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Le parti des casseurs et autres gangsters frappe, encore et encore…

Au Vlaams Blok, il n’y a pas que la démocratie que l’on s’emploie à casser. Dans les rangs du parti d’extrême droite flamand, on est coutumier des actes de violence et autres délits. Un comble pour le parti qui a fait de la sécurité son cheval de bataille… Illustration par quelques récents faits d’armes blokkers.

On se souvient peut-être qu’il y a quelques semaines, Wim Felix, conseiller communal Vlaams Blok tuait une personne et en blessait trois dans une bagarre de bistrot (voir notre article Un conseiller communal Vlaams Blok abat une personne et en blesse trois ! ). Il ne s’agit pas là d’un cas isolé.

Il y a quelques semaines également, mais à Anvers cette fois, Rob Verreycken, conseiller communal (et élu député régional, le 13 juin dernier), se querelle en rue avec sa femme, en présence de leurs trois enfants. Bilan : un nez cassé, des écorchures et deux yeux au beurre noir pour l’épouse, qui a déposé plainte à la police. Verreycken, sixième sur la liste anversoise du Blok, dirige le service juridique du parti. Coup de sang ? Peut-être… Mais en fait de coups, Verreycken, n’en est pas à son premier : en 1997 déjà, il agressait un photographe, lequel devait être transporté aux urgences. Et en 1999, pour une question de loyer impayé, il tabassait l’une de ses locataires, après avoir pénétré dans son appartement par escalade. Verreycken s’est également rendu coupable, dans sa jeunesse, de tentative de fraude au CPAS d’Anvers.

Toujours à la même période, Marc Nullen, conseiller communal dans le Limbourg, est arrêté pour trafic de drogues dures. Ce patron de café était à la tête d’un trafic d’ecstasy. Outre l’ecstasy, du speed, de la cocaïne, de l’héroïne, du cannabis et des armes à feu, ainsi qu’une importante somme d’argent, ont été saisis, mentionnait la presse dans les jours suivants.

Du côté des « simples » militants, même zèle : fin mai, un colleur d’affiches blokker est identifié par un militant Ecolo comme étant l’auteur de tags sur des affiches des Verts. Sans doute furieux d’être démasqué, le militant blokker se venge sur la voiture du militant Ecolo en dégonflant ses pneus et en la recouvrant de peinture blanche.

La campagne électorale semblant décidément stimuler le dynamisme politique des militants, le 13 juin dernier, c’étaient trois militants du Vlaams Blok qui, à l’issue de la fête de leur parti à Anvers, étaient interpellés : deux d’entre eux pour coups et blessures, le troisième pour provocation. Leurs victimes : une femme et un enfant. Les trois individus étaient sous l’influence de la boisson.

Des militants qui se veulent visiblement les dignes successeurs des fondateurs du Blok, issus du VMO ou du Voorpost, groupes paramilitaires nostalgiques de la dictature nazie qui affectionnaient déjà ce genre de méthodes musclées.

Nadia GEERTS
© RésistanceS – Bruxelles – Belgique – 20 juin 2004

 

Voir aussi notre article
Le Vlaams Blok est un parti violent : quelques preuves en images