RésistanceS 06-05-2007

RésistanceS a 10 ans


Déjà dix ans d'aventure : le récit


Histoires de RésistanceS de 1997 à nos jours


Manifestation étudiante et lycéenne dans les rues de Bruxelles, le 6 mars 1986. Plusieurs membres de la rédaction de RésistanceS proviennent, notamment, des mouvements contestataires étudiants des années 1980. Une très bonne « école à l'éducation militante » © photo : De Morgen.



Si le premier numéro de RésistanceS est sorti en mai 1997, son noyau fondateur, dès 1996, avait préparé le terrain. C'est pour cela que l'« histoire officielle » de RésistanceS débute cette année-là.

1996
Premières réunions en vue de fonder un nouvel organe d’information antifasciste ; avec des membres de l’ex-rédaction de CelsiuS, des militants du Front antifasciste de Bruxelles, du Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie (Mrax) et le soutien d’anciens Résistants antinazis. Le journal portera le titre de RésistanceS. Son noyau de fondation participe au même moment à la mise en place de la Coordination antifasciste de Belgique (CAF), qui va regrouper – notamment autour du syndicaliste Jacques Yerna - l’ensemble des fronts antifascistes de la Communauté française et qui va travailler main dans la main avec les organisations néerlandophones similaires.

1997
Le 1er Mai, au cours de la Fête du Travail, le premier numéro de RésistanceS (48 pages) est largement diffusé. Son dossier est consacré à la dénonciation de l’extrême droite antisociale. La grande presse, le monde associatif et les organisations syndicales saluent sa création. Réalisation par Manuel Abramowicz et Wim Haelsterman (respectivement coordinateur de la rédaction et responsable de l’équipe flamande de RésistanceS) d'un Courrier Hebdomadaire du Centre de recherche et d’information socio-politiques (Crisp) : « La représentation électorale des partis d’extrême droite » (CH du Crisp, n° 1567-1568, Bruxelles, 1997, 55 pp).

1998
Moins d’un an après son apparition, RésistanceS crée un site Internet et diffuse dorénavant aussi ses recherches et ses analyses sur la « toile ». RésistanceS participe au numéro spécial consacré à l’extrême droite de Démocratie, la publication d’étude et de réflexion du Mouvement ouvrier chrétien (Moc). Dans le n°4 de RésistanceS, grâce à un « vent favorable », des informations ultrasecrètes émanant du bureau national du Vlaams Blok sont révélées. C’est la première fois dans l’histoire du Blok qu’un tel dysfonctionnement se produit. Le parti cherchera « son Juda », sans succès...

1999
Nouveau scoop (et pas le dernier) de RésistanceS : le dernier bras droit de l’ex-SS Léon Degrelle a rejoint le Vlaams Blok. Ensuite, révélation sur la première présidence d’une commission parlementaire de la Chambre par un élu du VB, par ailleurs également dirigeant du Voorpost, un groupe paramilitaire païen, nostalgique de l’Ordre nouveau et souhaitant que la « Belgique crève ». Cette information exclusive sera plus tard reprise par la grande presse. De l'information à la formation, RésistanceS poursuit sa participation active aux formations syndicales de la FGTB. Il organisera en octobre 1999 son propre cycle de formation : « Militer & Agir dans cette société ».

2000
Publication de brochures hors série sous le nom de RésistanceS-Dossier et de cahiers pédagogiques : Vlaams Blok : Histoire et idéologie, Vlaams Blok : Sa vraie histoire, Extrême droite francophone : Bête et (un peu) méchante, Pensée unique, le totalitarisme du XXIe siècle ?, Histoire de RésistanceS à travers la presse, RésistanceS dans la presse d’extrême droite ! (revue de presse au sujet des activités de RésistanceS), Négationnisme(s), la fin de l’Histoire…

