RésistanceS 18-06-2009

INFO de ce 20 juin (9h30) : Le concert néonazi de la HSN aura lieu en France CLIQUEZ ICI

 

Ce samedi 20 juin 2009


Concert néonazi au coeur de la Wallonie


En Flandre, les naziskins de Blood & Honour (B&H) organisent régulièrement des concerts. Autant d’occasions pour diffuser des slogans «NS» et de haine contre les étrangers, les juifs et la démocratie. Ce samedi, un tel concert aura lieu en Région wallonne. A l'initiative de la Hammerskin Nation (HSN), une organisation encore plus radicale que B&H. Enquête sur ce «nid de nazis» qui pourrait s’installer en terre wallonne.


A droite sur l'image ci-dessus, l'invitation pour l'«European Hammerfest 2009» qui aura lieu ce samedi 20 juin en Wallonie. Le 18 avril dernier, ses organisateurs, le groupe français Crew 38, proposait un rassemblement à l'occasion de l'anniversaire de naissance d'Adolf Hitler (illustration de gauche) - Documents AFF-Verzet-RésistanceS.be


Depuis plusieurs années, la Flandre est devenue la plaque tournante pour la tenue de concerts néonazis confidentiels organisés depuis l'étranger (voir dans la colonne de droite les références des articles de RésistanceS.be sur ce sujet). Afin d'éviter leur interdiction (par la commune ou la justice) ou une «infiltration» (par la police ou des militants antifascistes), les informations à leur propos ne sont diffusées qu'à la dernière minute et dans un milieu restreint. Seuls les membres de ce dernier sont mis au courant de l’adresse exacte du concert.

Néanmoins, il arrive, grâce à leur travail d'investigation, que des réseaux d'informations contre l'extrême droite parviennent à être mis au courant de telles manifestations, qui relèvent en général de l'illégalité. Effectivement, lors de ces concerts, les slogans et la propagande qui sont diffusés sont souvent en infraction avec les lois antiracistes, antinégationnistes et antidiscriminations.


«Tuez les juifs et les immigrés»
En Belgique néerlandophone, ces concerts semi-secrets et illégaux sont dans la plupart des cas organisés par la «division allemande» de Blood & Honour (B&H), un réseau international de skinheads néonazis basé en Grande-Bretagne. La «division flamande» officielle de B&H apporte alors un soutien logistique pour l'organisation de ces concerts. Au cours de ceux-ci, des groupes étrangers de musique naziskins viennent pour des prestations où la haine raciste et antipolitique est au rendez-vous. Salut hitlérien, nostalgie du Troisième Reich nazi et appels ouverts à l'assassinat des immigrés et des juifs sont monnaie courante lors de ces manifestations.

Jusqu'à présent, les organisateurs de ces «messes nazies» non jamais réellement été inquiétés, ni par la police ni par la justice, et ce bien que des infractions à diverses lois furent souvent constatées. Les réactions du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme en vue d’éviter ces concerts de la haine au cœur de la Flandre sont quant à elles restées assez timides. Aucune action réellement sérieuse n’a été envisagée. L’organisme fédéral en charge de la lutte contre les discriminations s’est résumé à l’application de procédures bureaucratiques au détriment d’une action efficace visant à ce que cessent pour de bon les concerts de Blood & Honour.

Pourtant, il y a peu de temps encore, un journaliste antifasciste allemand d'investigation avait réussi à infiltrer l'un des concerts de B&H qui se déroulait en Flandre. A l'aide d'une caméra cachée, ce journaliste avait filmé les néonazis déchaînés et hurlants, de toute leur haine, des slogans appelant à tuer les juifs et les immigrés. Les images de son film avaient ensuite été diffusées sur plusieurs chaînes belges de télévision.


La «division flamande» de Blood & Honour-Combat 18 (B&H-C18), lors d'une manifestation néonazie en Hollande en 2007. Entre les Hammerskins et B&H-C18, c'est la guerre © Photo : Alert! (réseau antifaciste hollandais).


Rassemblant «NS» en Wallonie
En Wallonie, jusqu'à présent, aucun concert de ce type n'a encore été programmé à notre connaissance. Selon une information recueillie par l'Antifascistische front-Verzet (AFF-Verzet), le réseau flamand d'information contre l'extrême droite avec lequel collabore RésistanceS.be, ce samedi 20 juin, un rassemblement de groupes naziskins de musique aura lieu, pour la première fois, quelque part en Région wallonne.

