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Enquête

VIVANT, INFILTRE
PAR DES NEOFASCISTES ?

Trois jours avant les élections législatives et régionales du 13 juin 1999, les nationaux-bolchéviques du Parti communautaire-national européen (PCN) publiaient un communiqué de presse pour dénoncer les liens entre le parti Vivant et l’extrême droite. Pour le professeur en sciences politiques Pascal Delwit (de l'Université libre de Bruxelles), cette nouvelle formation politique est la plus ultralibérale. Le PCN précisera pour sa part que le programme économique de Vivant, qui est basé sur le "social-créditisme", provient en droite ligne de théoriciens issus d’un parti fasciste canadien, le Parti du crédit social. Les thèses de ce dernier seront reprises en Belgique, au début des années 80, par l’Union pour une nouvelle démocratie (l’ancêtre du Front national de Daniel Féret).

Suite aux "révélations" du PCN, Vivant démentira, dès le lendemain matin, une telle filiation. Toutefois, il ne reviendra pas sur la seconde accusation portée contre lui par le parti national-bolchévique concernant le fait que sa section française était aux mains de véritables néofascistes. Effectivement, outre-Quiévrain, Vivant est animé par la tendance pure et dure de la Confédération de défense des commerçants, artisans, agriculteurs et professions libérales (CDCA). Cette tendance est notamment aux mains de Jean-Gilles Malliarakis, un nostalgique de Mussolini et ex-correspondant français du Parti des forces nouvelles belges (néonazi et lié au Vlaams blok). Qu’en pensent les militants démocrates (et souvent naïfs) de Vivant ?

 Article publié dans "RésistanceS", n° 7, été 1999, p. 5.

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