2001
RésistanceS publie des informations exclusives sur l’implication d’un militant intégriste d’extrême droite dans un réseau pédophile. Il est membre de la Ligue chrétienne belge (LCB), un groupuscule qui soutiendra le Front nouveau de Belgique, puis le Front national. Le père Samuel, meneur d’un groupe religieux chrétien parallèle, menace de porter plainte contre RésistanceS suite à des informations publiées sur lui. En définitive et malgré la convocation en grande pompe d’une conférence de presse pour annoncer ses attentions judiciaires, le père Samuel ne déposera jamais plainte. Il faut savoir que RésistanceS arc-boute son travail d’investigation sur une stricte déontologie respectant tous les textes légaux de notre pays et une rigueur dans le recoupement de ses informations. Toujours en 2001, RésistanceS va participer à la réalisation de la brochure éditée par le Ministère de la Communauté française « La résistible ascension de l’extrême droite ».

2002
Association de fait depuis sa création, RésistanceS prend le statut d’asbl et élargi son équipe militante. Diffusion d’un dossier sur la persistance du soutien de dirigeants du Vlaams Blok au négationnisme. Suite à plusieurs actes de racisme visant la Communauté juive, RésistanceS – refusant depuis ses débuts les pièges du manichéisme - diffuse un tract pour remettre les points sur les « i » et dénoncer la « langue de bois » de certains adeptes du communautarisme. Après l'arrivée, le 22 avril, de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle, RésistanceS lance un l'Appel « Nous sommes tous des Français révoltés !» avec Hervé Broquet, directeur du Centre de recherche et d’études politiques (Crep), et Arthur Haulot, ancien Résistant durant l’occupation nazie et militant pour la Mémoire et la Démocratie citoyenne.

2003
Publication d’une enquête faite dans les coulisses de la politique belge : les liens de partis démocratiques avec l'extrême droite turque sont dénoncés. Au mois d'août, RésistanceS informe en exclusivité, plus d'un mois avant son annonce officielle, de la prochaine ouverture, au coeur du quartier européen de Bruxelles, du nouveau siège de la Scientologie. L'information de RésistanceS sera reprise par l'ensemble des médias, belges et étrangers.

2004
Participation aux commémorations du 10e anniversaire du génocide des Tutsis, avec l’association rwandaise Ibuka – Mémoire & Justice. Réalisation avec le Gsara, l’un des plus importants organismes d’éducation permanente à l’audiovisuel, du document « Un jour ou l’autre, on pourrait tous être victimes de l’extrême droite ». Ce film sera diffusé un peu partout à Bruxelles et en Wallonie, au cours de débat à la veille des élections régionales et européennes. RésistanceS va aussi participer à la réalisation de « Tolérance », une brochure pédagogique contre l'extrême droite co-réalisée par Présence et Action culturelle (Pac) et le ministre de la Culture, de la Fonction publique et de la Jeunesse de la Communauté française.

2005
Un meeting organisé par le groupe néonazi flamand Bloed, Bodem, Eer en Trouw (BBET) confirme que la Belgique reste la plaque tournante du négationnisme, dix ans après le vote d’une loi visant à le condamner. RésistanceS réalise un dossier sur ce sujet et sensibilise l’opinion publique. Ce dossier sera également repris dans l'hebdomadaire Le Journal du Mardi. Un an et demi après la publication du dossier de RésistanceS, le groupe BBET sera finalement démentelé par les autorités judiciaires. Outre ses références au nazisme et son soutien illégal au négationnisme, il préparait des actions terroristes en Belgique. BBET était par ailleurs composé de nombreux militaires de carrière.



Couverture du Journal du Mardi, du 15 mars 2005, annonçant un dossier réalisé par RésistanceS © JDM

Durant l'année 2005, RésistanceS va aussi dénoncer les silences belges à propos du génocide arménien, à l’occasion de sa nonantième commémoration. Egalement en 2005 : RésistanceS participe à la réalisation de reportages des télévisions RTL-TVi et RTBF contre le Front national, dont celui du journaliste Jean-Claude Defossé, gagne, dans la catégorie « association », le Prix Condorcet-Aron pour la Démocratie et sort aux éditions Labor son « Guide des résistances à l’extrême droite ».

