pas constamment dans (son) rétroviseur
vers une seule époque ! L'Histoire ne se limite pas à
la période 1933-1945 », mais il regarde néanmoins
de temps en temps dans son rétroviseur et toujours vers la
même période.
Du FNF au FN, en passant par
le FDF et la VU
Le choix du Parti des forces nouvelles pour organiser les conférences
du cercle copernicien et diffuser sa revue, « Volonté
européenne » n'était pas anodin. D'ailleurs, le
CV militant de Pirard démontre un activisme au sein ou lié
à des organisations/partis clairement identifiés par
les meilleurs spécialistes du domaine (y compris des études
universitaires en sciences politiques, le CRISP...) comme appartenant
à l'extrême droite, malgré des noms parfois moins
identifiables : Front socialiste populaire (FSP), revue « Conscience
européenne » (liée au « Clan », soit
le Cercle de liaison et d'action nationaliste), Front nationaliste-Nationalistische
front (FNF) intégrant alors l'Europese partij-Parti européen
(Epe, un groupuscule néonazi prenant l'ex-SS wallon Léon
Degrelle comme référence principale), PFN (déjà
cité), Front national, Vlaams Blok/Belang, Eurorus...
Roland Pirard affirme maintenant avoir
adhéré également à des partis «
politiquement corrects ». Il s'agit semble-t-il du Front démocratique
des francophones (FDF) et de la Volksunie (VU). Une adhésion
remontant à la fin des années 1970 et bien étonnante
parce que ces deux partis étaient totalement opposés,
antagonistes...
Une chose est sûre, entre-temps
et jusqu'à aujourd'hui, il fut surtout présent au sein
de formations d'ultradroite, comptant toujours dans leurs rangs des
néonazi. Lorsque Roland Pirard fut secrétaire général
du Front national (soit le numéro deux du parti), au début
des années 1990, le FN avait déjà abrité
de nombreux nostalgiques de la croix gammée et autres croix
de Bourgogne (symbole des Rexistes de Léon Degrelle). Sans
que pour autant le secrétariat général frontiste
émette une quelconque mise en garde...
Liens directs avec le néonazisme
?
Le Cercle Copernic avait-il pour sa part des liens directs avec le
néonazisme ? L'un des éditeurs responsables de sa revue
« Volonté européenne », Emile Robe, était
un membre actif de très longue date du « mouvement néonazi
belge ». Chef du groupe Rex national, Robe fit partie de nombreuses
autres initiatives visant à réhabiliter le rexisme de
Léon Degrelle. Non content d'être la couverture légale
de « Volonté européenne », il animait la
publication « Bec et Ongles », tribune de promotion des
groupes néonazis de l'époque, comme le démontrent
les nombreux numéros que nous avons consulté.
« Volonté européenne
» ouvrira encore ses colonnes au Parti des forces nouvelles
(dans son n°23, été 1988, pp. 3 à 6, avec
une interview de Daniel Gilson, le dirigeant principal du PFN), mais
aussi au Parti nationaliste français (PNF), une formation dissidente
du Front national animé par des vieux militants, dont des ex-SS
français, soutenus par des jeunes néonazis. Le service
d'ordre du PNF était constitué à l'époque
des JNR, un mouvement de nazis-skins. Outre des encarts de promotion
pour le PNF publiés régulièrement, dans son n°
24 (automne 1988), « Volonté européenne »
diffusa une interview de Patrice Chabaille, le secrétaire général
du PNF, dans laquelle il était fait référence
à la « race blanche ». Dans un article de présentation
du PNF, publié dans le numéro précédent,
« Volonté européenne » mentionnait : «
Le PNF s'affirme nationaliste français et européen.
La Nation constituant une communauté d'hommes de même
race et de même culture. Ce souci de l'intégrité
raciale n'a cependant rien à voir avec un quelconque ''petit
racisme'' méprisant les autres peuples et races ».
En effet, cette vision nationaliste n'a
rien à voir avec le « petit racisme », puisqu'il
s'agit du « grand racisme », lié au « chacun
chez soi », soit à un système d'apartheid mondial
qui permettrait, par exemple, l'expulsion de tous les « Blancs
de souche » d'Amérique du sud, d'Afrique et d'Asie par
exemple, mais également de tous les Belges de sang non-flamand
de Flandre...
Avec les « identitaires
»
Les « promotions » politiques positives du Cercle Copernic
ne concernent, comme le démontre la collection de « Volonté
européenne » et comme le rappellent les lignes ci-dessus,
que des partis et organisations clairement reconnaissables dans un
camp idéologique identique. Aucun encart pour des partis de
droite classique (« politiquement corrects ») ou des associations
culturelles neutres. « Volonté européenne »
était un organe purement d'extrême droite, même
si le terme « droite » dérange Pirard. A celui-ci,
il préfère le terme « identitaire », soit
! Ceux qui se revendiquent comme « identitaires », en
France par exemple, proviennent en droite ligne des rangs nationalistes
