RésistanceS.be 20-07-2010

Article revu, corrigé et actualisé le 17 août 2010


Devant le Tribunal de Première Instance de Bruxelles


Georges-Pierre Tonnelier (Front national)
perd contre RésistanceS.be


Une des actions judiciaires de Georges-Pierre Tonnelier (FN) contre RésistanceS.be et le responsable de sa rédaction, Manuel Abramowicz, vient d'être rejetée par le Tribunal de Première Instance de Bruxelles. Ce responsable du Front national belge, depuis 1998 déjà, souhaitait faire condamner le journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite à retirer de son site Internet (www.resistances.be) toutes les informations le concernant. Cette première victoire judiciaire pour RésistanceS.be constitue aussi une bonne nouvelle pour l'ensemble des médias de notre pays. Elle évite à la censure de s'instaurer via des actions judiciaires désormais jugées comme non fondées.

Revue de presse judiciaire. Pour lire ces mêmes articles : voir en-bas de cette page – Doc.RésistanceS.be


Il y a quelques jours, le Tribunal de Première Instance de Bruxelles a rejeté la demande fondée sur l’article 19,2 du Code judiciaire, introduite par Georges-Pierre Tonnelier contre RésistanceS.be et le coordinateur de sa rédaction, Manuel Abramowicz. Membre actif du Front national belge depuis 1998, Tonnelier avait en effet demandé au tribunal d’interdire toute discussion sur le site de RésistanceS.be et de retirer toute parution le concernant. Dès lors que sa demande, en référée, était similaire à celle qu’il avait formée au fond, dans une plainte déposée en 2007 et pas encore jugée, et qu’il ne développait aucun nouveau argument convainquant, le tribunal a suivi l’argumentation de Résistances.be et a estimé que la demande de Tonnelier n’était pas fondée. Il devra encore se prononcer sur le fond de l’affaire dès que celle-ci sera en état (voir ci-dessous le second article du quotidien Le Soir).


Droit à l'oubli ?
Depuis environ six ans, Tonnelier reproche à RésistanceS.be de diffuser des informations le concernant. Informations qui pourraient nuire, d'après lui, à son «avenir professionnel» (sic), notamment. Ce responsable du Front national évoque, entre autres, dans ses arguments le «droit à l'oublié» et la protection de sa vie privée. Seulement voilà, Georges-Pierre Tonnelier reste actif politiquement - et tout à fait publiquement - à l'extrême droite et n'a jamais renié son parcours frontiste. L'activisme maintenu de Tonnelier au FN, depuis plus de douze années, confirme que celui-ci reste un partisan de son programme et de ses slogans politiques, ainsi qu'un fidèle défenseur de l'héritage historique de ce parti d'extrême droite et de ses liens avec Jean-Marie Le Pen, le président-fondateur du FN français.
Quant aux informations le concernant diffusées dans des articles de presse de RésistanceS.be, elles proviennent de sources publiques (dont certaines en l'occurrence du Front national !) et se trouvant encore à l'heure actuelle en ligne sur divers sites Internet (dont des sites d'extrême droite). C'est le cas de celle concernant sa condamnation pour infraction à la loi antiraciste, prononcée en 2006 à son encontre, qui est toujours accessible (voir ci-dessous) sur le site du Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme, un organisme public dépendant directement du gouvernement fédéral belge, à la base de la condamnation rendue contre Georges-Pierre Tonnelier !

Toutes les informations de RésistanceS.be concernent les activités d'une personne se revendiquant, elle-même, comme un «politicien» (sic). Il s'agit donc d'une personnalité publique. Le parcours politique officiel, passé et présent, de Georges-Pierre Tonnelier peuvent donc être évoqué. D'autant plus qu'il s'agit d'informations qui furent déjà diffusées par d'autres médias et qui sont pour la majorité d'entre-elles toujours en ligne sur Internet. En aucun cas, il s'agit d'information sur sa vie privée. Comme d'ailleurs l'a estimé à deux reprises, en 2003 et en 2006, la Commission de protection de la vie privée du Service public fédéral Justice, en ne donnant aucune suite aux plaintes déposées par Tonnelier contre RésistanceS.be.


Comité belge Le Pen
Dans divers articles, le journal RésistanceS.be avait évoqué l'implication active de ce Bruxellois au sein de l'extrême droite radicale belge francophone et ce depuis 1998. Georges-Pierre Tonnelier fut ou est encore membre des directions du Front nouveau de Belgique (FNB) de Marguerite Bastien, du Front national (FN) de Daniel Féret et du «nouveau» Front national conduit par Michel Delacroix. Il a aussi été l'assistant parlementaire de plusieurs dirigeants frontistes : les députés régionaux Jean-Pierre Borbouse, Patrick Sessler, Marguerite Bastien et Audrey Rorive, le député fédéral Daniel Féret (et président du FN de 1985 à 2008) et le sénateur Michel Delacroix. Le même Tonnelier fut également le «secrétaire du Bureau politique» et le «président du Centre d'études» du «nouveau» Front National, présidé alors par le sénateur Michel Delacroix.
Georges-Pierre Tonnelier avait encore participé, en avril 2007, à la création du Comité belge de soutien à Jean-Marie Le Pen, le président-fondateur du Front national français. Par ailleurs, lors de divers scrutins, il a figuré en 1999, en 2000 et en 2003 comme candidats sur des listes électorales d'extrême droite (FN et FNB). Tonnelier a encore été le webmaster de plusieurs sites Internet d'extrême droite.

Le 18 avril 2006, ce dirigeant du Front national fut condamné, avec Daniel Féret (alors toujours président de ce parti d'extrême droite), par la Cour d'Appel de Bruxelles, à sept ans d'inéligibilité pour incitation à la haine, à la discrimination et à la ségrégation raciales ((). Une condamnation qui sera confirmée, le 4 octobre 2006, par la Cour de Cassation ().

«Chef de la campagne» (sic) du FN
Lors des élections législatives du 13 juin dernier, Georges-Pierre Tonnelier avait participé activement à la campagne du Front national «unifié» autour du député fédéral sortant Patrick Cocriamont, bien connu pour ses liens avec les milieux néofascistes, et le sénateur sortant Michel Delacroix qui avait fait scandale lors de la diffusion d'une vidéo le montrant en train de chanter une chanson antisémite. Un «épisode frontiste» réprouvé par Tonnelier qui cependant poursuivra sa collaboration directe avec Delacroix : à l'occasion de ces élections, Georges-Pierre Tonnnelier, bras-droit de Michel Delacroix, avait affirmé, selon le témoignage d'un dirigeant du Front national recueillis par RésistanceS.be, être le «chef de la campagne» électorale du Front national. Tâche qui lui fut confiée directement, selon Tonnelier lui-même, par le président et le secrétaire général du «nouveau» FN, soit Daniel Huygens et... Michel Delacroix ! ().

Cette première victoire judiciaire obtenue aujourd'hui par RésistanceS.be constitue une bonne nouvelle dans la lutte contre l'extrême droite et l'est également pour l'ensemble des médias de notre pays. Elle évite ainsi la censure de s'instaurer via des actions judiciaires désormais jugées comme non fondées.

La rédaction de RésistanceS.be

 


 


Note de la rédaction
Nous acceptons volontiers que nos informations soient reproduites. Nous souhaitons cependant que vous en citiez la source, en indiquant clairement qu'elles proviennent de ResistanceS.be, l'Observatoire belge de l'extrême droite.



 

 

 




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