RésistanceS.be 22-01-2011

Entretien de Manuel Abramowicz (RésistanceS.be) avec Jean-Yves Camus (Iris)


Le nouveau Front national est-il arrivé ?


Lors de son dernier congrès, le 16 janvier dernier à Tours, le Front national français a élu son deuxième président depuis sa fondation en 1972. Jean-Marie Le Pen cède sa place à sa propre fille. L’«entreprise frontiste» est ainsi relancée pour plusieurs années, voire plusieurs décennies, puisque Marine Le Pen n’a que 42 ans. Présentée comme redoutable,  bénéficiant d’un charisme certain et plus populaire que son père dans l'opinion publique, elle incarnerait une «nouvelle extrême droite», un «nouveau Front national».
En rupture avec l’histoire du fascisme à la française. Une réalité ou un arbre cachant la forêt des disciples de l’Ordre nouveau toujours en embuscades contre la République ? Spécialiste de l’extrême droite française, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et correspondant de RésistanceS.be en France, le politologue Jean-Yves Camus a répondu à nos questions sur ce sujet.

 

 

Marine Le Pen

Marine Le Pen est une «bête politique» dixit Rachida Dati, ex-ministre sarkozyste, le 20 janvier dernier au Grand Journal de Canal+. La nouvelle présidente du Front national est (trop ?) souvent à la Une des médias – Image : patchwork de RésistanceS.be.

 

Manuel Abramowicz : Marine Le Pen vient d’être élue présidente du Front national. Son style politique est plus adapté à notre époque que celui qui fut cultivé durant près de quarante ans de règne sur ce parti d’extrême droite par son père. Les détracteurs de la nouvelle cheffe du FN la présente comme une «Gianfranco Fini française», du nom du dirigeant du MSI, l'ex-parti néofasciste italien, qui le transforma en 1995 sous la forme d’une formation national-populaire démocrate. Marine Le Pen est-elle réellement celle qui va «démocratiser» le Front national ou est-elle, comme son père, une politicienne anti-système ?

Jean-Yves Camus : La comparaison avec Gianfranco Fini est un non-sens. Lorsque Fini change le MSI néofasciste en Alliance nationale, la vie politique italienne subit un tremblement de terre : l’enquête des juges anticorruption révèle l’étendue des scandales éclaboussant la démocratie chrétienne et celle-ci disparaît purement et simplement.

Première différence notable avec la situation française, où l’UMP sarkozyste est hégémonique à droite. Seconde différence de taille : sans être un disciple de Fini, on doit constater, 15 ans après la mutation, qu’il tient un discours démocratique constant et qu’il est allé bien plus loin que Marine Le Pen dans l’évolution idéologique.

Je crois que la «démocratisation» du Front national français est un concept piégé. Si cela signifie que le parti accepte la démocratie, alors oui, la démocratisation est accomplie car il n’a jamais eu de velléités putschistes et ne souhaite pas abolir la République. Mais il faut savoir de quelle démocratie on parle : le FN veut la démocratie directe, sur le modèle suisse, qui se substituerait à la démocratie représentative. C’est ainsi que le discours «démocratique» rejoint la dimension anti-système puisque le Front national considère la démocratie représentative comme dévoyée par des élites coupées du peuple.

 

Manuel Abramowicz : Le nouveau Front national «mariniste» sera-t-il un parti d’extrême droite sous les oripeaux d’une formation passe-partout ou réellement une nouvelle force politique «national-populiste»