Cette fois-ci, son organisateur n'est pas Blood & Honour. Il s'agit de la Hammerskin Nation (HSN), une de ses dissidences les plus radicales (voir l'encadré ci-dessous). Sans autre précision, ce concert aura lieu dans le sud de notre pays («Southern Belgium», comme le mentionne l'invitation interceptée par l'AFF-Verzet), à l'occasion de l'«European Hammerfest 2009». Ce concert sera donc la fête annuelle proposée par la HSN. C'est sa branche française qui est en charge de cette «fête» aux accents «NS». Utilisées aussi dans le milieu skinnazi, les initiales «NS» sont celles désignant l'idéologie «National-Socialiste».

A l'instar des concerts organisés par Blood & Honour en Flandre, l’endroit précis où se déroulera celui de la HSN en Wallonie ne sera dévoilé que dans le courant de la journée de samedi, par SMS et téléphones portables, à ceux qui fréquentent habituellement ce genre de manifestation. Une telle procédure de sécurité vise à empêcher son interdiction, par exemple par le bourgmestre de la commune où la salle a été préalablement louée. La location a comme d'habitude été faite via une association bidon, souvent de type culturel, dans le but d'éviter que la vraie nature de l'événement soit connue du propriétaire de la salle.

Dès qu’il en aura connaissance, le bourgmestre de la commune où l'«European Hammerfest 2009» se tiendra l'interdira-t-il pour éviter des troubles de l’ordre public ? Ou bien la police interrompra-t-elle le déroulement dès qu’il y aura constatation d’infractions à la législation contre le racisme ? Des possibilités existent (voir la colonne de droite de cet article) pour éviter la tenue d'un tel rendez-vous où les appels à la discrimination raciste seront certainement réguliers.

Au programme : des purs et durs
Pour son «European Hammerfest 2009» de ce samedi 20 juin, la Hammerskin Nation a mis à l'affiche six groupes de musique naziskin : Bully Boys, H8 Machine, Before the War, Carpe Diem, Stahlgewitter et Rotte Charlotte. Ils sont tous du même style. Les paroles de leurs chansons s’attaquent avec haine aux juifs, aux étrangers, aux gauchistes, à la franc-maçonnerie et à bien d'autres cibles traditionnelles de l'extrême droite pure et dure.

Au programme, on trouve deux groupes présents depuis le tout début aux côté de la Hammerskin Nation : Bully Boys et H8 Machine. Bully Boys est un groupe de musique ouvertement antisémite. C’est ce qu’il ressort de plusieurs de ses morceaux, tels que «Six million more, Holocaust and Kristallnacht do not a thing to me» et «Sieg Heil». Au dos d’un de leur CD, on peut voir une photo d’un four crématoire d'un camp d'extermination nazi, avec la mention «Over 6 million served» (Déjà six millions servis). Sur Youtube, on peut, sur des vidéos postées, observer un public déchaîné attiré par les Bully Boys (). H8 Machine, à l’origine connu sous le nom de Dying Breed, joue déjà depuis des années dans les concerts de la Hammerskin Nation. On retrouve ce groupe sur plusieurs CD de compilation produits par la HSN. C'est le cas de la compilation «Support the Cause», par exemple, proposée par un label de musique néonazi allemand.

Ce samedi 20 juin, pour le concert en Wallonie de la Hammerskin Nation, est également programmé Before the War. Ce groupe de musique néonazi vient de Slovaquie. Il s’est déjà produit précédemment lors de concerts organisés par Blood & Honour. Deux membres de ce groupe jouent également dans «Urdung 88» (Ordre 88), un groupe de Black Metal national-socialiste qui accole deux fois dans son nom la huitième lettre de l'alphabet, le H, ce qui donne HH, soit dans le langage codé néonazi «Heil Hitler». Dans le livret accompagnant son CD «Flames of Wrath», on relève une citation du nazi wallon Léon Degrelle. Aux yeux de Before the War, l'ancien chef de la SS «Wallonie» est un grand héros qui a courageusement «combattu contre les parasites» durant la Seconde Guerre mondiale sur Degrelle ).

