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Le guide indispensable des antifascistes

Dictionnaire
de l'extrême droite néerlandophone

Ce panorama reprend les principaux partis, mouvements et revues de l’extrême droite belge néerlandophone, publiés en 1997 dans le livre Les extrémismes en Europe (Cera-Luc Pire).

 

 

L'extrême droite flamande est incarnée depuis le milieu des années quatre-vingt par le Vlaams Blok, une formation politique qui fédère l’ensemble des organisationsdu mouvement ultra-nationaliste et qui est dorénavant représentée à tous les niveaux représentatifs de l’Etat belge. Disposant d’un appareil militant efficace, le "Bloc flamand" connait toutefois de plus en plus de frictions entre ses différentes tendances idéologiques.

INDEX

Vlaams blok (VB)
Grensland
Nationalistisch Verbond/Nederlandse Volksbeweging (NV/NV)
Oranjejeugd
"Pallieterke"
Taal Aktie Komitee (TAK)
Vlaams Nationaal Jeugdverbond (VNJ)
Vlaamse Volksbeweging (VVB)
Vlaamse Volkspartij (VVP)
Were Di/Verbond van Nederlandse Werkgemeenschappen

Anti-systems (ou " PB 7 ")
Nationalistisch Studenten Verbond (NSV)
Nationalistisch Jongstudenten Verbond (NJSV)
Vlaamse Jongeren Mechelen (VJM)
Voorpost/Nationalistische actiegroepen

Adler
Awake
Autonome nationalisten (AN)
Excalibur/Leibstandarte Adolf Hitler (LAH)
Vlaams Nationale Groepering (VNG)
Volksnationalistische Partij (VNP)
Wehrwolf-Verbond

Alice Nahon Kring (ANK)
Deltapers
Nucleus
Traditie
Vlaamse Leerkrachten voor Kwaliteitsonderwijs (VLKO)
Vlaams Nationale Debatclub (VNDK)

Broederband (BB)
Hertog Jan van Brabant (HJVB) / Vlaamse Jeugd (VJ)
Sint-Maartensfonds (SMF)

Borms Documentatie en Aktie Centrum (BDAC)
Nationaal Studie- en Documentatiecentrum Joris van Severen (NSDC/JvS)
Stichting Irma Laplasse

Vrij Historisch Onderzoek (VHO)

Kring voor het Onderzoek naar de Socialistische en Multi-culturele Ondermijning van onze Samenleving (KOSMOS)


 

Vlaams blok (VB) - Bloc flamand

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NOTRE DOCUMENT:
Tract néonazi, raciste et antisémite du Vlaams Bloc datant de la fin des années 80.

[Date de création: 1978 - Dirigeants : Frank Vanhecke (président depuis mai 1996) et Roeland Raes (vice-président) - Publications : "Vlaams Blok" et des dizaines de journaux des sections locales.]

Le Vlaams Blok est fondé en 1978 sous la forme d'un cartel électoral regroupant deux petits partis nationalistes. Ces deux partis étaient dirigés par des dissidents raidicaux de la Volksunie (le premier parti nationaliste important de l'après-guerre). Aux élections de décembre 1978, Karel Dillen est élu pour le Vlaams Blok dans l'arrondissement d'Anvers au Parlement national. K. Dillen était un leader de la tendance dure du nationalisme flamand: celle liée à la mouvance politique issue de la collaboration. Il fait notamment le lien entre cette mouvance et la nouvelle génération militante.

Durant la période de 1979-1985, le Blok va se transformer en parti politique. Il reste toutefois minoritaire, au sein du mouvement flamand. Au milieu des années quatre-vingt, un groupe de jeunes provenant essentiellement du NSV (syndicat étudiant d'extrême droite) adhère à cette nouvelle formation. Ces jeunes sont influencés par le Front national de Le Pen. Sous leur pression, le Vlaams Blok va changer d'orientation: à coté de son combat pour une Flandre indépendante et l'amnistie totale des ex-collaborateurs, il va se profiler de plus en plus comme le parti des anti-immigrés. On remarque également, dans le programme du Blok, l'influence de la nouvelle droite. Il st à signaler que des personnalités comme Roeland Raes (vice-président et idéologue du VB) diffusent depuis les années soixante-dix en Flandre les textes d'Alain de Benoist et autres penseurs de la nouvelle droite.

Les élections législatives de novembre 1991 sont un électrochoc pour la classe politique: le VB obtint 10,4% des voix en communauté flamande (région flamande et Bruxelles) et 18 parlementairs fédéraux. En 1994, deux eurodéputés blokkers sont élus. Quatre mois plus tard, aux élections municipales à Anvers le Blok devient le premier parti avec 28% des voix. Les élections législatives de 1995 confirment le succès mais pour la première fois montrent que le VB n'arrive plus à augmenter dans les mêmes proportions qu'auparavant.

En 1996, le VB a multiplié ses activités politiques et confirmé sa présence militante sur le terrain. Au printemps, il alnce une grande campagne de récupération de la Fête du travail du 1er Mai avec le slogan: "Du travail pour notre peuple d'abord". Il s'appropre également les symboles du mouvement ouvrier. Son objectif: "voler les électeurs des socialistes, leurs symboles et demain leur pouvoir" (selon un dirigeant VB). Peu après, le "président à vie" Karel Dillen annonce son désir de quitter la présidence. Il nomme d'autorité à sa place son bras droit au Parlement européen, le jeune Frank Vanhecke. En août, la direction du parti organise une contre manifestation durant le pèlerinage de l'Yser (une grande commémoration du mouvement flamand toutes tendances confondues). En octobre, le VB présente la nouvelle version de son programme en 70 points sur l'immigration.