Jean-Yves Camus : J’ai été frappé, au congrès de Tours, par la différence entre la tonalité du discours de Marine Le Pen et celui de son père, prononcé la veille. Jean-Marie Le Pen est apparu égal à lui-même : dénonçant «le mythe de la Résistance», parlant de l’Indochine et de l’Algérie comme de «guerres de décolonisation dans lesquelles les soldats français sont venus protéger les populations civiles», rappelant la mémoire de l’historien négationniste et antisémite François Duprat, cadre fondateur du Front national naissant dans les années 1970. Le discours de Marine Le Pen, lui, marque une inflexion sensible. Tout le monde a noté sa tonalité sociale, l’accent mis sur la défense des couches populaires face aux  «super- riches», à «l’injustice généralisée» et au «règne déchaîné de l’argent», la volonté de réhabiliter la notion d'État interventionniste. Tout le monde a remarqué aussi que l’immigration devenait un thème secondaire, la nouvelle présidente mettant l’accent sur les valeurs républicaines, la laïcité et le refus de la présence de l’islam sur le sol français. L’essayiste Bat Yeor aurait même pu réclamer des droits d’auteur lorsque Marine Le Pen s’est écriée : «L’Europe n’est pas un califat, la France n’est pas un califat». Est-ce pour autant que le Front national a définitivement tourné le dos à l’extrême droite de toujours ?

Si on en juge par l’omniprésence des références à la République, sans doute. Mais que dire de la critique de l’attaque mariniste contre la «repentance névrotique» et plus encore de celle contre «les associations prétendument  ''antiracistes'', qui sont appelées à jouer les procureurs, prérogatives illégitimes qu’elles utilisent abusivement pour imposer une censure politique ou exercer un véritable racket sur les justiciables»? Derrière la dénonciation de la «fracture ethnique» opposant une France fondée sur les «principes chrétiens sécularisés» d’un côté et l’islam de l’autre, Marine Le Pen s’attaque en fait au multiculturalisme en général, assurant que son parti veut «tout pour les citoyens, rien pour les communautés» et promettant qu'il «fera inscrire dans la Constitution : ''La République ne reconnaît aucune communauté''».

Il faut ajouter à cela que Marine Le Pen a déclaré vouloir prendre contact avec Geert Wilders du PVV hollandais et Oskar Freeysinger de l’UDC suisse, deux partis incarnant la nouvelle droite national-populaire. C’est clairement cette ligne politique là qui est susceptible de dédiaboliser le Front national.

 

Marine Le Pen
Autre image, autre style : la nouvelle présidente du Front national français, Marine Le Pen, part à la «conquête du peuple» avec un avantage supplémentaire sur son père : sa côte de popularité dans l'opinion publique est bien plus grande que celle du désormais ex-leader de la «vieille extrême droite». Ici, à gauche, en 1973 lors du journal télévisé – Image : Ina-France.

Manuel Abramowicz : «Immigrée» dans un but électoral dans le Nord-Est sinistrée par la crise économique, Marine Le Pen se présente souvent comme la dirigeante de la «France d’en bas». Son discours est également social, populaire et dénonce les méfaits du système économique. Qu’elle est au juste son programme en la matière : opposé radicalement au «capitalisme mondialisé» et partisan du «capitalisme populaire» ?

Jean-Yves Camus : Pour comprendre son programme, il faut se référer à ce qu’écrivait en 2007 Alain de Benoist (NDLR : le dirigeant-fondateur du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne, le Grece, pivot central de la Nouvelle droite, soit l'extrême droite intellectuelle) dans un journal «nationaliste-révolutionnaire» édité par Christian Bouchet (NDLR : dirigeant départemental du Front national et membre du courant frontiste conduit par Marine Le Pen)  :

«L’alternative à laquelle (le FN) se trouve confronté aujourd’hui de manière aiguë est toujours la même : vouloir encore incarner la ''droite de la droite'' ou se radicaliser dans la défense des couches populaires pour représenter le peuple de France dans sa diversité (…) Il reste au FN à apprendre comment devenir une force de transformation sociale dans laquelle puissent se reconnaître des couches populaires au statut social et professionnel précaire et au capital culturel inexistant, pour ne rien dire de ceux qui ne votent plus».

Marine Le Pen semble en phase avec cette analyse d'Alain de Benoist, enrichie par son expérience de terrain dans le Pas-de-Calais, vieux bastion socialiste et communiste dramatiquement touché par la désindustrialisation et le chômage.

