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Echec et mat aux négateurs-nazis !

Siegfried Verbeke, dirigeant belge du négationnisme, condamné à un an de prison ferme !


Siegfried Verbeke (à droite), lors d’un « congrès révisionniste » (NDLR : négationniste) organisé en 2002 avec Blood and Honour Vlaanderen, une organisation préconisant l’action armée contre les adversaires de l’ « Europe blanche ». Vincent Reynouard (deuxième en partant de la gauche sur cette photographie), responsable de la branche francophone de l’organisation négationniste de Verbeke, est toujours poursuivi par la justice. Suivra-t-il le chemin judiciaire de son mentor ?

Les combattants contre les « assassins de la mémoire » viennent de gagner une victoire décisive : la condamnation de Siegfried Verbeke. Ce sinistre personnage est le dirigeant belge, depuis le milieu des années septante, des réseaux de propagande visant à nier les crimes nazis en général, le judéocide en particulier.

Siegfried Verbeke (pour son parcours militant : voir la colonne de droite) vient d’être condamné à un an de prison ferme. Cette décision judiciaire est historique. Grâce à une action intelligente et patiente du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme, dont nous reproduisons le communiqué de presse ci-dessous.

Depuis sa création en 1997, RésistanceS avait lui aussi dénoncé les agissements criminels de Verbeke et de l’ensemble des zélotes du négationnisme. En mars dernier encore, nous avions informé de l’organisation d’un meeting des néonazis de Blood and Honour Vlaanderen lors duquel Siegfried Verbeke avait pris la parole. Pour seule réponse, ces nazis du XXIe siècle, nostalgiques d’Adolf Hitler, s’étaient attaqué au coordinateur de RésistanceS, Manuel Abramowicz, dénoncé comme un chef d’orchestre du « judéo-bolchévisme », dans la plus pure tradition antisémite.

Poursuivis pour les mêmes crimes, d’autres négateurs-nazis attendent leur tour devant la Justice. RésistanceS continuera à vous informer des prochains épisodes judiciaires.

Alexandre VICK

 


Le Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme prend acte de la condamnation de Siegfried Verbeke sur base de la loi antinégationniste (du 23 mars 1995) et de la loi antiraciste (du 30 juillet 1981).

Siegfried Verbeke vient en effet d'être condamné par la Cour d’Appel d'Anvers à un an de prison ferme et une amende de 2.500 EUR. En outre, ses droits civils et politiques lui ont été retirés pour une période de 10 ans. Le Centre, partie civile et à la base du procès intenté contre Siegfried Verbeke, reçoit un euro de dédommagement, tout comme la Fondation Auschwitz.

Siegfried Verbeke était poursuivi pour ses activités visant à nier le génocide juif commis par le régime nazi durant la Seconde guerre mondiale. Avec son frère, Herbert, il dirigeait le VHO, une organisation dont l’unique but est de diffuser les pamphlets et les ouvrages des principaux négateurs belges et étrangers. Le VHO anime également un site Internet négationniste.

La Cour d’Appel d’Anvers a été frappée par le mépris que le condamné témoigne envers l’énorme souffrance que les crimes contre l’humanité, commis par la dictature nazie, ont provoqué et qu’il tente de nier ou de minimiser d’une façon pseudo scientifique pour rendre acceptable le nazisme.
Le Centre se réjouit de cette condamnation importante et encourageante qui renforce la jurisprudence en la matière.

Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme
Bruxelles, 14 avril 2005


© RésistanceS - www.resistances.be – Bruxelles - Mis en ligne le 13 avril 2005

Qui est Siegfried Verbeke ?


Siegfried Verbeke (à gauche sur cette photographie), dans les années septante, à l’époque où il dirigeait le VMO, une organisation néonazie flamande, avec Xavier Buisseret (à droite). Tous deux participeront aux premiers pas du Vlaams Blok. Buisseret deviendra le responsable de son service de propagande (dont les initiales étaient NSDAP, les mêmes que celles du parti nazi d’Adolf Hitler !) et sera élu député fédéral VB. Le VB a été l’un des principaux creusets du négationnisme militant. En 2000, un autre adepte de celui-ci avait déjà été condamné pour négationnisme.


Militant de longue date, tant de la cause ’’national-flamande’’ que de la cause négationniste, il est devenu au fil des années le principal maillon de l’ « Internationale européenne négationniste ».

Pour blanchir le IIIe Reich de ses crimes contre l’Humanité, Verbeke agit depuis le milieu des années septante. A l’époque, il était l’un des dirigeants du Vlaamse militante orde (VMO), un groupe paramilitaire néonazi cofondateur du Vlaams Blok en 1978. Ses principaux compagnons dans ce domaine étaient Xavier Buisseret et Roeland Raes, futur député fédéral et vice-président du VB. Buisseret, Raes et Verbeke fondèrent ensemble ‘’Haro’’. Ensuite, cette revue flamande spécialisée dans le négationnisme donnera lieu à la création du Vrij historisch onderzoek (VHO), la principale structure des négateurs, toujours en activité de nos jours et servant de paravent à de multiples activités criminelles.

Durant son parcours négationniste, Siegfried Verbeke a reçu le soutien des principaux mouvements d’extrême droite et/ou directement de leurs dirigeants: Vlaams Blok, Voorpost (groupe d’action nationaliste lié au VB), Were Di (cercle de réflexion idéologique à la base du VB), Hertog Jan van Brabant (une amicale d’anciens SS flamands dont certains dirigeants furent candidats sur les listes du VB), le groupe francophone l’Assaut (aussi utilisé par le VB pour ses services d’ordre et fondé par l’un des actuels dirigeants du mouvement Nation)…

Vincent Reynouard, un des « bras-droits » de Verbeke, responsable de la section francophone de VHO (connue sous le nom de Vision historique objective), est lui aussi poursuivi par la justice pour contravention à la loi anti-négationniste de 1995. La tête de VHO sera-t-elle bientôt décapitée ? A suivre…

A.V.

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