La direction actuelle du parti est composée de plusieurs courants politiques: catholique et ultra-libéral (mené par la députée fédérale Alexandra Colen), nationaliste-révolutionnaire (mené par le député Philip Dewinter et le sénateur Roeland Raes), nationaliste flamingant (mené par la "vieille garde" rassemblée dans la direction historique)...

Une rivalité entre ces courants se fait de plus en plus sentir au sein même de l'appareil dirigeant. En 1996, de nouveaux dissidents quittent officiellement le parti, notamment suite aux "émeutes" qu'ils avaient organisés lors du pèlerinage de l'Yser. Parmi ces défections, on compte une dizaine de mandataires siégeant dorénavant comme "indépendants". Les conflits inter-tendaces s'illustrent également dans la tentative de contrôler les jeunes recrues du Blok; à tel point que ce parti a deux organisations de jeunesse distinctes et rivales: les Jongeren aktief (contrôlés par le député Xavier Buisseret de l'aile historique) et les VB-Jongeren (contrôlés par le "jeune garde"). La crise la plus grave a lieu entre l'Anversois Xavier Buisseret et le Brugeois Philip Dewinter, qui se détestent royalement. La crise actuelle pourrait faire imploser le Blok: à la fin du mandat présidentiel de F. Vanhecke, en 1999, les diverses tendances se disputeront sans pitié le poste de président.

 

Nationalistes-populaires (thiois)

La mouvance nationale-populaire est le tronc commun de l’ensemble des organisations nationalistes. Dans cette mouvance se retrouvent des activistes provenant de groupes d’obédiences diverses: nationale-révolutionnaire, néo-nazie, nostalgique de l’Ordre nouveau, ultra-libérale, catholique intégriste, païenne... Elle se revendique du nationalisme thiois qui prône la fondation des "Grands Pays-Bas", c’est à dire l’unification des trois Flandres: la Flandre belge, française et hollandaise (et dans certains cas même la Wallonie.)

Grensland - Pays de frontière

[Année de création : 1975 - Président : Steven Van Haelst - Organe : "Grenslandkrantje"]

Cette petite organisation nationaliste a été créée par Roeland Raes (l’actuel vice-président du Vlaams Blok) comme la section de jeunesse de Were Di. Ses militants viennent du Vlaams Blok et de Were Di essentiellement. En 1982, une dissidence ultra-nationaliste thioise a lieu au sein de Grensland et donne naissance à la Oranjejeugd (la Jeunesse orangiste).

Nationalistisch Verbond/Nederlandse Volksbeweging (NV/NV) - Alliance Nationaliste/Mouvement populaire des Pays-Bas

[Année de création: 1988 - Président: Geert Wouters - Périodique: "Het Verbond".]

Le NV/NV est la première et la plus sérieuse dissidence apparue au sein du Vlaams Blok. Elle est menée en 1988 par des militants opposés à la ligne xénophobe du parti; une ligne pensent-ils qui va occulter le combat historique de la cause flamande pour les "Grand Pays-Bas". Le Nationalistisch Verbond dit défendre le système démocratique mais s’oppose au "corporatisme des groupes de pression" (c’est-à-dire les syndicats) et la particratie. Après des échecs électoraux successifs, ce parti se transforme en mouvement politique. Il compte alors 250 membres.

Oranjejeugd - Jeunesse orangiste

[Année de création : 1982 - Responsable: Ward Kennes - Organe: "Oranjekrant" (Gazette orangiste).]

Cette dissidence apparaît en 1982 dans le mouvement Grensland. L’idéologue fasciste des années trente, Joris Van Severen, est toujours adulé par cette organisation de jeunesse. L’Oranjejeugd organise annuellement des camps de vacances pour les jeunes de 6 à 16 ans. Son actuel président, Ward Kennes (âgé de 29 ans), est le rédacteur du mensuel "Delta."

"Pallieterke"

[Année de création : 1945 - Directeur de publication : Jan Nuyts]

Principal hebdomadaire satirique en Flandre, "Pallieterke" apparaît en 1945 autour d’un groupe de nazis flamands ayant collaboré avec l’ennemi. Très vite, il va prendre tout naturellement la défense des inciviques. L’actuel éditeur responsable se nomme Jan Nuyts. Cet Anversois membre du cercle Broederband fut condamné à la Libération pour des faits de collaboration. Nuyts est un ami personnel de Karel Dillen, l’ex-président-fondateur du Vlaams Blok. A l’occasion de son départ de la présidence du VB, en mai 1996, "Pallieterke" qualifia K. Dillen de "seul révolutionnaire" important de l’après-guerre.

Taal Aktie Komitee (TAK) - Comité d’action pour la défense de la langue flamande

[Année de création: 1972 - Responsable: Guido Moons - Organe: "Taktivist". Il est incoporé à partir de janvier 1996 à "Doorbraak", le bulletin du VVB.]

