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Dans les coulisses du Vlaams Blok...

LES LIENS VB-VMO

vmovb.jpg (44750 bytes) Lors d'une manifestation d'extrême droite, les troupes du Vlaams Blok (à gauche avec le calicot) manifestent tout naturellement côte à côte du VMO (ici mené par son leader Bert Eriksson, en avant-plan sur la photo)

Dans le numéro de novembre 1998 du mensuel du Vlaams Blok, une page entière était consacrée à un livre récemment écrit sur le Vlaamse militanten orde (VMO) par Rob Verreycken. Fils du chef de la fraction blokker au sénat, ce dernier est également l’un des avocats du VB. Son livre, "De VMO van Bob en Wim Maes", traite de la période 1950-1971 de cette milice paramilitaire privée qui ne sera dissoute par la justice qu’en 1981.

Rob Verreycken rappelle, qu’au début, le VMO était le service d’ordre de la Volksunie (parti nationaliste modéré). Durant les années 60, cette dernière se sépara de la milice qui devenait de plus en plus violente. En 1963, une poignée de ses militants, dont le père de l’auteur du livre, seront poursuivis devant les tribunaux pour diverses agressions.

Le VMO à la base du VB
Lorsque l’aile nationaliste pure et dure quitta la Volksunie (à cause de sa "direction soixante-huitarde" !), le VMO participa à la création du Vlaams nationale partij de Karel Dillen. Un groupuscule qui donnera naissance, en 1978, au Vlaams Blok. Sans doute par soucis politiquement correct, le livre sur le VMO ne se réfère pas à ses dernières années lorsqu’il était dirigé par Armand « Bert » Eriksson avec l’aide de Xavier Buisseret, le futur responsable du service de propagande du Blok... et récemment condamné pour des faits de moeurs ! Durant cette dernière époque, le VMO sera caractérisé par l'adoption d'un discours néonazi et son rôle dans la diffusion en Belgique des thèses négationnistes.

Ce livre sur le VMO, de 108 pages, est édité par l’asbl anversoise Triskel, spécialisée dans l'édition de livres politico-religieux néopaïens. Cette "maison d’édition" diffuse également l’"oeuvre" de Johan Hildesheim, le pseudonyme utilisé par Wim Verreycken, le père de l’auteur et "patron" de Triskel.

La publication de ce livre sur le VMO prouve une fois de plus que le Vlaams Blok n’est pas et ne sera jamais un parti comme un autre.

Wim HAELSTERMAN
Correspondant permanent en Flandre de RésistanceS.

Source : "RésistanceS", n° 5, hiver 1998, p. 4.

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NOS DOCUMENTS CONTRE LE VLAAMS BLOK
Comme par hasard, ce parti utilise, encore aujourd'hui (le graphique à l'extrême droite, a en effet été publié, en 1996, dans "Antwerps nieuws", le journal du VB d'Anvers) , les mêmes dessins racistes exploités jadis par le groupe néonazi VMO (autocollant du centre) ou un groupuscule néorexiste fidèle à Léon Degrelle (autocollant reproduit ci-dessus à gauche).

 

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