Le FN concentre désormais ses attaques contre «l’argent- roi» et oppose un capitalisme à caractère national, régulé par un État fort qui sert de pilote stratégique à l’économie et l’oppose au capitalisme financier transnational et prédateur. Le FN s’est par ailleurs emparé du thème de la relocalisation des emplois, que le Bloc identitaire avait choisi comme thème d’un colloque le 5 décembre 2010. Mon hypothèse est que la défense du capitalisme localisé et national «parle» à la clientèle électorale des entrepreneurs individuels et des patrons de PME qui continuent à évoluer dans le cadre d’entreprises non dépendantes de la finance mondialisée ou qui sont au contraire hostiles à la manière dont se comportent vis-à-vis d’eux les banques. Un tel type de programme peut également séduire une portion des classes moyennes salariées, appauvries par la crise et en perte de statut social, que choquent les ravages et les excès du capitalisme financier.

 

Manuel Abramowicz : Le parti de Jean-Marie Le Pen, fondé en 1972 par le mouvement néofasciste Ordre nouveau, se composait de plusieurs courants idéologiques d’extrême droite : des néonazis aux nationaux-catholiques, en passant par des cadres de la Nouvelle droite, des nationalistes-révolutionnaires, des solidaristes, des nationaux-libéraux… Les derniers représentants encore présents au FN de ce rassemblement hétéroclite resteront-t-ils unis derrière la nouvelle présidente ?

Jean-Yves Camus : Au congrès de Tours, Bruno Gollnisch (NDLR : pour rappel, le rival électoral de Marine Le Pen) a refusé de quitter le Front national. C’est la preuve qu’il a bien assimilé les leçons de l’échec des scissions de Bruno Mégret (NDLR : fondateur-dirigeant en 1998 du Mouvement national républicain) et Carl Lang (NDLR : leader aujourd'hui du Parti de la France, l'une des dernières dissidences frontistes). Ceux qui, maximalistes, refusent cette stratégie réaliste, vont aller grossir les rangs des groupuscules que sont l’Œuvre française, le Renouveau français, la Nouvelle droite populaire et le Parti de la France. Mais quelle importance ?

En effet, la fonction de rassemblement des groupuscules, qui était fondamentale dans les années 1970 et 1980, est anecdotique aujourd’hui. Ils joueront encore leur rôle d’école de militantisme, que quitteront, après un passage, ceux qui veulent faire de la politique sérieusement. Les courants que tu as cités ont toujours des représentants au Front : Christian Bouchet pour les «NR» (nationalistes-révolutionnaires); David Mascré, Thibault de la Tocnaye et Wallerand de Saint-Just pour les catholiques de tradition ; Laurent Ozon et Philippe Olivier pour les proches de la Nouvelle Droite. Ils ne sont pas tous gollnischiens d’ailleurs : parmi ceux-ci, seul de La Tocnaye l’est. Yvan Benedetti, proche de l’Œuvre française, a été la cheville ouvrière de la campagne de Bruno Gollnisch, mais Thierry Maillard ou Laurent Latruwe, qui viennent aussi de ce mouvement néofasciste, sont aux côtés de Marine Le Pen. Elle sera donc un catalyseur d’individualités, plutôt que de groupes. Ce qui d’ailleurs l’arrange puisque les groupes en question sont des repoussoirs.

 

Manuel Abramowicz : A ce sujet justement et au niveau de l'Après-congrès de Tours, la campagne présidentielle interne a connu des joutes oratoires et écrites violentes. Marine Le Pen fut qualifiée de «sioniste» (une insulte dans le milieu nationaliste) ou de candidate du «système politico-médiatique» par plusieurs partisans de Bruno Gollnisch. Pour finir, c'est l’aile radicale, incarnée par ce dernier, qui a été largement battue. Faut-il s’attendre maintenant à des purges internes visant ces gollnischiens ?

Jean-Yves Camus : Avant la purge, il y aura des départs volontaires, comme ceux de Roger Holeindre et de Farid Smahi (NDLR : deux des plus fidèles compagnons historiques de Jean-Marie Le Pen ayant rejoint le courant de Gollnisch). Là encore, cela évitera à Marine Le Pen de devoir les écarter… Le mouvement de reprise en mains de l’appareil était déjà entamé depuis plusieurs mois, notamment par son secrétaire-général Louis Aliot (NDLR : promu au poste de vice-président du parti quelques jours après le dernier congrès frontiste). Louis Aliot avait beaucoup renouvelé les secrétaires départementaux et régionaux. Pas seulement sur la base du soutien à Gollnisch d’ailleurs : certains étaient à peu près inactifs, raison supplémentaire à leur éviction.