Le quatrième groupe dans la programmation de ce samedi est Carpe Diem. C'est un outsider. Ce groupe allemand n’a en effet officiellement aucun attrait pour le «harcore néonazi». Carpe Diem se positionne plutôt dans la ligne du courant musical de nouvelle droite «Identität Durch Musik», à l’image du «RIF», le Rock Identitaire Français. Cependant, dans son morceau «Europa, Jugend, Revolution» (un slogan des radicaux de l'extrême droite en Europe), le groupe explique que l’Allemagne nazie n’est pas à l'origine de la Seconde Guerre mondiale, mais s’est défendue contre une attaque étrangère. Cette thèse est celle qu'avaient évoquée jadis les nazis ! Sur le CD «Frei geboren», figure un symbole maçonnique frappé d’un signal d’interdiction. Dans leurs interviews également, les membres de Carpe Diem fulminent contre les francs-maçons. Une obsession semble-t-il. Logique, dans le milieu de l'ultra droite nationaliste.

Stahlgewitter est un groupe néonazi qui vient également d'Allemagne. Il a déjà sorti plusieurs CD. Entre autres «Auftrag Deutsches Reich» qui, à cause de son antisémitisme et de sa glorification du nazisme, a été interdit à la vente dans son pays d'origine. Dans «Achtundachtzig» (Quatre-vingt-huit), certains nombres sont mis à l’honneur, tels que le «14», qui renvoie aux «quatorze mots» bien connus dans les cercles néonazis (ces quatorze mots sont : «We must secure the existence of our people and a future for white children»), ou le «88», code-symbole déjà évoqué dans cet article pour «Heil Hitler».

Le dernier groupe à l'affiche du concert nazi de ce samedi est Rotte Charlotte. Récemment encore, ce groupe allemand se trouvait sur les podiums de Blood & Honour Vlaanderen (B&H-VL). Après un des concerts proposés par B&H-VL, le 18 octobre dernier à Dixmude, Chris Moorkens, un de ses dirigeants, écrivait que Rotte Charlotte figure parmi les trois meilleurs groupes qu’il a vu ces dernières années. Lors du concert de Nouvel-An de Blood and Honour Vlaanderen, organisé le 10 janvier de cette année, Rotte Charlotte était à nouveau invité. Dans le morceau «Wir», ce groupe néonazi allemand évoque de manière ironique le rapatriement des étrangers vers leur pays d’origine par le «vol 1-4-8-8» (rappel de la symbolique des nombres «14» et de «88»). Dans d’autres morceaux, les autres cibles habituelles des néonazis sont listées.


Pochettes de CD de groupes naziskins qui seront présents ce 20 juin en Wallonie pour le concert des Hammerskins © Documents AFF-Verzet.


Combat 18 (Adolf Hitler)… interdit !
Ce samedi 20 juin, combien de personnes viendront en Wallonie les écouter au concert de la Hammerskin Nation ? Il est difficile d’évaluer le nombre de fanatiques de musique naziskins qui seront présents. L’organisation de ce concert est entre les mains des Français de Crew 38, avec l’appui de «camarades allemands». En Belgique, le groupe Crew 38 entretient des contacts réguliers avec le milieu néonazi brugeois. En particulier avec le café De Kastelein (devenu maintenant le Moloko). Ce café-concert établi dans la ville de Bruges est le fief des «Vilains». Le 2 novembre 2007, ce groupe skinhead flamand participait, à Paris, à un concert de Crew 38. Entre autres avec les Bully Boys, à l'affiche du concert de ce 20 juin de la Hammerskin Nation. Cette organisation internationale de naziskins n’en est d’ailleurs pas à son premier contact en Belgique. Le 26 novembre 2005, en Flandre, un concert néonazi était organisé conjointement par sa «branche française» et «Blood & Honour Vlaanderen».