Fondé en 1972 par l’avocat gantois Piet De Pauw (de la Volksunie), le TAK a l’objectif d’organiser des protestations publiques lors de la violation des lois linguistiques commises dans la capitale et dans sa périphérie, mais aussi contre les droits des francophones vivant en Flandre. Il défend bec et ongles l’ensemble des revendications du mouvement "identitaire" flamand, y compris et surtout l’amnistie des inciviques. Ainsi, en février 1996, le TAK organise à Oostduinkerke une manifestation de soutien à la collaboratrice Irma Laplasse. Très vite, ce comité se transforme en équipe de choc au service de l’extrême droite. A sa création, il collaborait sur le terrain avec la milice privée VMO. Quelques dirigeants actuels du Blok sont des "takistes" éminents. Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, le TAK a quasiment fusionné avec la Vlaamse Volksbeweging (VVB), la plus importante fédération d’organisations nationalistes.

Sur le TAK, voir le dossier spécial de RésistanceS.be sur ce groupe d'action nationaliste (06/07/2011)
> Tic TAK, boum ! Projecteurs de RésistanceS.be sur le Taal-Aktie-Komitee (TAK)

 

 

Vlaams Nationaal Jeugdverbond (VNJ) - Alliance de la jeunesse nationale-flamande

[Année de création: 1961 - Dirigeant: Ledy Broeckx - Publications : "Storm" et "Leidraad".]

La Vlaams Nationaal Jeugdverbond, sur le modèle scout, est la plus grande structure de jeunesse d’extrême droite en Flandre avec plus de 2500 adhérents de 8 à 15 ans et près de 300 moniteurs. A sa fondation, on retrouvait, parmi ses initiateurs, un ancien du VNV (un parti nazi des années trente et quarante). Plusieurs de ses dirigeants font partie de la direction du Vlaams Blok. Les scouts du VNJ sont idéologiquement endoctrinés autour des "guides" du mouvement: les collaborateurs pro-nazis August Borms, l’abbé SS Cyril Verschaeve et Irma Laplasse. Ils portent un uniforme militariste gris et noir accompagné du foulard orange thiois. Deux mensuels sont édités par ce mouvement: "Storm" (en français: "Tempête") pour les membres de base et "Leidraad" ("Guide") pour les moniteurs et les cadres. L’emblème du VNJ est un oiseau migrateur et un glaive.

Vlaamse Volksbeweging (VVB) - Mouvement populaire flamand

[Année de création: 1953 - Dirigeant : Peter De Roover - Organe : "Doorbraak"]

Ce groupe de pression officiellement "indépendant" de tous partis politiques est fondé en 1953 par deux ex-collaborateurs. Il vise à défendre les intérêts de la "cause flamande". Aujourd’hui encore, le VVB est parfaitement bien organisé. Il bénéficie de sections établies partout en Flandre et dans la capitale. A l’exception du VVB-Brussel qui est dominé par des "nationalistes de gauche", l’ensemble du mouvement se situe clairement à droite. Certains de ses dirigeants sont très proches du Vlaams Blok et de ses organisations de base. Le VVB édite "Doorbraak" ("Rupture"). Depuis février 1996, ce mensuel est devenu l’organe commun du VVB et du TAK.

Vlaamse Volkspartij (VVP) - Parti populaire flamand

[Année de création: 1993 - Président : Piet Ronsijn]

Ce petit parti regroupe à la fois des déçus du Vlaams Blok et de la Volksunie. Il défend les thèmes habituels de l’extrême droite flamande: l’amnistie des anciens collabos, l’indépendance de la Flandre, la suppression des facilités linguistiques pour les francophones des communes de la périphérie bruxelloise (situées en région flamande), un développement économique flamand autonome... C’est à Anvers, à l’occasion des élections municipales en octobre 1994 que ce "parti populaire" participe pour la première fois aux élections. Son résultat : 0,2 %. Pour les législatives de 1995 (0,2 % en moyenne), l’un des slogans du VVP est "Ni gauche ni droite, Flamand!", un vieux slogan du Verdinaso (un mouvement fasciste flamand des années trente). Le VVP participe en septembre 1995 à la manifestation à Bruxelles contre les essais nucléaires français avec des pancartes sur lesquelles il était mentionné : "Stop frans imperialisme en kolonialisme / Frans-Vlaanderen onafhankelijk" (Stop à l’impérialisme et au colonialisme français / L’indépendance pour les Flandres françaises).

Were Di/Verbond van Nederlandse Werkgemeenschappen - Défends-toi/Union des groupes de travail des Pays-Bas.

[Année d’apparition: 1962 - Président: Bert Van Boghout - Organe: "Dietsland Europa"]

Depuis sa fondation, Were Di joue le rôle de laboratoire d’idées au service du mouvement nationaliste. Il développe de manière pseudo scientifique les idées classiques de ce mouvement: l’amnistie, l’antimarxisme, l’Etat thiois... Proche de la nouvelle droite, Were Di va promotionner les livres d’Alain de Benoist et de ses amis en Flandre. Il défend également des auteurs négationnistes, comme Robert Faurisson. Jusqu’en 1976, son président est Karel Dillen, le futur cofondateur du Vlaams Blok. Actuellement, le président est Bert Van Boghout, un ancien Waffen SS. Plusieurs cadres importants du Blok sont membres de Were Di. Le vice-président blokker Raes fut vice-président de ce groupe de 1970 à 1977. Ces cinq dernières années, Were Di a fortement diminué ses activités et se borne à la publication de son périodique, "Dietsland Europa".