les plus ultras, formés entre autres de néonazis qui
ont soutenu à un moment donné ou non des partis de droite
extrême. Roland Pirard est donc un « identitaire »
comme le Bloc identitaire en France ou le mouvement Nation en Belgique.
Ce dernier d'ailleurs soutient officiellement Roland Pirard et son
épouse (conseillère communale Vlaams Blok/Belang depuis
2000). Le couple Pirard est considéré par Nation comme
des « identitaires ».
Conférence de Lebbeke,
un « meeting néonazi » ?
Concernant la « conférence de Lebbeke » : celle-ci
n'était en effet pas à proprement parler un «
congrès néonazi ». C'est le quotidien flamand
« De Morgen » qui parla de celui-ci en ces termes, pas
RésistanceS. Néanmoins, Roland Pirard édulcore
la nature organisationnelle de cette conférence en parlant
uniquement de son but : « le rapprochement, nécessaire,
entre l'Europe et la Russie face à l'impérialisme américain
».
Le mandataire VB oublie de préciser
qui étaient ceux qui siégèrent à ses côtés
le 2 décembre 2006 dans la commune de Lebeke : des dirigeants
ou des idéologues de l'extrême droite pure et dure britannique,
flamande, anglaise, française, bretonne... Parmi eux, David
Duke, ex-leader de l’une des branches du Ku Klux Klan (KKK)
et dirigeant actuel des plus extrémistes néofascistes
américains. Duke est notamment un des acteurs clé de
ceux qui rêvent d'une « internationale révisionniste
». Et il était présent, le même mois, au
congrès négationniste organisé sous l'égide
d'autorités politiques iraniennes.
Comme le Cercle Copernic jadis, le VB
revendique encore de nos jours une « Communauté homogène
»
Il est bon de rappeler pour terminer que Roland Pirard est depuis
de nombreuses années membre du Vlaams Blok/Belang. Son épouse
(depuis les élections communales de 2000) et lui-même
(suite aux élections communales de 2006) représentent
ce parti politique - la première au conseil communal, le second
au CPAS – dans la commune bruxelloise de Berchem-Saint-Agathe.
Le Vlaams Blok/Belang : un parti démocratique, ne pouvant être
qualifié d'extrême droite ? Le VB pour lequel roule désormais
Pirard est une formation qui se revendique de la « Droite »,
ultranationaliste, séparatiste anti-Belge et constitué
toujours de dirigeants de l'extrême droite pure et dure (notamment
issue du groupe Voorpost et des Jongeren Aktief).
Ces derniers restent des nostalgiques
des « héros » des combats de jadis, parmi lesquels
Bert Eriksson, le leader de la milice paramilitaire néonazie
VMO, qui, juste avant son décès, le 2 octobre 2005,
participait à des meetings clandestins avec les nazi-skins
de Blood and Honour pour célébrer Adolf Hitler ou nier
le génocide des Juifs commis par sa dictature sanguinaire !
En novembre 2005, le « magazine » du VB, le parti de Roland
Pirard, lui rendra un vibrant hommage. Bert Eriksson restera aussi
une référence des « identitaires », les
actuels « compagnons de route » de Roland Pirard. Par
ailleurs, les chefs du VB (donc de Pirard) revendiquent depuis la
fondation du parti une Flandre indépendante s'arc-boutant exclusivement
sur une « communauté homogène », soit un
peuple biologiquement non-mélangé, selon les références
du nationalisme germanique (auquel le VB souscrit). Ce qui signifie
que la Flandre pour laquelle se bat aujourd'hui Roland Pirard devrait
se constituer sur base d'une « race pure », et de ce fait
sur un système d'apartheid.
Roland Pirard est « politiquement
correct » à l'égard de l'histoire, du manifeste
de fondation et des objectifs actuels du Vlaams Blok/Belang. Il est
donc fidèle à ses engagements de jadis, à l’époque
de « Volonté européenne » et du Cercle Copernic.
Seuls les mots changent, et leurs définitions se modifient
au gré de l'air du temps. Pour éviter d'être stigmatisé
?
Bien entendu, si Roland Pirard n'est
pas celui que nous avons décrit dans nos deux articles le concernant,
nous lui offrirons la possibilité de publier sur RésistanceS
sa reconnaissance officielle de l'existence du génocide commis
par le régime nazi, sa dénonciation de ses fréquentations
du Parti des forces nouvelles, le regret de son soutien apporté
au Parti nationaliste français, son affirmation qu'Adolf Hitler,
Hiro Hito et Philippe Pétain, au même titre que Staline
ou Pol Pot, furent de véritables dictateurs de régimes
criminels.
Roland Pirard, pour nous convaincre qu'il
n'est peut-être pas celui que nous avons décrit, devra
également dénoncer la présence au sein du VB
de personnalités politiques clairement nostalgiques d'une certaine
période historique de l'Europe. Roland Pirard a lui aussi le
droit de changer. Mais encore faudrait-il le prouver. Pour notre part,
nous avons juste décrit, preuves à l'appui (provenant
directement des documents officiels liés à Roland Pirard),
le parcours politique d’un militant nationaliste européen.
La rédaction