Depuis, Blood & Honour en Flandre a réellement implosé entre deux clans opposés. La division de ce mouvement l'a fortement affaibli. Pour leur part, en Europe, les Hammerskins sont moins bien connus que Blood & Honour. De plus, la capacité de mobilisation des groupes néonazis est assez variable en fonction des conflits internes qui ravagent cette mouvance politico-musicale. Blood and Honour Vlaanderen pouvait ces dernières années mobiliser jusqu’à 800 sympathisants (la plupart venant cependant des pays limitrophes), mais d'autres rencontres ne rassemblaient que 150 personnes. L'organisation Combat 18 (le 1 et le 8 se rapportent à la premier et à la huitième lettre de l’alphabet, soit AH… les initiales d’Adolf Hitler !), la «division allemande» de Blood and Honour a déjà pu organiser dans notre pays, en Région flamande, des concerts qui rassemblèrent de 150 à 2000 néonazis.

Pour en revenir au concert de ce samedi 20 juin, tous les naziskins de France, d'Allemagne, des Pays-Bas et de Belgique ne sont pas pour autant les bienvenus. En effet, les organisateurs ont clairement signifié que les armes et la drogue y seront interdits, ainsi que l'entrée aux membres de «Combat 18», organisation officielle de Blood & Honour. Une preuve de plus de la division maintenue du mouvement skinhead néonazi.



Léon Degrelle, chef des nazis belges francophones durant l'occupation allemande, est devenu une des références politiques des naziskins. Ici, en 2007, à la Une du site de la «division polonaise» de Blood & Honour – Combat 18 © Document RésistanceS.be



L'extrême droite survit... grâce aux naziskins !
C'est dans quelques heures que la fête 2009 des Hammerskins se déroulera quelque part en Wallonie. Ils attireront des naziskins de Belgique (francophones comme néerlandophones) et venant de l'étranger, de France, d'Allemagne et des Pays-Bas. Si en général de tels événements ne donnent pas lieu à des «émeutes» ou à des ratonnades contre des étrangers, ils participent cependant à l'endoctrinement de jeunes à la haine raciste. Ces concerts sont de véritables lieux de lavage de cerveau permettant à leurs organisateurs d'embobiner des ados et des adultes séduits par les discours d'extrême droite. Certains membres de leur public passeront un jour ou l’autre à l’acte, comme le montrent les cas américains (voir ci-dessous notre encadré).

Le 7 juin dernier, lors des élections régionales et européennes, le Front national et ses concurrents ont tous subi un «Waterloo électoral» historique (). Disparue des Parlements régionaux et communautaires, l'extrême droite reste cependant une réalité dans la vie quotidienne. Les concerts néonazis de Blood & Honour ou de la Hammerskin Nation participent à leur façon à la survie de l'extrême droite politique dans sa globalité. Le combat n'est donc pas terminé contre les nostalgiques de l'Ordre nouveau.

Simon Harys
Rédaction RésistanceS.be (article réalisé avec l'AFF-Verzet, réseau flamand de lutte contre l'extrême droite).

Qui sont les Hammerskins ?


Le concert nazi qui aura lieu ce samedi 20 juin en Wallonie est organisé par la Hammerskin Nation. Ce mouvement néonazi international est apparu, il y a près de vingt ans, outre-Atlantique. Depuis, il s'est développé un peu partout en Europe. Voici son portrait proposé par l'AFF-Verzet, réseau flamand de lutte contre l'extrême droite.

 


Les Hammerskins ont été fondés en 1988 à Dallas, par des néonazis purs et durs - Photo PG



Née à Dallas, aux Etats-Unis, en janvier 1988, sous le nom de Confederate Hammer Skins (CHS), la Hammerskin Nation (HSN) est une organisation de naziskins opposée à Blood & Honour (B&H), la première organisation internationale de skinheads néonazis. La HSN est décrite par l'Anti-Defamation League américaine (un mouvement juif antiraciste) comme le «groupement de skinheads néonazis le plus violent et le mieux organisé».

Le nom et le logo de la Hammerskin Nation proviennent de «The Wall», un album du groupe Pink Floyd datant de 1979 qui sera porté à l’écran en 1982. Le film «The Wall» est basé sur une satire contre le fascisme. Il raconte l’histoire d’un chanteur de rock qui devient esclave de la drogue et perd le contrôle de la réalité. Il veut mettre les Juifs et d’autres ennemis dos au mur et les exécuter. Faisant référence au Judéocide, il chante la «solution finale», l’ouverture des chambres à gaz et la mise en route des fours crématoires. La croix gammée est remplacée par deux marteaux croisés, marteaux qui détruiront les portes derrière lesquelles se cachent les minorités apeurées. Bien qu'il ne puisse être reproché à Pink Floyd une quelconque connivence avec le fascisme, la Hammerskin Nation a récupéré à son profit cette cruelle histoire imaginaire.