Nationalistes-révolutionnaires

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Certains des groupes nationalistes-révolutionnaires cités ci-dessous rassemblent de véritables néo-nazis ou sont liés à la mouvance néo-nazie. Le terme "nationaliste-révolutionnaire" sert souvent dans un langage politiquement correct à camoufler une obédience naziphile.

Anti-systems (ou " PB 7 ")

[Année d’apparition: 1994 - Dirigeant : David Vercruysse]

Agence de propagande animée dans le nord de Bruxelles par David Vercruysse, le jeune graphiste de la nouvelle droite de Belgique. En 1993, il dessine les logos de la revue "Vouloir", de Synergies européennes, d’Europa, du Club du Beffroi... En 1995, il écrit, avec Ralf Van den Haute ("Europe nouvelles"/l’Anneau), dans "Bloknoot", le bulletin de la section du canton de Halle du Vlaams Blok. D. Vercruysse édite des t-shirt en l’honneur du fasciste Joris Van Severen ou des nazis croates. En 1996, il était le correspondant en Belgique de "Final conflict" ("FC"), un journal fasciste et négationniste basé à Londres. "FC" est lié à l’International Third Position" (ITP).

Nationalistisch Studenten Verbond (NSV) - Alliance nationaliste des étudiants

[Année de création: 1976 - Responsable: Jan Huybrechts - Organe (commun avec le NJSV): "Branding"]

Ce syndicat étudiant présent en Flandre et à Bruxelles est de nature violente et ouvertement raciste. Il collabore régulièrement à d’autres groupes d’action comme le TAK, le Voorpost et même les francophones de l’Assaut. Les manifestations du NSV, soutenues par les responsables du VB, se terminent le plus souvent en batailles rangées. Alliance indépendante au début, le NSV est devenu au cours des années le mouvement étudiant du Blok. Plusieurs membres de l’appareil dirigeant de ce parti proviennent des rangs du NSV. La presse "nsviste" est constituée des bulletins de sections locales et d’un mensuel co-édité avec le NJSV, "Branding" ("Brisant"). Ce journal portait, il y a peu de temps encore, le titre de "Signaal"... comme le journal de la propagande nationale-socialiste durant la dernière guerre mondiale.

Nationalistisch Jongstudenten Verbond (NJSV) - Alliance nationaliste des jeunes étudiants

[Année de création: 1982 - Organe (commun avec le NSV): "Branding".

Le NJSV est la branche cadette du NSV. Issu en 1982 du Groupe d’action des écoliers flamands (VSAG), ce groupuscule lycéen d’extrême droite doit sa structure à son premier président, Philip Dewinter. Le NJSV et le NSV sont chapeautés par une direction commune, malgré quelques conflits internes. En 1996, sur l’un des autocollants édités par "l’Alliance des jeunes étudiants" il était repris une illustration précédemment utilisée par le groupe néo-nazi anglais pro-terroriste Combat 18.

Vlaamse Jongeren Mechelen (VJM) - Jeunes Flamands de Maline

[Année de création: 1995 - Responsable: D. Jansegers - Organe: "Nationalistische agenda".]

Ce groupement de jeunesse national-révolutionnaire existe depuis le début de 1995. Il compte environ 100 activistes. Parmi eux, une majorité milite également au sein des Vlaams Blok-Jongeren. La VJM reçoit l’appui de mandataires blokkers. Très influencé par la nouvelle droite, ce groupement a pour symboles la croix celtique et le rat noir. Il participe régulièrement à des actions violentes avec d’autres groupes de choc tels le TAK, le Voorpost, le NJSV/NSV, l’Assaut, le BIS (Bruxelles identité sécurité) et des bandes skinheads nazies. A l’étranger, les VJM ont des liens avec le CP’86 (Pays-Bas) et le collectif Réfléchir & Agir (France). Ils éditent un trimestriel titré "Nationalistische agenda".

Voorpost/Nationalistische actiegroepen - Avant-Garde/Groupes d’action nationaliste

[Année de création: 1976 - Dirigeants: Lucien Vermeulen et Johan Vanslambrouck (président) - Organe: "Revolte"]

Fondé par des militants du cercle de réflexion Were Di, Voorpost est une organisation para-militaire aujourd’hui au service du Vlaams Blok. Plusieurs dirigeants du VB proviennent des rangs de Voorpost. Ce "service action" est fortement influencé par les rites païens, dont l’initiateur principal est le président de la section local de Gand, Francis Vanden Eynde, par ailleurs député fédéral du VB. Le "service livres" de Voorpost diffuse des ouvrages racistes, négationnistes ou néo-fascistes. Lors du pèlerinage de Dixmude, des néo-nazis britanniques présents se sont attaqués violemment à Voorpost parce que ce dernier soutien inconditionnellement le combat des républicains irlandais. A l’étranger, trois sections ont été misent sur pied: une dans le Nord de la France (dans le Pas-de-Calais), une aux Pays-Bas et une en Afrique du Sud.

 

Néo-nazis (skinheads et groupes d’action)

Adler

Basé à Zelzate, le groupe Adler s’est spécialisé, comme ses collègues d’Awake à Gand et Excalibur à Bruges, dans la vente par corrsepondance de matériels de propagande nazie (drapeaux, t-shirts, CD... ornés de croix gammées). Il est actif dans le milieu skinnazi.