La revue « Volonté européennes
» (1985-1989) a servi de tribune médiatique à
plusieurs partis nationalistes de droite, comme le Front national
de Jean-Marie Le Pen ou les Républicains allemands, mais également
aux purs et durs du nationalisme européen d’orientation
néonazie, comme le Parti des forces nouvelles, le Parti nationaliste
français ou le mouvement Troisième voie (document :
Archives Hugo Gijsels-RésistanceS).

Les conférences « historico-contemporaines
» du Cercle Copernic de Roland Pirard s'organisaient notamment
dans les locaux du Parti des forces nouvelles, un groupuscule bruxellois
néonazi et négationniste. Extrait de « Volonté
européenne » de l'été 1987 (document :
Archives Hugo Gijsels-RésistanceS).

Pages consacrées au Parti des forces nouvelles dans «
Volonté européenne » de l’été
1988. Au même moment, le PFN était toujours l’un
des piliers de la propagande négationniste antisémite,
sans aucune critique émise par le Cercle Copernic (document
: Archives Hugo Gijsels-RésistanceS).

« Volonté européenne » (ici dans son n°24,
automne 1988) publiait des encarts de promotion pour le Parti nationaliste
français (PNF), formation fondée notamment par des anciens
de la division française de la SS nazie (document : Archives
Hugo Gijsels-RésistanceS).

Autre encart de promotion dans « Volonté européenne
» (n°25, hiver 1989) pour le PNF. Ce parti était
aussi soutenu en Belgique par Jean-Pierre Hamblenne, directeur-fondateur
d'« Altaïr », une revue ouvrant ses colonnes à
diverses personnalités néonazies et qui soutiendra également
le Front national belge. Comme Roland Pirard qui en deviendra son
secrétaire général au début des années
1990 (document : Archives Hugo Gijsels-RésistanceS).

Deux pages consacrées, sans aucune critique à charge,
au PNF, dans « Volonté européenne » en été
1988. Par la publication d'articles et d'encarts de promotion pour
le PNF, le Cercle Copernic suscite l'adhésion à celui-ci
(document : Archives Hugo Gijsels-RésistanceS).

Promotion dans « Volonté européenne » (n°22,
printemps 1988) d'une organisation raciste, fondée par un ancien
militant du parti socialiste français. « Trop d'immigrés
» reprend comme sous nom un vieux slogan de l'extrême
droite raciste et antisémite française. Le Cercle Copernic
lui apportera néanmoins son appui en Belgique (document : Archives
Hugo Gijsels-RésistanceS).

Article de « Volonté européenne » (in n°
19, été 1987) favorable à un livre d'Abel Bonnard,
ministre du gouvernement dictatorial de Vichy et collaborateur de
la dictature nazie, publié chez Avalon, des éditions
françaises néonazies et négationnistes (document
: Archives Hugo Gijsels-RésistanceS).

« Volonté européenne » publiait des articles
« culturels » et « géopolitiques »,
mais également « historiques ». Comme ici dans
son numéro n°25 (hiver 1989) (document : Archives Hugo
Gijsels-RésistanceS).

Evocation sans aucune critique du maréchal Philippe Pétain,
dans « Volonté européenne » (n°25, hiver
1989) (document : Archives Hugo Gijsels-RésistanceS).

En 1993, alors secrétaire général du Front national
de Daniel Féret, Roland Pirard édite « Civis »,
sa propre « lettre d'information ». Comme « Volonté
européenne », « Civis » rappelle un certain
passé de l'Histoire européenne et les idéaux
de leaders historiques qui sont alors revendiqués comme modèles
pour les combats nationalistes d'aujourd'hui (document : Archives
Hugo Gijsels-RésistanceS).
[RésistanceS – www.resistances.be
– info@resistances.be – Droit de réponse, réaction
et documents photos mis en ligne le 3 janvier 2007].
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L’article
remis en cause par Roland Pirard
o Roland
Pirard, un pur et dur au service du Vlaams Blok/Belang
L’article
notamment sur Roland Pirard non remis en cause par l’intéressé
:
o L'extrême
droite pro-intégriste islamique, existe !
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