Le premier groupe Hammerskin Nation est apparu fin des années quatre-vingt à Dallas. Par la suite, d'autres groupes HSN sont apparus ailleurs aux Etats-Unis, pendant que des «sections européennes» voyaient également le jour.

A la fin des années nonante, ses membres entament la promotion de la «white power music». De la musique nazie, qui d’une part génère des rentrées d’argent et d’autre part permet de recruter de nouveaux membres. En mars 1999, le premier concert de la «white power music» devait avoir lieu à Tampa, en Floride. A l’affiche, avaient été programmés les Blue Eyed Devils, un groupe américain qui se produira plus tard, en 2006, devant plus de 2000 personnes à Weelde, dans la Campine anversoise, lors d’un concert organisé par la «division allemande» de Blood and Honour ().
Le concert de la HSN à Tampa n’eut finalement pas lieu, après que le propriétaire de la salle ait pris connaissance de l'appartenance politique des organisateurs de ce concert. Le 7 août 1999, le premier concert de Hammerskin Nation put finalement avoir lieu à Hanover, en Pennsylvanie. A son programme, on trouvait entre autres Dying Breed, un groupe actuellement connu sous le nom de H8 Machine, et Bully Boys. Deux groupes qui sont à l'affiche ce samedi 20 juin pour le premier concert organisé par la Hammerskin Nation en Belgique francophone.

Apparu aux Etats-Unis, la Hammerskin Nation possède, outre des groupes locaux américains, des sections au Canada, en Angleterre, en Nouvelle-Zélande, en France, aux Pays-Bas, en Allemagne et dans quelques pays d’Europe de l’Est. Le Southern Poverty Law Center (un centre de lutte pour les droits de l'homme) estime que la HSN regrouperait au total plus de deux mille membres. En 2002, le premier «Hammerfest» fut organisé en Europe. Plus de mille cinq cent hammerskins, des sympathisants de ce mouvement et d'autres «crânes rasés» néonazis y participèrent.

Hammerskin Nation fonctionne sur la base d'un cercle confidentiel, voire totalement secret. On ne peut en devenir membre qu’après une période d’essai. Après cela, ses nouveaux membres deviennent de véritables «soldats politiques» du «combat racial». Des combattants qui sont prêts à mener la «guerre ethnique», contre les étrangers, les juifs, les médias et les autorités gouvernementales. Comme B&H, la HSN prône le terrorisme pour arriver à ses fins...

Durant l’été 1988, plusieurs de ses membres ont ainsi été impliqués dans des actes violents à l’égard de Noirs et de Latinos américains à Dallas (Texas). Au même moment, une synagogue et une maison d'une organisation de la communauté juive locale furent recouvertes de slogans antisémites. L’année suivante, une bombe incendiaire est déposée près d’un night-club fréquenté par des non-blancs. En juin 1991 à Arlington (toujours dans l'Etat du Texas), trois membres de Hammerskin Nation - âgés de 16 ans ! - assassinent Donald Thomas, pour le simple motif qu'il était Noir.

La même année, une bombe incendiaire est déposée à proximité d’un groupe de skinheads opposés à la HSN. Toujours en 1992, une bande de la Hammerskin Nation s'attaque à un SDF afro-américain, Douglas Garett, âgé de 50 ans. Il est assassiné à coups de batte de base-ball. En mars 1999 à Temecula (Californie), un autre Noir-américain, Randy Bowen, âgé de 23 ans, est mis à mort par six nervis de la HSN. Pour expliquer leur acte meurtrier, les jeunes tueurs diront simplement : «We don’t like niggers here» (Nous n’aimons pas les nègres ici). Après quoi, sur le modèle d'un rite raciste criminel, ils effectuèrent le salut hitlérien et chantèrent des refrains nazis. Bien que des membres soient régulièrement jugés pour leurs actes, la violence de la HSN continue encore et toujours. «No laws will ever break us!» (Aucune loi ne nous brisera jamais!), peut-on lire dans la publication officielle de la Hammerskin Nation.