Awake

Awake est un groupe skinhead qui gère un service par correspondance de propagande nazie. Il est basé à Gand et est en contact avec Adler et Excalibur. Awake est présent sur Internet et est lié aux Anglais de la National Socialist Alliance/Combat 18 (NSA/C18).

Autonome nationalisten (AN) - Les Nationalistes autonomes

[Année de création: 1996 - leader: Chris(tian) Berteryan]

odal3.jpg (44163 bytes)Ce minuscule groupe néo-nazi, fort de moins de dix activistes, a été mis sur pied à Bruxelles par un très jeune militant, Chris Berteryan (né en 1980 à Etterbeek). Ce dernier provient des Vlaams Blok-Jongeren et est lié aux francophones de l’Assaut. Les AN sont très critiques vis-à-vis du VB qu’ils considèrent comme trop modéré. Ce parti est tout particulièrement accusé de trahison après avoir approuvé la loi antinégationniste de 1995 et avoir freiné sa lutte contre le "sionisme international". En 1996, ce groupuscule a collé des affiches portant un slogan sans équivoque: "Vilvoorde waar nazi’s thuis zijn!" (À Vilvoorde, les nazis sont chez eux!, Vilvoorde est une commune près de Bruxelles). Chris Berteryan a énormément de relations politiques aux Pays-Bas (avec le Jongerenfront Nederland, l’ANS et le FAP). En août 1996, il tenta de rejoindre l’Allemagne avec une délégation internationale pour commémorer l’anniversaire de la mort de Rudolf Hess. Quelques mois plus tard, le 9 novembre, le chef des AN-Vlaanderen se rendait à Schiedam (près de Rotterdam) à un meeting néo-nazi. L’ensemble des ces organisations sont les contacts européens du NSDAP-AO. En 1996, le chef du AN tenta d’infiltrer le Parti communautaire national européen (PCN), un groupe nationaliste-révolutionnaire anti-FN.

Excalibur/Leibstandarte Adolf Hitler (LAH)

[Année de création: 1991 - Leaders : Yannick Pollet et Adolf Horrie - Organe : "Vaderland"]

Excalibur et Leibstandarte Adolf Hitler sont en fait deux noms pour une seule organisation qui regroupent de vieux nazis (issus pour la plupart de la SS-Vlaanderen) et des jeunes néo-nazis (essentiellement des skinheads). Ce sont des activistes provenant du Vlaams Blok d’Ostende qui ont créé en 1991 Excalibur, "le seul service de vente par correspondance de propagande NS" (NS = national-socialiste). Quelques cadres du Volksnationalistische partij (VNP), comme Gilbert Trouwaen et Yannick Pollet, font partie de la direction d’Excalibur/LAH. La LAH a pour but d’honorer l’héritage du national-socialisme allemand. Chaque année, le 20 avril, il commémore la naissance d’Hitler. En 1996, lors de cet événement, plus de 60 (néo-) nazis étaient présents. La cérémonie se déroula dans la salle paroissiale de Harelbeke (en Flandre occidentale). LAH est dirigé par Adolf Horrie... la personne de contact jusqu’en mai 1996 du Blok à Roulers. Il est aussi, malgré son grand âge, le chef de la section flamande du mouvement pan-européen nazi Wiking-Jugend. Autre lien européen: la National Socialist Alliance/Combat 18 (NSA/C18), un mouvement néo-nazi anglais prônant le passage au terrorisme. Il se confirme en 1996 qu’Excalibur/LAH est devenu l’un des points de chute en Belgique pour les organisations internationales les plus ultras.

Vlaams Nationale Groepering (VNG) - Groupement national-flamand

[Année de création : fin des années quatre-vingt.]

C’est dans les années quatre-vingt que ce groupuscule très violent aux allures de milice privée apparaît à l’initiative d’un noyau militant du Vlaams Blok d’Anvers. Durant plusieurs années, il est toléré par ce parti nationaliste. Mais, en janvier 1991, les nervis du VNG seront officiellement exclus du Blok après un attentat qu’ils commirent contre un local d’immigrés à Anvers. Lors du pèlerinage de l’Yser de 1996, le Vlaams Nationale Groepering est présent avec un stand où sont vendus des ouvrages racistes et négationnistes.

Volksnationalistische Partij (VNP) - Parti populaire nationaliste

[Année de création: 1994 - Président: Gilbert Trouwaen]

Le VNP est mis sur pied en 1994 par des dissidents radicaux des sections d’Ostende et de Bruges du Vlaams Blok. Leur principal reproche: le VB est devenu selon eux un parti modéré qui empêche l’existence d’une ligne radicale et la présence sur ses listes électorales des éléments les plus extrémistes. En octobre 1994, le VNP se présente aux élections provinciales et municipales (dans trois communes). Ses résultats frisent le ridicule: 0,1 % des voix dans la province de la Flandre occidentale, 0,7 % dans la commune de Middelkerke (meuilleur score!). Un groupe de skinheads nazis est l’un des piliers militants de ce Parti populaire nationaliste. Dans un des numéros de 1996 du fanzine skin britannique "The Order", le VNP est cité comme la seule alternative pour la Flandre. Le contact flamand de cet opuscule lié au groupe paramilitaire nazi Combat 18 est Excalibur, un mouvement skinhead dirigé par le Brugeois Yannick Pollet, par ailleurs responsable du VNP. Ce parti est également en bons termes avec les syndicats étudiants NJSV/NSV ainsi qu’avec des hooligans de Bruges.

