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Sondage « Libre Belgique », mars 2002

L’extrême droite francophone existe toujours…

Le lundi 25 mars 2002, le quotidien « La Libre Belgique » publiait son baromètre politique trimestriel. Ce nouveau sondage sur les intentions de vote des Belges, nous apprend que l’extrême droite néerlandophone - incarnée par le Vlaams Blok – continue à « grignoter des parts de marché sur la scène politique », avec 17 % d’intention de vote aujourd’hui en Flandre. Aux dernières élections législatives (en 1999), le parti néofasciste avait récolté 15,3 %.

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Le FN bouge toujours
Du côté francophone, le Front national (pourtant réduit à un groupuscule maigrichon contrairement au Blok) est toujours présent dans le paysage politique. Malgré les analyses de « spécialistes » qui affirmaient que l’extrême droite n’existait plus en Communauté française depuis les dernières élections.

Selon le sondage de « La Libre Belgique », le FN reste à l’heure actuelle crédité de 3,1 % dans la Région bruxelloise et de 4,2 % dans la Région wallonne. En 1999, cette formation avait obtenu respectivement dans ces deux régions 2,6 % et 4,1 %. A Bruxelles, le FN augmente donc son score en repassant la barre des 3 % et en Wallonie, il confirme ses 4 % avec un 0,1 de plus.

Demol : échec et mat !
Pour sa part, dans notre capitale, le VB diminue royalement (1999 : 4,5 % contre 3,1 % dans le sondage de « La Libre Belgique »). Cette chute de plus d’un pourcent du parti nationaliste flamingant confirme, comme l’avait si souvent expliqué « RésistanceS » , l’échec des campagnes de propagande axées autour de Johan Demol, celui que certains croyaient être « l’homme providentiel » du Blok à Bruxelles.

Avec l’échec de Demol et en additionnant les scores du FN et du VB de ce sondage, à Bruxelles, l’électorat d’extrême droite se situe maintenant à 6,2 % contre 7,1 % aux élections du 13 juin 1999.

Ne crions pas trop vite victoire. Aux résultats du FN, il faudrait aussi additionner une fraction de ceux obtenus par la catégorie « autres ». En effet, dans cette catégorie, il se trouve les groupuscules d’extrême droite concurrents du FN.

Force est donc de constater, à la lecture de ce dernier sondage trimestriel de « La Libre Belgique », que l’extrême droite francophone – incarnée par le Front national – n’est pas morte.

(M.AZ) – RésistanceS – 26/03/02

alibre.be

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

< Au Centre, le dirigeant blokker Philip Dewinter et, à droite, celui du groupe néopaïen Voorpost lors d’une rencontre avec l’état-major du parti wallon d’extrême AGIR (photo : Georges Berghezan)