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Extrême droite
: rien ne change
Le journal « Rivarol » soutient
toujours les négationnistes et ex-SS
• Au sommaire d'un des derniers numéros de «
Rivarol » se trouve une campagne de soutien à des criminels
néonazis.
• Le même hebdomadaire d'extrême droite français
rend aussi hommage, une nouvelle fois, à un ex-SS.
• « Rivarol » prouve ainsi que l'extrême droite
reste fidèle à ses origines idéologiques.
• Extraits d'un canard nauséabond.

Les SS, élite de la dictature nazie,
restent des modèles pour « Rivarol »…
Mal dans sa peau, l'extrême droite aime se travestir. Se présenter
sous des masques « politiquement corrects ». Afin d'éviter
les poursuites judiciaires, elle s'est dotée d’un vocabulaire
codé servant à désigner ses multiples ennemis,
réels ou fantasmés. Mais le naturel revient toujours
au galop. Pour s'en rendre compte, il suffit de se pencher sur les
colonnes de sa presse confidentielle, bien loin de ses tracts «
grand public ».
Nous avons ainsi consulté l'un des derniers
numéros de « Rivarol », un opuscule « fascistoïde
» parmi d'autres, nourrissant les obsessions des « hommes
de race blanche » paniqués par la perspective de perdre
une mythique Europe ancestrale.
Soutien aux négateurs du génocide nazi
Dans son édition datée du 6 janvier dernier, cet hebdomadaire
- s'autoproclamant comme étant celui « de l'opposition
nationale et européenne » (quel programme ambitieux !)
- affirme sans pudeur ses amitiés politiques indéfectibles.
Dans un appel solennel à ses lecteurs, « Rivarol »
leur propose – dans sa version « papier » comme
sur son site Internet - en effet de manifester ouvertement et directement
leur « amitié » et leur « soutien »
à quatre «prisonniers révisionnistes » (sic).
Pour ce faire, le canard crypto-vychiste liste
les coordonnées des prisons dans lesquelles ces derniers sont
actuellement emprisonnés – en Allemagne pour trois d’entre
eux, et le dernier en Autriche. Motifs ? Violation des lois sur le
racisme, l'antisémitisme et/ou le négationnisme (qui
vise à nier le génocide commis par la dictature nazie
et ainsi réhabiliter celle-ci). Parmi ces « prisonniers
révisionnistes », se trouve le dénommé
Siegfried Verbeke, de nationalité belge, mais vomissant sa
« belgitude » pour raison « nationale-raciale »,
à l’instar des dirigeants et activistes du Vlaams Blok/Belang.

« Rivarol », comme d'autres journaux
et organisations de la même lignée idéologique,
soutient les négationnistes, ceux qui nient la réalité
nazie.
Bien connu des lecteurs de RésistanceS
(1), Siegfried Verbeke est un ancien dirigeant du Vlaamse militanten
orde (VMO) –un groupement néonazi flamand qui visait,
dans les années 1970, à faire imploser la Belgique –,
et le cofondateur du cercle VHO, l’une des plus importantes
organisations négationnistes actives en Europe. Verbeke et
sa petite entreprise de haine ont déjà été
soutenus à plusieurs reprises, comme d'autres négateurs-menteurs,
par « Rivarol ».
Grâce à la campagne de solidarité
lancée il y a quelques jours par ce dernier, Verbeke et ses
trois autres comparses recevront des cartes de soutien de la part
de lecteurs « rivaroliens ».
Hommage à un ex-SS
Dans ce même numéro du 6 janvier dernier, « Rivarol
» rend une nouvelle fois hommage, dans sa rubrique « Nos
deuils », à un « digne » ancien collaborateur
de la dictature hitlérienne, Maurice Ranc. Ce dernier provenait
des rangs maurrassiens, le courant politique national-chrétien
d'extrême droite apparu dans les années 1920-1930 en
France sous l'égide de Charles Maurras, un antisémite
radical. Durant la Deuxième Guerre mondiale, Ranc fit partie
tour à tour de la Milice, organe répressif et multicriminel
de l'Etat illégal du dictateur Pétain, de la Légion
des volontaires français (LVF) combattant sous les ordre des
nazis et de la Waffen-SS, l'élite du IIIe Reich. Après
la guerre, et dès l'apparition de « Rivarol »,
en 1952, il en devint un « fidèle rivarolien »
(sic).
Par son soutien aux « prisonniers révisionnistes
» et son nouvel hommage à un ex-SS, ce journal soutenant
toutes les tendances possibles et imaginables de l'extrême droite
(des néonazis aux ultralibéraux de la « droite
nationale ») manifeste une énième fois ses sympathies
politiques et son ancrage idéologique. Nauséabonds.
Alexandre VICK
(1) Pour un portrait du négateur-menteur
Siegfried Verbeke, relire notre article : Siegfried Verbeke, dirigeant
belge du négationnisme, condamné à un an de prison
ferme ! 
© RésistanceS – www.resistances.be
- Bruxelles – Belgique – 14 janvier 2006.
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La Une du numéro du 6
janvier dernier de « Rivarol », journal anti-cosmopolite,
donc pro-antisémite.
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