Wehrwolf-Verbond - Alliance loup-garou

[Année d’apparition: 1996 - Dirigeant: Katrien de Wilde - Organe: "Weerstand"]

Le Wehrwolf-Verbond est une organisation ouvertement nationale-socialiste basé à Anvers. Ce mouvement fonctionne comme des "amitiés germano-flamande". En RFA, il est lié avec le Sauerlander Aktiensfront et l’Aktiefront nationaal-socialisten (ANS). Des liens existent également avec deux structures néo-nazies hollandaises, le Parti des ouvriers libres/Mouvement des soldats politiques (FAP) et la Nederlandse Volksunie (NVU, l’Union du peuple des Pays-Bas), ainsi qu’avec l’Afrikaner weerstandsbeweging (AWB), le mouvement néo-nazi sud-africain. Dans son manifeste, le Wehrwolf-verbond se base sur le "volksnationalisme" et s’oppose au capitalisme et au communisme. Il préconise une révolution sociale et l’instauration d’un nouvel ordre dans le cadre d’un Empire européen unifié. Ce groupuscule radical est partisan de l’autonomie totale de la Flandre et exige la remise des "territoires orientales" (au sud de Liège) à l’Allemagne. Il édite un trimestriel qui porte le titre de "Weerstand" ("Résistance") où sont publiés des articles en néerlandais et en allemand à connotation antisémite. En 1996, ce journal a lancé un appel pour soutenir les "prisonniers politiques" détenus en RFA. Parmi eux: Gary Lauck, le chef du NSDAP-AO. Le 20 avril 1996, le Wehrwolf-Verbond organisa une cérémonie pour l’anniversaire d’Adolf Hitler avec Bert Eriksson (ex-VMO), des représentants du NSDAP-AO et de l’AWB.

 

Nouvelle droite, cercles de réflexion et associations culturelles

La nouvelle droite flamande, alors liée au Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (GRECE), apparaît au milieu des années soixante-dix.

Alice Nahon Kring (ANK) - Cercle Alice Nahon

[Président : Albert Leenarts - Organe: "Alice Nahonkring"]

Ce cercle littéraire revendiquant environ 700 adhérents est situé à Schoten (province d’Anvers). Ses dirigeants informent que "l’ANK s’occupe de plus / de beaucoup plus / que de l’héritage littéraire de la poète Alice Nahon" ("Alice Nahonkring", n°6, 1995). Depuis 1988, cette association culturelle diffuse le mensuel "Alice Nahonkring". On y retrouve des activistes du Were Di, du Voorpost, du Vlaams Blok et des ex-collaborateurs, comme l’idéologue Frans De Hoon, qui fut volontaire de la Waffen-SS durant la dernière guerre mondiale. Ce dernier est l’un des principaux correspondants flamands du GRECE français.

Deltapers

[Apparition: dans les années quatre-vingt - Leader: Luc Pauwels - Organe: "Teksten, Kommentaren en Studies" (Tekos)]

Principal réseau de la nouvelle droite qui apparaît dans la région anversoise dans les années quatre-vingt autour de Luc Pauwels. Ce dernier, né en 1940, est un militant de longue date: en 1963, il préside la réunion de fondation de l’Europafront, une scission radicale de Jeune Europe de Jean Thiriart. Après l’apparition en France de la nouvelle droite, il devient le correspondant flamand du GRECE. Pauwels s’occupe notamment de la diffusion de l’organe théorique "gréciste" "Nouvelle Ecole". Deltapers collabore en Belgique, à cette époque, à l’ex-EROE (rebaptisé en 1993 en réseau "Europa") de Robert Steuckers, un autre contact belge du GRECE. En juillet 1996, Deltapers s’est lancé dans la publication d’ouvrages idéologiques. Avec son épouse, Hildegonde de Bois (née en 1942), Luc Pauwels édite le périodique "Teksten, Kommentaren en Studies" (Tekos) dans lequel a écrit entre autres Francis de Hoon.

Nucleus

[Année de création: 1989 - Organe:"Nucleus"]

Nucleus fonctionne depuis sa fondation en 1989 comme un groupe de réflexion. Il vise à établir des têtes de ponts entre la droite traditionnelle et l’extrême droite dont la finalité serait la création d’une "alliance conservatrice-libérale-chrétienne". Nucleus a pour but de briser le cordon sanitaire (la stratégie d’isolement total du Vlaams Blok décidé par les formations politiques). Ce cercle de réflexion national-catholique édite "Nucleus" (5000 exemplaires). Ce mensuel s’autoproclame comme un "forum de la majorité silencieuse". Son rédacteur en chef, jusqu’en décembre 1994, était Paul Beliën, l’époux d’Alexandra Colen (une députée VB) et le correspondant en Belgique du "Wall Street Journal". P. Beliën a été remplacé par Bob Gys, un ancien sénateur CVP (parti chrétien) opposé depuis la loi dépénalisant l’IVG à la direction de son parti.