Marine Le Pen a mis en place des instances de direction et des cadres dirigeants qui sont sur sa ligne, sa garde rapprochée, tels Steeve Briois, Bruno Bilde, Louis Aliot..., qui est aux commandes, et des conseillers influents, comme Philippe Olivier ou Philippe Péninque, élaborent sa stratégie sans occuper de poste dans l’organigramme. Quelques jours après le congrès, nous sommes encore en attente de l’éventuelle «purge». Elle n’est pas impossible : Marine Le Pen dispose de nombreux cadres locaux prêts à assurer la relève.

 

Manuel Abramowicz : En dehors du Front national, dans la «galaxie de l’extrême droite», il existe désormais deux autres piliers à vocation électoraliste : celui rassemblant les dissidents frontistes du Parti de la France, du Mouvement national républicain, de la Nouvelle droite populaire (PdF-MNR-NDP), avec le soutien du mouvement racialiste Terre et Peuple ; ce pilier pourrait par ailleurs être rejoint prochainement par des gollnischiens exclus du FN ; puis nous trouvons le pilier animé par le Bloc identitaire (BI). L’extrême droite française restera-t-elle désormais représentée par ces trois pôles concurrents ? Notamment à la présidentielle de 2012 ? Ou, comme dans le passé, le Front gardera le leadership sur l’électorat attiré par l’extrême droite et marginalisera ses adversaires nationalistes et identitaires jusqu’à leur disparition définitive ?

Jean-Yves Camus : Electoralement, seul le Front national compte. Partout en Europe, on constate que la famille politique de l’extrême droite ne laisse pas la place à deux formations concurrentes à vocation électorale. Le pôle PdF-MNR-NDP ne peut dépasser les 2 % qu’il a recueilli aux régionales de 2010, là où il se présentait. Le Bloc identitaire présente un jeune candidat aux présidentielles, Arnaud Gouillon. Il est presque certain qu’il n’obtiendra pas les 500 parrainages d’élus locaux indispensables pour se présenter. Cette candidature gène le FN dans sa propre quête des parrainages. Je pense qu’il y aura discussion de toute manière entre les «marinistes» et le Bloc. Il faut attendre pour cela le résultat des cantonales, en mars prochain, et voir ce que pèseront alors les candidats identitaires.

Force est de constater que, sur le plan des idées, le BI est en train de marquer des points. L’évocation par Marine Le Pen de la «fracture ethnique», du localisme et de l’islam est un exemple. Je rappelle également qu’elle a décrit le FN comme le parti des «éveilleurs». «Éveilleurs de peuples», c’est le titre d’un livre de Dominique Venner (NDLR : ancien dirigeant de l'extrême droite radicale des années 1960, cet historien est resté fidèle à ses orientations idéologiques d'antan). «Éveilleurs de peuples» est aussi un terme omniprésent dans l’œuvre de Jean Mabire qui l’appliquait notamment à deux de ses penseurs préférés, Ernst Jünger et Nicholas Grundtvig (NDLR : feu Jean Mabire, leader de l'extrême droite identitaire régionaliste, milita dans les rangs du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne, le Grece, et ensuite passa à Terre et Peuple, un mouvement racialiste de «résistance identitaire européenne», aujourd'hui associé aux dissidents frontistes regroupés autour de la Nouvelle droite populaire).

 


Jean-Marie et Marine Le Pen, à la tribune du congrès du Front national à Tour, le 16 janvier dernier. Le parti d'extrême droite tournera-t-il désormais le dos à l'ère lepéniste paternelle ?