[Notice sur la Hammerskin Nation réalisée par l'AFF-Verzet, réseau flamand de lutte contre l'extrême droite. Traduit du néerlandais, revu et réactualisé par RésistanceS.be].

 


Dès sa création, la «section française» des Hammerskins eut des liens avec l'Oeuvre française (OF), comme le montre notre document ci-dessus. Toujours active en 2009, l'OF est un mouvement néofasciste national-catholique, notamment disciple de Léon Degrelle, l'ex-dirigeant de la division SS «Wallonie». Le concert néonazi de ce 20 juin qui aura lieu en Wallonie est organisé par la section française de la HSN © Document RésistanceS.be



Anciens de l’extrême droite : contactez-nous !

Vous avez jadis ou récemment encore milité dans une organisation, un groupe ou un parti d’extrême droite. Vous n’en êtes plus membre parce que vous avez changé d’opinion.

Vous souhaitez à votre tour lutter contre l’extrême droite qui a abusé de votre naïveté, de votre jeunesse.

RésistanceS.be peut vous y aider !

• Si vous voulez témoigner de votre expérience au sein de l’extrême droite
• Si vous voulez vous adresser à ceux qui y sont restés pour leur dire de la quitter au plus tôt
• Si vous avez gardé de la documentation (tracts, journaux, photos, documents variés…) de l’organisation ou parti d’extrême droite dans lequel vous militiez, alors :

CONTACTEZ-NOUS !

Votre anonymat sera entièrement garanti.

info@resistances.be




© Affiche de RésistanceS – 2008-2009



© RésistanceS.be – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 18
juin 2009.

 

 


Les néonazis de la Hammerskin Nation arrivent en Wallonie ce 20 juin...

INFO de ce 20 juin (9h30) : Le concert néonazi de la HSN aura lieu en France CLIQUEZ ICI


Comment interdire
les concerts nazis ?

• L'AFF-Verzet, réseau flamand d'information contre l'extrême droite (et partenaire de RésistanceS.be), propose un «Mode d'emploi» où sont repris les démarches légales pour interdire les concerts et autres meetings néonazis dans une commune.

Pour consulter celui-ci CLIQUEZ ICI

 


Sur ce même thème, lire sur RésistanceS.be

Stop à l’impuissance contre Blood and Honour !

«Terrorisme identitaire» : toujours à l'ordre du jour

Belgium : a playground for Nazis (article en anglais)

Réseau terroriste démantelé en Belgique

La Belgique reste une plaque tournante des « négateurs-nazis »

L’extrême droite au stade

Anti-globalisation : infiltration néonazie

Tentative d’assassinat de Chirac

Et notre dossier sur la vraie histoire du mouvement skinhead :

 


INFOS ANTIFASCISTES SUR LA FLANDRE

Pour plus d'informations sur l'extême droite en Flandre, il faut consulter régulièrement le site de l'AFF, partenaire flamand de RésistanceS.be

CLIQUEZ ICI


Campagne « Extrême droite : ils se trompent de colère ! »

Depuis le mois d'août 2008, RésistanceS.be, le web-journal de l'Observatoire de l'extrême droite, anime une campagne d'information pédagogique en direction des électeurs et des militants d'extrême droite !

Pour plus d'information et la soutenir

CLIQUEZ ICI


Comité de soutien de RésistanceS



POUR BENEFICIER DE NOS SERVICES : QUE FAIRE ?
Soutenez vous aussi RésistanceS...
Média gratuit proposé par l'Observatoire belge de l'extrême droite, RésistanceS se réalise uniquement grâce à l'apport financier de son équipe et de certains lecteurs qui lui font des dons.

Vous lisez gratuitement les articles de RésistanceS !

Soutenez financièrement ce service exceptionnel en versant un don sur son compte bancaire :
n° 310-1618732-82
IBAN : BE25 3101 6187 3282
Avec en communication : «don 2009»

... et abonnez-vous gratuitement à sa Newsletter !
Vous souhaitez recevoir des informations sur l'Observatoire de l'extrême droite, le journal RésistanceS et les réactualisations de son site Internet :
=> Abonnez-vous (c'est en plus gratuit, mais cela n'empêche pas de faire un don : revoir ci-dessus) à sa Newsletter : CLIQUEZ ICI