 

Traditie

[Année de création: 1995 - Responsable : Peter Cineger]

Ce groupuscule païen est actif depuis 1995 dans la province anversoise. Principale activité: l’organisation des fêtes païennes. Son chef, Peter Cineger, milite au sein de la section de Schoten du Vlaamse Volksbeweging (VVB). Il est membre du groupe d’action Voorpost et est proche du service de renseignements nationaliste Kosmos.

Vlaamse Leerkrachten voor Kwaliteitsonderwijs (VLKO) - Professeurs flamands pour un enseignement de qualité

[Année de création: 1994 - Président: Hans Schoofs - Organe : "Meesterlijk"]

Le VLKO est un groupe de pression satellite du Vlaams Blok. Il est formé d’enseignants réactionnaires prônant une éducation scolaire traditionnelle et élitiste. Un de ses activistes, Paul Meeus est membre du service d’étude du Vlaams Blok et a participé en 1996 à la rédaction de l’ouvrage "Immigratie de tijdbom tikt" ("Immigration, la bombe à retardement") de Philip Dewinter (député et leader radical blokker).

Vlaams Nationale Debatclub (VNDK) - Club de débat national-flamand

[Année de création:1980]

Officiellement apolitique, ce "club" est fortement influencé par les idées d’extrême droite, en particulier le VB. Le VNDK, depuis 1980, organise régulièrement des débats avec des personnalités connues du monde politique, médiatique ou des affaires comme Mark Grammens (publiciste), Jacques Isorni (un des avocats du maréchal Pétain), Philip Dewinter (VB), Roeland Raes (vice-président du VB), Siegried Verbeke (meneur des négationnistes en Flandre), etc. On retrouve, dans le comité directeur de ce club de débat, Walter Peeters (sénateur blokker) et d’autres membres du Blok ou de Were Di.

Amicales d’anciens collaborateurs

Broederband (BB) - Lien des Frères

[Année de création: 1956 - Organe: "Broederband"]

Amicale des anciens membres du VNV (parti national-socialiste des années trente et quarante) fondée autour d’Arthur De Troyer. Parmi les adhérents du BB, on retrouve Wilfried Aers, un vieux député du parlement régional flamand et ferde lance du combat pour l’amnistie des anciens collabos. Broederband édite un mensuel qui porte le même nom.

Hertog Jan van Brabant (HJVB) / Vlaamse Jeugd (VJ) - amicale Duc Jean de Brabant / Jeunnesse flamande

[Année de création: 1980 - Président: André Van Hecke - Organe: "Périodiek Contact"]

Le HJVB est créé en 1980 par des scissionnaires ultra-radicaux du Sint-Maartens-Fonds (SMF), la principale amicale des anciens volontaires SS flamands. Le président du HJVB est André Van Hecke de Beersel (près de Bruxelles). Au moment de la création du "Hertog", ce dernier militait au Vlaams Blok et fut candidat sur sa liste électorale à Bruxelles. Après la guerre, il fut condamné à dix ans d’emprisonnement pour avoir appartenu à la SS. Son amicale édite le mensuel "Périodiek Contact". Les rédacteurs principaux de ce mensuel sont Jeanine Colson (l’épouse de A. Van Hecke) et Frans De Hoon. Ce dernier appartenait durant l’occupation à la milice nazie DeVlag. Dans les années quatre-vingt-quatre-vingt-dix, De Hoon est devenu l’un des correspondants flamands du GRECE français et un animateur de la nouvelle droite en Flandre. Le Hertog Jan van Brabant contrairement au SMF, est une organisation politico-militante visant à faire perdurer l’idéologie nationale-socialiste. C’est pour cette raison qu’il s’est doté d’une section de jeunesse dénommée "Vlaamse Jeugd"-VJ (la Jeunesse flamande). Au milieu des années quatre-vingt, le responsable bruxellois de la VJ était Ralf Van den Haute, un des piliers de la nouvelle droite en Belgique. La direction du HJVB est à l’initative de l’organisation négationniste VHO.

Sint-Maartensfonds (SMF) - Fonds Saint-Martin

[Année de création: 1953 - Dirigeant: Toon Pauli - Organe: "Berkenkruis"]

Cette amicale d’entraide au profit d’anciens collaborateurs, d’ex-Waffen-SS et de leurs familles a été fondée en 1953. "Berkenkruis" (nom de la croix déposée sur les sépultures des SS morts sur le Front russe) est son mensuel. Le SMF est très bien organisé et a des sections partout en Flandre ainsi qu’une en Argentine. Il soutient officiellement le Vlaams Blok. Avec l’ensemble des autres amicales des ex-SS, il a ouvert des négociations en 1996 en vue de se regrouper dans une structure unitaire.

 

Centres et associations de défense de la mémoire de leaders du mouvement nationaliste flamand et/ou d’anciens collaborateurs

Borms Documentatie en Aktie Centrum (BDAC) - Centre de documentation et d’action Borms.

[Année de création: 1971 - Organe: "BDAC-Mededelingsblad"]

Ce centre porte le nom du collaborateur nazi August Borms. Depuis son exécution en 1946, il est devenu l’un des principaux martyrs de l’extrême droite flamande. Le BDAC s'occupe de la gestion de l’héritage de Borms et organise annuellement une cérémonie de commémoration en son honneur avec des groupements tels que le Voorpost, le VNJ ou encore le TAK. L’ancien président de ce centre de documentation, Wim Van Onckelen (mort en novembre 1996), est un ancien activiste du VNV (parti nazi des années trente et quarante). Le BDAC soutient le Vlaams Blok.