Manuel Abramowicz : L'un des objectifs stratégiques de Marine Le Pen est la dédiabolisation de son parti dans le paysage politique français. Cette stratégie a notamment pour but de permettre au Front national de sortir enfin de sa ghettoïsation et d'«arriver au pouvoir». Pour cela, il devra trouver des partenaires politiques acceptant de sceller avec lui des accords pré ou post électoraux. Ce qui s'est d'ailleurs déjà produit avec des fractions de la droite libérale et républicaine à l'occasion des élections régionales de 1998. Vu le morcellement de la droite française, les clivages de concurrence de plus en plus importants des sarkozystes avec les centristes – conduits à la fois par les ex-ministres sarkozystes Jean-Louis Borloo (Parti radical) et Hervé Morin (Nouveau centre), ainsi que par François Bayrou (Modem) – et avec les républicains solidaires (menés par l'ancien premier ministre de Jacques Chirac, Dominique de Villepin), l'impopularité croissante de Nicolas Sarkozy et un «électorat partagé», une alliance avec des responsables locaux de l'UMP, pour les prochaines élections cantonales, régionales et municipales, est-elle envisageable ?

Jean-Yves Camus : Si Nicolas Sarkozy remporte la présidentielle de 2012, l'UMP n'aura pas besoin de s'allier avec le FN au plan national. Tout accord lui serait plus dommageable que profitable, en termes d'image internationale et intérieure, et aussi parce que l'appui du Centre est indispensable à la majorité présidentielle. Reste l'hypothèse, envisageable au vu des derniers sondages, où Nicolas Sarkozy perd. Le réflexe naturel d'une partie de la base militante et des élus sera alors de dire que cet échec n'aurait pas eu lieu si l'UMP et le FN s'étaient entendus. C'est alors que, dans les villes, circonscriptions et régions où le Front national est fort, le risque d'alliances, au besoin contre les appareils nationaux comme en 1998, est envisageable.

Surtout, il ne faut pas oublier que Marine Le Pen est née en août 1968. Elle n'aura donc que 49 ans pour la présidentielle de 2017 lors de laquelle Nicolas Sarkozy ne se représentera sans doute plus, puisqu'il a déclaré en novembre 2010 : «Je suis là pour deux mandats, pas plus».

Actuellement, Nicolas Sarkozy exerce un leadership fort sur la droite. Le dirigeant suivant de la droite n'aura peut-être pas la même capacité d'entraînement. Marine Le Pen est donc en lice non seulement pour 2012 mais aussi pour 2017 et elle peut même penser à 2022 ; elle aura alors deux ans de plus seulement que Sarkozy quand il a été élu, jeune, en 2007. Nul ne peut prédire, à ces échéances, quel sera l'état de la droite.

Propos recueillis par Manuel Abramowicz
Rédacteur en chef de RésistanceS.be

 


Note de la rédaction
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© RésistanceS.be – web-journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite – www.resistances.be – info@resistances.be – Article mis en ligne le 22 janvier 2011.

 

 

 

 

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Au sujet de Jean-Yves Camus
Interviewé par RésistanceS.be

Politologue, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) et spécialiste de l’extrême droite française,  il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, d'études supérieures d'histoire contemporaine (Ehess) et de science politique (Université Paris I). Jean-Yves Camus a également dirigé le Centre européen de recherche sur le racisme et l'antisémitisme (Cera). Il est l'auteur de nombreux ouvrages et études sur les mouvements nationalistes, extrémistes, radicaux et subversifs : «Les droites nationales et radicales en France» (avec René Monzat, aux Presses universitaire de Lyon, en 1991), «Le Front national, histoire et analyse» (éditions Olivier Laurens, 1996), «L'extrême droite aujourd'hui» (éditions Milan, 1997), «Les extrémismes en Europe» (ouvrage collectif, sous sa direction et la participation entre autre de Manuel Abramowicz de RésistanceS.be, éditions de l'Aube, 1998), «Extrémismes en France : faut-il en avoir peur ?» (éditions Milan, 2006)...

Jean-Yves Camus est par ailleurs un des correspondants de RésistanceS.be en France.

 

Jean-Yves Camus
© Photo Robin d’Angelo / StreetPress

 



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