2006
La rédaction de RésistanceS est l'invité au mois de mai de la conférence internationale « 60 + 1 ans d'antifascisme en Europe ». Tenue au Parlement européen, cette conférence est organisée par la Fédération internationale des Résistances (la Fir), une organisation mondiale regroupant près de deux millions d'anciens résistants antinazis de la Seconde Guerre mondiale. Y participent également des délégations venues d'Allemagne, des Pays-Bas, d'Italie, d'Angleterre, de Grèce, de Hongrie, des Etats-Unis, de Russie... Au mois de septembre, RésistanceS se retrouve une fois encore sur les plateaux de télévision au cours de l'émission « Controverse » de RTL-TVi consacrée au cinquième anniversaire des attentats du « 11 septembre ». L'intervention de RésistanceS abordera notamment le terrorisme d'extrême droite, suite entre autre à l'arrestation des activistes du groupe néonazi BBET (revoir : 2005). En décembre 2006, RésistanceS annonce en exclusivité la création, par des dissidents d'extrême droite francophones, d'un nouveau parti politique belge dénommé « UMP ». RésistanceS pose alors la question : « Sarkozy et l'UMP récupérés par l'extrême droite belge ? ». Cette information va être reprise par l'ensemble des médias français. L'UMP de Nicolas Sarkozy devra se mobiliser sur ce dérangeant « dossier ». Egalement lors de cette année 2006, Manuel Abramowicz, coordinateur de RésistanceS obtient le Prix Condorcet-Aron, du meilleur livre francophone 2006 pour son ouvrage « Guide des résistances à l'extrême droite », co-édité par les éditions Labor et RésistanceS.

2007
En février, RésistanceS participe à un des numéros de « Parlamento ». Cette émission de la chaîne de télévision européenne EuroNews est consacrée à la création du nouveau groupe politique au Parlement européen : Identité, Tradition, Souveraineté (ITS, extrême droite, présidé par le frontiste français Bruno Gollnisch). RésistanceS sera également l'invité, comme expert, de la télévision arabe Al Jazeera, pour commenter la montée électorale de l'extrême droite en Europe, à l'occasion des élections en Serbie. RésistanceS va aussi proposer un dossier complet sur les conflits internes qui divisent le Vlaams Belang, après l'échec de Filip Dewinter aux élections communales à Anvers, en octobre de l'année d'avant. En pleine campagne pour l'élection présidentielle française, RésistanceS annonce la création du « Comité belge de soutien à Jean-Marie Le Pen », par le courant anti-Féret du Front national. A cette occasion, un dossier détaillé sur les « lepénistes belges de 1974 à nos jours » est mis en ligne. Il sera complété d'un reportage exclusif de RésistanceS réalisé au coeur de l'un des principaux meetings électoraux de Jean-Marie Le Pen. Ce « voyage en lepénie » démontrera la vraie nature des adeptes du « frontisme ».


Une semaine avant le premier tour de l'élection présidentielle française de 2007, une équipe de RésistanceS s'invite incognito au dernier meeting parisien du Front national, derrière les « lignes ennemis », ni vu ni connu © photo : Manuel Abramowicz


© RésistanceS – Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 6 mai 2007.

 

 

RésistanceS a 10 ans


Au sommaire de notre dossier [A la date du 6 mai 2007]

RésistanceS a 10 ans - Introduction au dossier

Manifeste & Objectifs

Les premiers parrains de RésistanceS

Histoires de RésistanceS de 1997 à nos jours

L'album photos de RésistanceS

RésistanceS : les médias en parlent

RésistanceS à la télévision

De multiples contacts variés et pluralistes

A lire également :

RésistanceS : David contre Goliath

A l’occasion des dix ans de RésistanceS - Une belle soirée d’amitié pour un combat juste

A l'occasion des dix de RésistanceS : Films & Fascismes – semaine du cinéma en résistance

RésistanceS vous présente son «Guide des résistances à l’extrême droite»


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