Nationaal Studie- en Documentatiecentrum Joris van Severen (NSDC/JvS) / Centre d’étude et documentation national Joris van Severen

[Année de création: 1951 - Président: Jef Werkers]

Le NSDC/JvS est fondé en 1951 dans le but d’entretenir l’héritage idéologique de Joris van Severen, le dirigeant-fondateur dans les années trente du mouvement fasciste Verdinaso (Alliance des nationaux-solidaristes Thiois). Chaque année, au mois de mai, le NSDC/JvS organise un pèlerinage à Abbeville (France) où J. van Severen fut tué en 1940 par des soldats français. Ce centre d’étude a des contacts avec la Oranjejeugd (Jeunesse Orangiste), le groupement thiois Delta et le mensuel "Kenmerk/L’Accent".

Stichting Irma Laplasse - Fondation Irma Laplasse

[Année de création: 1996 - Dirigeant : Hugo Andries]

Créée à Turnhout (province d’Anvers) en mai 1996, son but est d'honorér l'héritage d'Irma Laplasse, une fermière flamande exécutée après la Seconde Guerre mondiale pour collaboration. La Stichting Irma Laplasse veut également créer un centre de recherche pour l’étude de la problématique de la collaboration en général et du dossier Laplasse en particulier. Durant le procès en révision de cette dernière, en février 1996, les pro-Laplasse reçurent tout naturellement le soutien du Blok et de ses organisations satellites.

Négationnistes

Une seule organisation regroupe actuellement les négationnistes flamands.

Vrij Historisch Onderzoek (VHO) - Groupe de travail Recherche historique libre

[Année d’apparition: 1985 - Dirigeant: Siegried Verbeke - Organes: "VHO-Nieuwsbrief" et "Revisionistische bibliotheek"]

VHO est un groupe de travail qui succèda en 1985 à l’organisation Taboe (active sur le terrain du révisionnisme depuis le début des années quatre-vingt). Parmi les fondateurs, il y a des membres du Vlaams Blok, dont André Van Hecke. Le VHO édite et distribue des brochures et des livres niant la volonté nazie de commettre le génocide contre les juifs européens et l’existence des chambres à gaz. Les productions de VHO traduites en néerlandais sont diffusées à grands frais via des listing d’adresses de professeurs d'histoire, d’avocats, de bibliothèques publiques, d’institutions gouvernementales, de mouvements antiracistes et de défense des droits de l’homme. En parallèle aux livres, VHO s’est doté de plusieurs périodiques: en janvier 1989, il lance "VHO-Nieuwsbrief", ensuite il publie la "Revisionistische bibliotheek". Les activités de ce groupe négationniste sont soutenues par des mécènes d’origine allemande et américaine. Dans le cadre de l’Internationale négationniste (allant de la Californie à la Nouvelle-Zélande, en passant par Paris et Stockholm), VHO s’occupe de la propagation des thèses falsificatrices en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas. La loi anti-négationniste belge, votée en mars 1995, n’empêcha pas ce réseau militant à rester très actif. Il est dirigé par l’Anversois Siegried Verbeke (ex-VMO et VB).

 

Service de renseignements politiques

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Kring voor het Onderzoek naar de Socialistische en Multi-culturele Ondermijning van onze Samenleving (KOSMOS) - Cercle pour la recherche sur la destruction socialiste et multiculturelle dans la société

[Année de création: 1981 - Responsable: Luc Dieudonné - Organe: "Doorzicht"]

Kosmos est un service privé de renseignements et d’espionnage politique. Il fait partie de la structure interne, depuis 1985, du Vlaams Blok. Son fondateur est l’Anversois Luc Dieudonné, un membre de Voorpost. Kosmos rassemble des informations sur les groupes et les militants "antinationalistes" de Flandre et de Bruxelles. Les fichiers politiques informatisés de ce "service secret" regorgent de dossiers sur les "syndicalistes, les marxistes, les homosexuels, les écologistes et des nationalistes dissidents" (de gauche comme de droite). Luc Dieudonné peut compter sur l’aide d’un réseau complet d’informateurs organisés et soutenu par les sections locales blokkers. Un de ses "correspondants" francophones est le néo-nazi Hervé Van Laethem, chef du groupe l’Assaut et du service de renseignements du Front nouveau de Belgique (FN-bis). Kosmos bénéficie d’une rubrique propre, "Open dossier", dans chaque numéro du mensuel du Vlaams Blok. Ce service publié également ses recherches dans son trimestriel "Doorzicht" (Perspective). Des conférences d’informations pour les militants sont aussi organisées. Des contacts existent entre Kosmos et le Borms Documentatie en Aktie Centrum (BDAC). Depuis quelques années, une branche hollandaise de Kosmos existe sous le nom de "Onderzoeks Documentatie en Informatie Netwerk" (ODIN en abrégé et en français : réseau de recherche, de documentation et d’information). Odin et Kosmos ont ouvert un site internet et sont liés au réseau nazi européen anti-Antifa qui promotionne les actions terroristes contre les adversaires de l’extrême droite. Mais, depuis la fin 1996, les deux services sont en conflit interne

 

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